Bauhaus-Universität Weimar

GLYCOGÈNE. 
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amené de glycosurie, malgré l’emploi de la narcose. Nous ne doutons cependant pas 
que des lésions qui ont pour effet l’excitation du centre cérébral glycoso-formateur 
peuvent amener une glycosurie. Dans nos 15 cas de lésions, dont 10 étaient graves (par 
exemple fracture de la base du crâne, fracture du bras, fracture du bassin, fracture 
de la cuisse, etc.), nous n’avons pu trouver de glycosurie. 
La narcose, même si elle durait très longtemps, jusqu’à 24 heures 1/2, n’a générale¬ 
ment pas donné lieu à une glycosurie. Nous n’avons qu’à mentionner comme exception 
le cas 8, où l’on s’était servi de cocaïne-eucaïne et d’adrénaline pour anesthésie locale, et 
où l’on constata une sécrétion de 0,3 p. 100 de sucre. Comme il n’y avait pas de sécré¬ 
tion de sucre après l’emploi de cocaïne-eucaïne seulement, et que, d’après les études de 
F. Blum (Deutsch. Arch. f. klin. Med., lxxi, 1901. A. g. P., xc, 617, 1902), de A. C. Crof- 
tan (A. g. P., XC, 285,1902) et de Herter et Wackemann (Americ.Journ.of the med. Science, 
janvier 1903, Ref. in Centralblatt f. innere Med., 1903, 15), une injection d’adrénaline 
produit la glycosurie, il faut dans ce cas rendre responsable, non l’intervention chirur¬ 
gicale (qui était ici très légère : extirpation d’un tatouage, et transplantation de Thiersh), 
mais l’adrénaline. 
Les faits susdits prouvent que, contrairement à l’opinion de Minkowski, les glycosuries 
survenant après lésion ou résection partielle du pancréas doivent avoir leur cause dans les 
fonctions spécifiques de cet organe; car d’analogues interventions chirurgicales, subie par 
différents organes du corps, ne produisent pas de glycosurie. 
Avec cela une autre question très importante trouve sa solution. D’après Enrico Reale 
(X. internat, med. Congr., Berlin, 1890, ii, V, 97; De Renzi et Reale, Berliner klin. 
Wochenschr., 1892,N° 23), l’extirpation des glandes salivaires produit également une gly¬ 
cosurie. 
O. Minkowski (Unters, ù. d. Diabetes mellitus, 57, Leipzig, 1893) a répété chez un chien 
les importantes expériences de Reale. 4 fois Minkowski trouva la glycosurie. Une fois seule¬ 
ment la glycosurie ne se produisit pas après l’extirpation des glandes salivaires. D’après 
Minkowski, la glycosurie apparaît généralement après l’extirpation des glandes sali¬ 
vaires, même si l’extirpation n’est pas complète. Minkowski trouva ainsi une glyco¬ 
surie, bien qu’il n’eût fait qu’à gauche l’extirpation de la parotide, de la sous-maxillaire 
et de la sublinguale. Dans un cas la glycosurie dura même deux jours. 
Voilà comment Minkowski conçoit la glycosurie survenant après l’extirpation des 
glandes salivaires (O. Minkowski Unters, ü. d. Diabetes mellitus. Sonderabdr., 59, 1893) : 
« Il s’agit évidemment d’une de ces glycosuries passagères, comme on en observe 
chez des hommes et chez des animaux après les diverses interventions chirurgicales, et 
qui ne sont guère comparables au long et intense diabète qui survient après l’extirpa¬ 
tion du pancréas. La longue durée de la narcose, la lésion inévitable de nombreux nerfs 
peuvent expliquer le fait que ces glycosuries surviennent assez fréquemment après 
opérations sur ces glandes salivaires. » 
Comme j’ai prouvé, avec mes collaborateurs, que le fait d’une opération chirurgicale ne 
produisait pas de glycosurie, il faut donc conclure que les glandes salivaires delà bouche 
et leurs nerfs ont également une relation spécifique avec les échanges des hydrates de 
carbone. Quelle est la nature de cette relation? Est-elle la même que celle du pancréas 
avec la glycosurie? On ne peut pas le décider au premier abord. 
Il faut encore faire remarquer combien les faits se rattachant à cette question, et 
observés par les différents savants, se contredisent. En 1862, donc avant Reale et 
Minkowski, Fehr (Uber die Exstirpation sämmtl. Speicheldrüsen beim Hunde. Inaug.-Dis- 
sert. Giessen, 1862) a, dans le laboratoire de C. Eckhard, fait l’extirpation de toutes les 
huit glandes salivaires chez le chien. Fehr dit expressément que les recherches du sucre 
et des autres éléments anormaux dans l’urine ont donné des résultats négatifs. Cela ne 
peut s’expliquer que par ce fait que C. Eckhard, qui est lui-même un observateur très 
consciencieux, n’a pas suffisamment surveillé son élève Fehr. Comme Fehr dit que les 
chiens opérés par lui absorbaient plus d’eau, nous voyons donc que la soif de ces chiens 
a été augmentée, ce qui est probablement la conséquence de l’état diabétique. 
H faut enfin citer ici la découverte faite par Falkenberg (Zur Exstirpation der Schild¬ 
drüse. Verhandl. des X. Congr. f. inn. Med., Wiesbaden, 1891, 502) et Külz, à savoir 
que l’extirpation delà glande thyroïde amène, chez des chiens, assez fréquemment, sinon
        

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