Bauhaus-Universität Weimar

GLYCOGÈNE. 
449 
par 1 ébullition avec l’acide sulfurique dilué deviennent réductrices et solubles dans 
l’alcool. Naunyn (A. P. P., m, 85, 1874) dit que dans le sang.de la veine-porte, chez les 
chiens nourris avec des matières amylacées, il y a de la dextrine que la salive trans¬ 
forme en sucre. Pourtant S. J. Philips (Over Maltose en Rare overgehling tôt glycose 
binnen het dierlijk Organismus. Akad. droefschrift. Amsterdam, 1881), après nourriture 
amylacée, a trouvé du maltose dans l’intestin, mais non dans le sang de la veine- 
porte qui ne contenait que du glycose. 
Or, comme nous l’avons vu plus haut, le glycogène est un des éléments du sang, 
en quantité faible, quoique réelle, de sorte que (dans la veine-porte) la présence de 
ces substances qui, par les acides, donnent des corps réducteurs, rend la recherche du 
glycogène plus difficile. 
Ious les sucres solubles, quand ils sont en excès, passent dans l’urine, et il est bien 
probable que, dans certaines conditions, la dextrine soluble est absorbée et passe dans 
le sang de la veine-porte. 
Plus récemment G. Embden (Zeits. f. d. ges. Biochemie, vi, 44, 1904), en faisant passer 
du sang dans un foie dépourvu de glycogène, a vu, après cette circulation artificielle, 
qu il y avait dans le sang des substances préparatoires du sucre, dont on ne peut 
déduire la quantité d’après la teneur du sang en glycogène. Embden dépouillait le foie- 
e S ycogène par 1 intoxication strychnique, amenant des convulsions. Souvent alors, 
après le passage du sang à travers ce foie sans glycogène, on constatait une augmen¬ 
tation dans la teneur du foie en sucre; et il en était de même quand on faisait passer 
dans ce foie du sang chargé de sucre. Cette quantité croît jusqu’à un maximum, et 
demeure constante tant que la circulation du sang y continue. Si l’on fait alors passer 
du sang frais dans le foie, le sucre y augmente, comme précédemment, pour atteindre 
de nouveau un maximum. Mais, si l’on reprend ce même sang pour le faire passer dans 
un loie sans glycogène, alors l’augmentation de sucre n’est plus qu’insignifiante. Il y a 
donc dans le foie des sources de sucre qu’on peut constater en l’absence de tout 
glycogène, de sorte que la question mériterait d’être reprise. 
Transformations chimiques du sucre dans les échanges organiques. — Je 
supposerai d’abord que les phénomènes d’oxydation se passent presque exclusivement 
dans la cellule, et non dans le sang. En effet, les globules rouges, chez les animaux supé¬ 
rieurs, ont perdu leur caractère cellulaire essentiel, et ne consomment que des traces 
d oxygène. Quant aux globules blancs, ils sont en trop faible proportion pour que leur 
oxydation ait quelque importance par rapport à l’échange moléculaire total. En un mot 
la cellule extra-vasculaire est l’officine qui prépare les aliments, et notamment les 
hydrates de carbone, à leur oxydation en CO2 et en eau. Si le sucre n’est pas oxydé, ce 
sont les cellules des tissus qui en sont responsables. Et, si l’on suppose que ce sucre 
doit subir quelque modification avant d’être oxydé, alors on peut répondre que dans le 
sang, à côté du glycogène, il n’y a que du glycose, sans qu’on puisse soupçonner qu’il 
existe des substances intermédiaires et de transition, autrement qu’à l’état de trace. 
Rappelons ici que Claude Bernard [Lee. sur le diabète, 208, 1877) a montré que dans 
le sa,)g ri se fait une lente consommation du sucre. Lépine [C. R., ex, 742, 1890) et 
Lépine et Barral (C. R., ex, 1314 et cxii, 113, 120) l’ont appelée glycolyse du sucre. 
D après ces expérimentateurs, auxquels se rallie Arthüs [B. B., xltii, 1891, 65), il ne 
s agit pas là de micro-organismes, mais d’une enzyme glycolytique, qui est détruite à 
54°. Mais Arthus a montré que cette zymase n’est pas contenue dans le sang vivant 
(B. B., xLin, 1891, 6b). En effet, si l’on traite du sang défibriné par du fluorure de 
sodium à 0.02 et 0.05 p. 100, il n’y a pas de zymase. Or le fluorure de sodium ne détruit 
pas la substance qui consomme le sucre, et à 1 p. 100 le fluorure de sodium arrête 
d apres Arthus [A. d. P., xxiv, 1893, 337), tout développement microbien. Spitzer [A. g. 
P., lx, 1895, 303), travaillant sous la direction de Röhmann, a prouvé qu’il n’y a de glyco- 
Jyse que dans le sang oxygéné. Kraus (Zeitsch. f. klin. Med., xxi, 315, 1892) avait déjà 
montré que du sang additionné de sucre, et dans lequel on fait passer de l’air sans CO2, 
abandonne plus de CO2 qu'il n’en contenait primitivement. Lépine avait pensé que chez 
les diabétiques Je pouvoir de glycolyse du sang a notablement diminué, et il a cherché 
à expliquer ainsi la cause du diabète. Mais Kraus s’est assuré qu’il n’y avait pas, à ce 
point de vue, de différence notable entre le sang normal et le sang diabétique. Toutefois, 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME VII. 
29
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.