Bauhaus-Universität Weimar

GLYCOGÈNE. 
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sacre. Donc Prausnitz n’a pas prouvé que le sucre éliminé ne dérive pas de la provision 
de glycogène contenu dans le corps. Mais elles peuvent volontiers, servir à des consta¬ 
tations statistiques et remis à l’appui d’autres expériences. 
Des recherches doivent être rapportées ici, entreprises sous la direction de Rumbf 
parGRUNOw, Hartogh et O. Schumm (A. P. P.; xlv, 11). 
Le but de la recherche a été de voir le maximum de ce que peut produire la phlorid- 
zine en sucre, chez des animaux ayant un minimum de consommation d’albumine, lies 
animaux expérimentés étaient de gros chiens nourris abondamment par du lard avec 
de petites quantités de jambon et de choux-fleurs. « Le lard était donné en quantité 
suffisante pour répondre aux besoins de l’organisme en calories, d’après les chiffres 
indiqués par Rübner. » Avant l’expérience, des essais préparatoires furent faits pour 
diminuer autant que possible le glycogène de l’animal. On fit tirer des voitures aux gros 
chiens et aux petits ohiens; on les fit courir dans des roues de travail : ce fut avant d’in¬ 
stituer le régime alimentaire spécial, et cela pendant au moins six à huit heures sans 
interruption. Avant le commencement du travail, les chiens n’avaient pas été soumis 
au jeûne. Par conséquent, c’est de leur état de nutrition que dépend la source du travail 
accompli aux dépens soit de l’albumine, soit de la graisse, soit des hydrates de carbone. 
Il n’est donc point certain que par ce procédé on détermine la consommation de gly¬ 
cogène. Le régime alimentaire institué après le travail durait de six à quatorze jours ; 
pendant ce temps, on donnait à l’animal autant de graisse que possible. A la fin de ce 
temps, on leur faisait faire encore un travail de six à huit heures. Gomme sans doute, 
d’après le genre d’alimentation, ce sont tels ou tels aliments qui sont la source du tra¬ 
vail musculaire, il est probable que, dans le cas actuel, pendant cette seconde partie 
de travail, c’est surtout aux dépens de la graisse donnée en quantité abondante que le 
travail musculaire a été produit. Par conséquent, il n’est point certain que la provision 
de glycogène ait été consommée dans ces deux séries de travail musculaire. D’ailleurs 
Hartogh et Schumm font remarquer que, si leur but a été de faire disparaître le glyco¬ 
gène ou de le ramener à un maximum, ils ne peuvent pas décider dans quelles limites 
cela est possible. 
Je vais maintenant analyser la plus remarquable de leurs expériences (Exp. VI). Une 
chienne danoise de 60 kilogrammes, ayant été préparée d’après les indications ci-dessus 
pendant vingt-quatre jours, reçut chaque jour de grandes quantités de phloridzine, et 
élimina 1288,3 grammes de sucre. 
Mais remarquons que nous n’avons aucune donnée sur la teneur en glycogène de ces 
énormes chiens. Nous savons seulement que par rapportau poids les combustions inters¬ 
titielles doivent être beaucoup plus petites que chez les autres chiens de taille moyenne. 
Les conditions pour l’accumulation du glycogène sont donc particulièrement favorables. 
Nous allons maintenant calculer combien un chien de 60 kilos peut contenir au 
maximun de glycogène. 
Schöndorfp a établi qu’un chien peut donner au maximum aux dépens de son glyco¬ 
gène 41 grammes de sucre par kilogramme. 
Le chien de 60 kilogrammes auquel Th. Rumpf a donné le diabète phloridzinique a pu 
éliminer l,288^r,3 de sucre. Or,comme 1 kilogramme d’animal peut produire 41 grammes 
de sucre, on doil admettre que depuis le début de l’expérience le chien pouvait éliminer 
2 460 grammes de sucre ; ce qui dépasse la quantité de sucre réellement éliminée. 
Il est vrai qu’on peut objecter que ces chiffres maxima s’observent rarement chez le 
chien. Assurément. Mais, même si l’on réduit de moitié ce chiffre maximum, on voit qu’on 
peut encore attribuer tout le sucre produit à la transformation du glycogène du corps 
Les faits suivants doivent aussi être pris en considération. 
On sait que le glycogène du foie et des muscles diminue immédiatement après la 
mort, sans qu’on puisse dire exactement de combien il diminue. Cette perte en glycogène, 
qui est soustraite à l’analyse, est tout simplement laissée de côté. De même on ne tient 
pas compte du sucre des organes, parce que la coction avec la potasse détruit le sucre. 
Enfin, plusieurs faits semblent rendre probable l’existence de dextrines dans les organes. 
Or l’extraction avec la potasse détruit la dextrine partiellement, autrement dit l’empêche 
d’être précipitée par l’alcool à 66 p. 100. Gomme l’a montré H. Loeschke dans mon 
laboratoire il y a peu de temps (A. g. P., en, 592, 1904), la filtration des solutions alca-
        

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