Bauhaus-Universität Weimar

492 GLYCOGÈNE. 
nerveux glycoso-formateurs, car ce diabète ne survient pas après la résection des nerfs 
splanchniques. 
Donc actuellement il nous manque la preuve qu’il y a des formes de diabète ame¬ 
nées seulement par des modifications de la fonction du rein. 
Abstraction faite de cela, les recherches de Jacobj, Knopf, Embden et Salomon prou¬ 
vent d’une façon classique que l’intensité de la diurèse, aussi bien dans le diabète par 
phloridzine que dans le diabete pancréatique, n’a dans de très grandes limites aucune 
influence sur la sécrétion du sucre. La sécrétion de l’eau et celle du sucre sont évidem¬ 
ment deux processus différents qui se passent dans diverses régions du rein. On com¬ 
prend donc que le sucre est quand même un diurétique (Lamy et Mayer, B. B., lvii, 
27, 1904). Il exerce peut-être une influence sur le centre hydrurique de la moelle 
allongée. 
Les recherches de Carl Jacobj et Ludwig Knopf contiennent encore beaucoup 
d autres résultats importants. Car, d’apres Knopf, le dérivé ammoniacal de l’asparagine 
augmente fortement la glycosurie dans le diabète par phloridzine, comme cela fut cons¬ 
taté également pour le diabète pancréatique, par G. Embden et H. Salomon, non seulement 
pour ce dérivé, mais dans les dérivés ammoniacaux analogues. D’après F. Jacobj, il y a, 
dans le diabète par phloridzine, également augmentation de glycosurie par la caféine et 
la théobromine, qui sont aussi des dérivés ammoniacaux; mais qui se distinguent dans 
leur structure chimique des acides amidés, employés par Knopf, Embden et Salomon. 
Car caféine et théobromine ne sont pas des acides amidés, mais des dérivés puri- 
niques. Si l’on veut considérer l’augmentation de la glycosurie diabétique amenée par 
les acides amidés comme preuve qu’ils se transforment en sucre, il faudrait consi¬ 
dérer également la théobromine et la caféine comme matières donnant du sucre. Au 
lieu de faire cette supposition aventureuse, il est plus naturel de penser qu’aussi bien 
les acides amidés que les dérivés puriniques agissent sur le foie, parce qu’ils sont des 
dérivés de 1 ammoniaque, et qu’ils mènent indirectement à une formation plus grande 
de sucre. 
Adrénaline, strychnine, curare peuvent aussi être considérés comme des dérivés 
ammoniacaux. Mais il est plus probable que toutes ces bases produisent l’hyperglycémie 
par l’intermédiaire du système nerveux. 
Je sais que ma thèse a un côté faible, car les expériences avec les corps puriniques 
sont faites sur des animaux empoisonnés avec de la phloridzine, auxquels on a, par la 
phloridzine, fourni de grandes quantités de sucre : aussi le corps contient-il toujours du 
glycogène. G. Fichera (in Ziegler's Beitr. z. pathol. Anat., xxxvi, 295, 1904), qui a 
récemment étudié le diabète par phloridzine, dit qu’en rassemblant ses résultats histo¬ 
logiques, il arrive à celte conclusion que, malgré la glycosurie intense, le glycogène n’a 
pas diminué ni disparu dans les organes où on le trouve habituellement : bien au con¬ 
traire, il augmente d’autant plus que l’on injecte des doses de phloridzine toujours 
plus grandes. Il faudrait donc répéter ces essais d’ingestion de dérivés puriniques sur 
des chiens sans glycogène privés de pancréas. G. Embden et H. Salomon étaient bien 
conscients de la nécessité d’une pareille expérience. 
G. Embden, chef du laboratoire chimique de Francfort, s'est convaincu, comme il a bien 
voulu me le dire en réponse à une question que je lui avais adressée, par l’analyse du 
glycogène du corps des chiens privés du pancréas, que le glycogène qui reste ne peut pas 
servir à expliquer l'augmentation de la glycosurie observée après l’introduction des acides 
amidés. C’est justement parce que ces expériences ont été faites pour la première fois 
sur des animaux sans glycogène, que je leur ai attribué une si grande valeur, bien 
qu’il soit désirable de les répéter sur des chiens opérés comme je l’ai dit plus haut 
dans mes recherches sur le diabète pancréatique. 
La théorie du diabète par phloridzine a été élargie par une série de recherches de 
Georges Rosenfeld, qu’il faut étudier avec un intérêt particulier. 
Si l’on laisse, d’après G. Rosenfeld ( Verhandl. d. Congr. f. inn. Med., 1893, 359), jeûner 
5 jours un chien de 3 à 5 kilogrammes, si l’on donne le 6e et le 7e jour journellement 
2 à 3 grammes de phloridzine par kilogramme, quand on introduit en même temps des 
hydrates de carbone dans l’alimentation, et qu’on sacrifie l’animal le 8e jour, on ne trouve 
pas d’infiltration graisseuse du foie. Mais si le 6e ou le 7e jour on donne avec de la phlor-
        

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