Bauhaus-Universität Weimar

432 GLYCOGÈNE. 
contraction musculaire qui produit un besoin de l’organisme, permet, en même temps, 
à ce besoin de se satisfaire. 
W. Seitz, dans mon laboratoire, par des recherches qui ne sont pas publiées encore, 
a montré que le foie est comme une étape pour l’évolution des matières azotées, qui 
dans l’inanition, brûlent ainsi que le glycogène. Cela permet de supposer que lorsque 
le foie, par voie réflexe, se décharge de sucre, il se fait en même temps une décharge 
d’albumine, de sorte que la glycosurie est liée à une excrétion d’azote plus abondante. 
Échange des hydrates de carbone entre le foie et le sang. — Le fait établi 
dans nos études précédentes que de grandes quantités de sucre passent du foie dans le 
sang n’est peut-être pas cependant un processus tout à fait normal; et, de fait, un des 
expérimentateurs qui ont le mieux étudié cette question, à savoir Pavy, élève de Claude 
Bernard, conteste qu’à l’état normal le foie abandonne du sucre au sang. C’est là un 
vieux et difficile problème ; on a été amené à le résoudre en comparant la quantité du 
sucre du sang de la veine porte et celle du sang des veines hépatiques; car il est très 
difficile de prendre en même temps des quantités notables de ces deux sortes de sang, 
sans, par cela même, amener un trouble de la circulation et de l’état normal du foie. 
Si l’on élimine ces troubles, alors les différences entre le sucre du sang qui arrive au 
foie et le sucre du sang qui en sort, sont si petites que, par suite de la défectuosité des 
méthodes analytiques, on ne peut pas avoir de certitude suffisante pour en déduire une 
conclusion. Il paraît donc plus sage de prendre la question à un autre point de vue afin 
de la juger. 
1° Il faut d’abord remarquer que, parmi les innombrables substances chimiques qui 
sont les éléments des cellules vivantes, il n’y en a que deux qui se distinguent essen¬ 
tiellement de toutes les autres à un autre point de vue. Ces deux substances sont le gly¬ 
cogène et la graisse. La teneur centésimale des cellules en ces deux substances varie, 
comme il a été montré plus haut, dans de très larges limites; depuis le zéro jusqu’à 
des nombres très élevés. Pour toutes les autres substances constitutives de la cellule, 
la variation de la teneur centésimale, la graisse et le glycogène exceptés, se produit 
dans des limites très faibles, limites que, généralement, la chimie n’est pas en état 
de déterminer. Mais microscopiquement, ces deux substances, graisse et glycogène, 
diffèrent des autres éléments cellulaires. La graisse, si l’on ne tient pas compte de 
quelques traces de graisse dissoute, forme des gouttes plus ou moins grosses dans le 
protoplasma cellulaire, et il est difficile qu’elles soient en un autre état, chimique ou 
physique, dans l’intérieur de la cellule, comme en dehors de la cellule même. En un 
mot, la graisse n’est pas une partie essentielle du protoplasma vivant, mais un aliment 
incorporé dans la cellule vivante, et comme une substance morte. De même le glyco¬ 
gène distribué dans les mailles du protoplasma, quoiqu’il ne se distingue pas aussi bien 
que la graisse des autres parties de la cellule, peut cependant former des masses et des 
fragments qui constituent une substance tout à fait particulière, ne faisant pas partie de 
la constitution même de la cellule. 
C’est par là que la graisse et le glycogène peuvent être considérés comme des réserves. 
Après une alimentation abondante, ils s’accumulent en grandes masses dans le foie, de 
telle sorte qu’ils se distinguent des autres parties par les étonnantes variations absolues 
du poids de cet organe. 
Le chien qui avait jeûné vingt-huit jours, et dont j’ai parlé plus haut, pesait 33kil,6; 
le foie, 507 grammes. Par conséquent, le foie représentait 1,5 p. 100 du poids. Pavy a 
étudié avec détail ces rapports du poids du foie chez le chien. Il nourrissait onze chiens 
avec une nourriture exclusivement animale, et il trouvait, comme poids moyen du foie, 
3,3 p. 100 du poids du corps; le minimum étant de 3, le maximum étant de 4. Il a 
nourri 5 chiens en hydrates de carbone, et il a trouvé pour leur foie : 
N° 
1. . . 
6,9 p. 100 du poids du corps 
N° 
2. . 
6,9 — — 
N* 
3. . . 
4,8 — — 
N° 
4. . . 
9,5 — — 
N ° 
5. . . 
4,0 — — 
Ainsi, après une nourriture riche en hydrates de carbone, le poids du foie était, en
        

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