Bauhaus-Universität Weimar

GLYCOGÈNE. 
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savants à choisir un procédé qui consiste à laisser au duodénum quelques restes de la 
glande cautérisés ou liés, qui doivent ensuite disparaître. On ne doit pas considérer ces 
interventions comme extirpations totales, comme on l’a fait bien souvent, et s’en servir 
pour d’importantes conclusions. 
Yu le grand labeur qui incombe au physiologiste après l’intervention, il faut lui 
donner au point de vue chirurgical la garantie que les prémisses de ses observations et 
de ses recherches sont consciencieusement remplies. Pour être utile aux collègues qui 
voudront faire ces interventions opératoires, ces pages sont écrites sur la demande de 
E. Pflüger. 
Pour les opérations sur le pancréas sont aptes surtout des chiens au-dessous de la 
taille moyenne, d’un poids de 8-10 kilogrammes. Plusieurs auteurs recommandent de 
jeunes animaux, chez qui l’union de la tête du pancréas avec la partie pylorico-duodé- 
nale n’est pas très étroite. L’animal jeûne au moins un jour avant l’opération. 
L’opération est préparée et exécutée de la même façon que pour une laparotomie 
chez l’homme. Nous ne devons pas oublier que la moindre faute qui permettra une 
infection sera complètement pernicieuse ; car, à cause du trouble ultérieur de l’échange 
du sucre, il ne faut pas compter ici sur les moyens naturels de défense et de compen¬ 
sation que possède le corps sain à l’égard des lésions opératoires. 
Le nettoyage de l’animal commence déjà quelques jours avant l’intervention. Il est 
tondu au ventre et à la poitrine aussi ras que possible, et lavé à différentes reprises 
dans l’eau chaude avec beaucoup de savon, pour la dernière fois encore quelques heures 
avant l’opération. Malheureusement on ne peut bien raser la peau que sur un animal 
narcotisé, attaché à la table. Un lavage abondant avec de l’eau chaude stérilisée doit 
faire soigneusement disparaître les poils. 
La préparation de la peau du champ de l’opération, celle des instruments, des fils, 
des compresses, celle de l’opérateur et de ses aides doivent se faire d’après les règles 
générales. Pour les opérations sur les animaux nous nous servons également du voile 
de visage que j’ai recommandé pour protéger la blessure contre les microbes de notre 
nez et de notre bouche. 
La chirurgie moderne attache une grande importance à ce qu’aux manipulations 
des tissus on éloigne tout ce qui peut être nuisible à la faculté vitale des organismes 
cellulaires. On ne se sert pas d’un antiseptique, car, même superficiellement, il est 
caustique. On emploie une solution stérilisée de 0,8 p. 100 de sel ordinaire à la tempé¬ 
rature du corps. Il faut soigneusement éviter l’évaporation et le refroidissement. On 
évite de frotter, de tirailler et surtout de broyer les tissus. Pour l’extirpation du pancréas 
il faut procéder avec un soin particulier, vu le diabète ultérieur de nos animaux. Le 
plus petit résidu de tissus à vitalité amoindrie deviendra du pus abondant et fétide, et 
la combinaison du diabète et de la suppuration avec le grave trouble des fonctions de 
digestion amènerait une fin rapide de l’animal. 11 faut prêter une attention particu¬ 
lière aux ligatures et aux piqûres. On emploie de la soie en fils très fins, bien stéri¬ 
lisés par l’ébullition et non imprégnés d’un antiseptique qui créerait un foyer de 
nécrose. Les petits vaisseaux doivent être tordus pour introduire le moins possible 
de corps étrangers sous forme de ligatures. Il faut aussi veiller à ce qu'il n’y ait pas 
d’hématomes pendant qu’on pratique la rétraction des vaisseaux saignants, et à ce qu’il 
ne se produise pas au moment du réveil, par l’agitation des animaux, d’hémorrhagies 
consécutives, surtout des veines non liées. Ces précautions sont décisives pour le succès 
de ces expériences; elles ne sont possibles que si l’on est assisté des hommes du métier. 
La narcose doit être régulière. Notre narcose par la morphine et l’éther (injection 
de 0,01 à 0,03 de morphine avant l’opération, puis emploi de l’éther goutte à goutte) a 
donné également de bons résultats chez les chiens. 
Toute la technique consiste surtout à éviter la gangrène du duodénum. La tête du 
pancréas est, surtout chez le chien, étroitement liée avec la première partie du 
duodénum. Elle forme souvent une gouttière étroite dans laquelle est logé l’intestin par 
sa concavité. Des prolongements vont des bords de cette gouttière sous la séreuse jusqu’à 
la convexité de l’intestin. L’extirpation totale du pancréas chez le chien sans section de 
l’intestin eût été, chez l’homme, à cause des étroits rapports de ces deux organes, abso¬ 
lument impossible, si le duodénum chez le chien n’avait pas été relativement beaucoup
        

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