Bauhaus-Universität Weimar

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GLYCOGÈNE. 
On comprend que toute subite augmentation dans les échanges va aussitôt amener 
une disposition du glycogène hépatique, sans qu’une alimentation plus abondante 
puisse compenser cette consommation du glycogène. Langendorff (A. P., 1886., Suppl., 
281) admet que, sur 100 grammes du corps, il y a chez les (grenouilles d’hiver 5sr,4 de 
foie. Mais, après un séjour de douze à vingt-huit jours dans un endroit chauffé, les pro¬ 
portions du poids du foie étaient : 
2,8 p. 100 
3,2 p. 100 
3,4 p. 100 
3,1 p. 100 
N° 1 
N° 2 
N° 3 
En moyenne. . . 
On sait, par les recherches],bien connues et très exactes de Hugo Schulz [A. g. P., 
1877, xiv, 78), que chez la grenouille les échanges croissent avec la température à ce 
point qu’à 33° et 35°, ils atteignent le niveau des échanges chez l’homme. Si l’on accepte 
que le foie donne son hydrate de carbone quand l’organisme en a besoin, il n’y a aucune 
difficulté à admettre que, pendant le repos ou le jeûne, le foie satisfait encore, quoique 
avec une intensité moindre, aux besoins du reste du reste du corps en glycogène. 
3° Claude Bernard a déjà montré que le sang artériel est plus riche en sucre que le 
sang veineux. Par conséquent, la consommation des organes en sucre est une consom¬ 
mation qui se poursuit perpétuellement. De même Claude Bernard a montré que la 
teneur du sang en sucre pendant le jeûne, et même pendant un très long jeûne, persiste 
sans modifications. Il s’ensuit qu’il doit y avoir quelque part une source de glycogène 
qui répare perpétuellement les pertes en glycogène que peut faire le sang. Comme les 
grosses veines qui viennent des extrémités contiennent moins de sucre que les artères 
correspondantes, il est évident que ce n’est pas le glycogène des muscles qui peut être 
cette source inconnue que nous cherchons. Il ne reste donc plus que le foie, et, pour 
le démontrer, il me suffira de présenter le tableau de Claude Bernard, p. 397. 
Comme les chiffres se rapportent à 1000 parties de sang, les différences dans les pro¬ 
portions de sucre des diverses variétés de sang sont, en réalité, très faibles. 
Pavy (loc. cit., 1894, 170) tient pour erronées ces affirmations de Bernard. Par une 
étude très minutieuse, il est arrivé à constater que le sang de toutes les parties du (corps 
contient partout à peu près la même quantité de sucre. La moyenne des analyses de 
Pavy nous donne, pour 1000 parties de sang, dans le sang artériel : 0,941 de sucre, et, 
dans le sang veineux : 0,938 de sucre, de sorte que la différence sur 1000 parties 
de sang n’est que de 0,003. 
Comment expliquer ces contradictions? Pavy estime que les chiffres de Bernard sont 
erronés; mais, pour moi, je pense que les chiffres donnés par ces deux observateurs 
sont exacts, quoique au fond ce soit Bernard qui ait raison. 
Certes, les méthodes d’analyse du sucre comportent, pour les expériences de Bernard 
comme pour celles de Pavy, de notables réserves, car ces deux expérimentateurs n’ont 
pas pu prendre toutes les précautions qui n’ont été données que plus lard par Soxhlet; 
mais, en réalité, il ne s’agit pas de l’exactitude absolue des chiffres, puisqu’il n’est 
question que de comparer le sucre du sang artériel et le sucre du sang veineux. Or c’est 
cela qu’ont cherché les deux observateurs; ils ont d’ailleurs travaillé l’un et l’autre dans 
des conditions différentes. 
Pavy a toujours cherché, avec le plus grand soin, à n’expérimenter que sur des ani¬ 
maux qui, après une opération, s’étaient complètement remis, et il leur faisait des sai¬ 
gnées dans un état de tranquillité aussi grande que possible, au risque même de voir 
diminuer la proportion du sang en sucre. On sait, en effet, que les grands mouvements 
de l’animal et les douleurs qu’il éprouve augmentent le sucre du sang, parce que, dans 
ces conditions,le foie déverse beaucoup de sucre dans le sang, et on peut penser que la 
consommation de chaque organe en sucre croît à mesure qu’augmente la proportion 
centésimale du sang en sucre. De même, il faut admettre que les muscles, lorsqu’ils 
sont en repos absolu, consomment moins de sucre que dans leurs contractions. Mering 
(A. P., 1877, 89) se range à l’opinion de Pavy; mais, si l’on prend la moyenne des quatre 
expériences qu'il a faites, on voit que le sérum de l’artère carotide contient plus de 
sucre que celui delà veine jugulaire, encore que la différence soit faible. Jacob Otto
        

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