Bauhaus-Universität Weimar

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GLYCOGÈNE. 
Langerhans sont en effet différentes des cellules épithéliales du pancréas proprement 
dites. Car des extraits aqueux des îlots de Langerhans n’ont aucun effet diastasique sur 
l’amidon, et le contraire est certainement le cas pour les extraits des cellules pancréa¬ 
tiques. Des expériences sur la glycolyse n’ont pas donné des résultats décisifs. John 
Rennie (C.P., 1905, 729), qui a répété ces expériences, n’a pu produire aucune glycolyse 
avec les extraits des îlots de Langerhans. Mais il pense que, si on les donne aux diabé¬ 
tiques, ils ont quelque chose à faire avec la régulation de la proportion du sucre dans 
le sang. Ce qui est en contradiction avec le fait constaté par W. Sandmeyer et moi, que 
le fait de donner avec les aliments du pancréas brut, augmente étonnamment la 
sécrétion diabétique du sucre. 
Les îlots de Langerhans ne donnent donc pour le moment aucun éclaircissement, et 
je n’insisterai pas sur quelques cas de dégénérescence de ces cellules constatée dans le 
diabète. 
En présence de toutes ces difficultés la théorie la plus satisfaisante est celle qui 
assigne au diabète pancréatique une origine nerveuse. Il est presque certain que le 
diabète survenant après l'extirpation partielle et pouvant durer plusieurs jours, est 
d’origine nerveuse : il est également certain qu’entre cette maladie et le diabète sur¬ 
venant après l’extirpation totale se trouvent tous les passages possibles. Faut-il dans un 
cas accepter une origine nerveuse, et dans un autre cas la repousser, parce que lq. 
maladie est plus intense? 
Chauveau et Kaufmann surtout ont essayé de constater par de multiples expériences 
l’importance du système nerveux pour l’explication du diabète pancréatique. Ils sup¬ 
posent deux espèces de centres nerveux dans le cerveau et dans la moelle épinière qui 
ont des effets antagonistes. Kaufmann remarquait que la résection préalable des nerfs 
du foie n’empêchait pas que le diabète survînt après l’extirpation totale du pancréas. On 
a donc conclu— et E. Hédon (Article « Diabète ». Dictionnaire de Physiologie, iv, 847,1900) 
le dit également — que les nerfs ne peuvent pas être les intermédiaires entre le 
pancréas et le foie. Il faudrait supposer que le pancréas produit par sécrétion interne 
une matière spéciale qu’il verse dans le sang qui circule, ce qui le rend capable d’arrêter 
la formation de sucre du foie. Mais il n’est pas douteux que les expériences de Chauveau 
et Kaufmann sont peu concluantes. 
Dans ces recherches de Kaufmann (C. R., cxxvm, 894), il ne faut pas oublier que 
chaque vaisseau sanguin qui pénètre dans un organe, contient dans sa paroi les plus 
abondants plexus nerveux. Si l’on croit avoir détruit les nerfs du foie, ces plexus 
nerveux restent, qui, dans les parois de l’artère hépatique, de la veine porte, de la veine 
hépatique, des vaisseaux lymphatiques, du canal cholédoque, etc., unissent l’organe au 
reste de l’organisme. Si, après la destruction supposée de nerfs hépatiques, la piqûre 
du sucre ne réussit plus, il faut bien considérer qu’il peut y avoir des fibres nerveuses 
d’un effet glycosurique plus intense, qui ne répondent pas à l’excitation bulbaire, et 
arrivent au foie par une voie inconnue. Quand on voit que la corde du tympan est indu¬ 
bitablement le nerf de sécrétion de la glande sous-maxillaire, et que, d’après R. Hèi- 
denhain, les nerfs de la corde du tympan agissent sur toutes les cellules de la glande sali¬ 
vaire, il ne faut pas en conclure qu’un second système nerveux ne peut pas arriver par 
une autre voie à la même glande et provenir du sympathique cervical pour influencer 
absolument les mêmes cellules, ce qui est complètement établi par les expériences de 
Heidenhain et les recherches microscopiques. 
Mais, même si l’on pouvait réséquer avec certitude tous les nerfs allant au foie, et si, 
après l’extirpation du pancréas, le diabète survenait quand même, cela ne prouverait 
nullement qu’il n’est pas produit par le système nerveux. Car il n’est pas établi que 
d’autres nerfs également, et non pas seulement ceux du foie, ne provoquent pas dans le 
diabète pancréatique la formation de sucre dans les autres organes, par exemple dans 
les muscles, ou qu’ils ne peuvent pas amener une hyperglycémie d’une façon quelconque. 
Une importante découverte de Kaufmann (A. de P., xxvi, 287, 1896) qu’il faut 
prendre en considération, c’est qu’après la résection de la moelle épinière au devant de 
la première vertèbre dorsale, l’extirpation du pancréas ne produit pas le diabète. Si, 
après l’extirpation du pancréas, le foie jette subitement de grandes quantités de sucre 
dans le sang, parce qu’il ne reçoit plus de sucs arrestateurs provenant du pancréas, il
        

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