Bauhaus-Universität Weimar

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GLYCOGÈNE. 
veut avoir le glycogène, il faut faire bouillir le tissu avec de la potasse; or la potasse 
dédouble certains glycosides, mais ne les dédouble pas tous. Quant au glycose, il est 
détruit par l’alcali. L’hélicine est par les acides, les alcalis, l’invertine de la levure et 
l’émulsine des amandes dédoublée en aldéhyde salicylique et glycose (Lippmann, Chemie 
der Zuckerarten, 1893, 239) : le glycoside gaïacol est, par une longue ébullition avec les 
alcalis dilués, dédoublé en gaïacol et glycose (Lippmann, ibid., p. 244). La glycoso-amido- 
guanidine est dédoublée par les acides et les alcalis (Id., ibid., 258). La glycosanilide 
est par l’eau chaude dédoublée en ses éléments constituants; aniline et glycose (Id., 
ibid., 238). 
Comme preuves qu’il y a encore d’autres sources, inconnues jusqu’ici, de sucre, qu’il 
faut prendre en considération, rappelons que, dans plusieurs glycosides, le sucre existe à 
l’état de combinaison instable, et par conséquent dissociable. Il est difficile de le 
prouver, comme pour l’oxygène libre des tissus, parce que la cellule vivante continue 
ses actions chimiques, après que la circulation a cessé. Les choses se passent comme 
pour l’acide nitrique dans le nitrate mercurique; l’acide carbonique dans les bicarbo¬ 
nates; l’oxygène dans l’oxyhémoglobine; une solution de C03Na2 se combine faiblement 
à d’autant plus de GO2 qu’elle est plus concentrée. De même, il y a d’autant plus de 
sucre combiné que la quantité de sucre en dissolution est plus considérable. 
Pour juger la quantité de sucre contenu dans les organismes diabétiques,il faut 
savoir quelle est la teneur des humeurs en sucre. 
D’après Frerichs (Ueber den Diabetes, Berlin, 188 St, 270), la teneur du sang en sucre 
varie chez les diabétiques entre 0,28 et 0,4i- p. 100; d’après Nadnyn, entre 0,12 et 0,4 
p. 100 (Ueber Diabetes Mellitus, Nothnagel’s Pathol, u. Ther., 1898, vii, 149). 
Or cette richesse du sang en sucre doit entraîner une agmentation du sucre dans les 
liquides organiques, et c’est d’ailleurs ce qu’a montré directement l’analyse de ces 
liquides. Quincre (Perl. klin. Woch., 1876, xxxvn) a trouvé 0,14 à 0,24 p. 100 de sucre 
dans le liquide de l’ascite : Foster (Brit. u. foreign, med. chir. Review, 1872, l, 485) 
0,5 p. 100 dans les épanchements de la plèvre; Husband (Obstetr. Transact., vu, 151) 
0,7 p. 100 dans le liquide de l’amnios, alors que l’urine de la mère contenait 3,5 p. 100 
de sucre. Naunyn a trouvé 0,41 p. 100 de sucre dans les épanchements de la plèvre, et, 
dans le liquide de l’ascite, 0,27 et 0,32 p. 100 (loc. cit., 151). Par conséquent la teneur 
des liquides organiques en sucre varie dans les mêmes limites que pour le sang. 
On doit se demander si les cellules des organes se comportent comme les liquides, 
autrement dit s’il se passe des échanges osmotiques entre les cellules et les tissus avec 
tendance à l’équilibre. Comme les cellules musculaires absorbent énergiquement le sucre, 
il s’ensuit que cette substance doit passer facilement dans l’intérieur de la cellule. Si dans 
les muscles l’analyse montre moins de sucre que dans le sang, c’est probablement pour 
la même raison qui fait que dans l’analyse des gaz du muscle on ne rencontre que peu 
d’oxygène. Pendant la vie il y a toujours de l’oxygène dans la cellule musculaire; mais, 
dès que la circulation cesse, aussitôt la cellule musculaire consomme complètement 
l’oxygène libre, si bien qu’on ne peut plus y trouver d’oxygène; et probablement c’est ce 
qui se passe pour le sucre. 
Par conséquent, il est possible que les organes aient à peu près la même quantité de 
sucre que le sang : ce qui nous permettra de calculer combien il y a de sucre au maxi¬ 
mum dans l'organisme d’un diabétique. Un individu de 60 kilogramme, ayant 0,3 p. 100 
de sucre dans son organisme, aura donc au total environ 420 grammes de sucre; et ce 
chiffre énorme sera atteint d’autant plus que les cellules de l’organisme auront davantage 
perdu la capacité de transformer le sucre. D’après les cliniciens les plus autorisés, il est 
des cas de diabète dans lesquels l’organisme ne peut absolument plus oxyder les 
hydrates de carbone, et naturellement dans ces cas ce sont les lois de la diffusion qui 
régissent l’équilibre entre le sucre .du sang et le sucre des organes. Je ne nie point 
qu’une teneur de 0,7 p. 100 en sucre est une exception; mais, chez bien des diabétiques, 
le sucre du sang oscille dans de très larges limites, et spécialement, après une alimen¬ 
tation riche en hydrates de carbone, ce chiffre de 0,7 p. 100 doit être atteint et dépassé. 
Naunyn (loc. cit., 144), d’après des observations personnelles, dit que souvent la glyco¬ 
surie varie de 100 p. 100 sans qu’on puisse en déterminer la cause. Or assurément 
de telles variations dans le sucre de l’urine doivent correspondre à des variations sem-
        

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