Bauhaus-Universität Weimar

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GLYCOGÈNE. 
maximale. Je répondrai que Mering a fait plus d’expériences qu’il ne nous en commu¬ 
nique, et que celles qu’il nous donne sont évidemment superflues et destinées surtout à 
prouver autre chose. Car il dit : « Ces quatre expériences, et de nombreuses aulres 
— comme on peut le penser, — sont concordantes pour prouver, etc. » 
Naturellement, il ne résulte de nos calculs d’autre conclusion, sinon que la preuve 
formelle n’est pas donnée qu’un animal sans hydrates de carbone peut fournir des 
quantités abondantes de sucre, et il n’est pas prouvé que ce processus est impossible. 
Au temps où Mering faisait ses expériences, on ne savait pas encore que beaucoup 
de substances de l’organisme, qui jusqu’alors étaient considérées comme de véritables 
albuminoïdes, contiennent en réalité un hydrate de carbone, étant des glycosides. Alors 
il est plus facile d’admettre que, dans certaines conditions, ces glycosides donnent du 
sucre, que d’attribuer à l’albumine, qui ne contient pas d’hydrates de carbone, le pou¬ 
voir de faire du sucre. Quant aux proportions de ces hydrates de carbone combinés, on 
les ignore. On doit remarquer toutefois que l’opinion de Mering est justifiée, si l’on sup¬ 
pose que ce n’est pas l’albumine proprement dite, mai s les combinaisons glycosiques, 
éthers de l’albumine, qui fournissent, dans le diabète, ces quantités de sucre que l’on 
ne peut suffisamment expliquer par l’hydratation du glycogène existant. 
Prausnitz a repris les expériences de Mering dans deux séries de recherches (Z. B., 
1892, xxix, 168); il a pris deux animaux aussi semblables que possible, et, au lieu de les 
mettre à l’inanition, il les alimentait de la même manière pendant quatre à sept jours 
avec de la viande et du lard. Puis il sacrifiait l’animal de contrôle, et donnait à l’autre 
de la phloridzine en dosant la quantité de sucre éliminé . Mais je ne tiens pas ces expé¬ 
riences pour probantes: car, quand on prend deux animaux, même aussi semblables 
que possible, et quand on les nourrit pendant quatre ou sept jours, comme l’a fait 
Prausnitz, ils peuvent contenir des quantités de glycogè ne très différentes. 
Külz (loc. cit., 1891, 18) a nourri des pigeons abondamment avec de la farine et du 
pain, et il les a sacrifiés lorsqu’ils étaient en pleine dig estion. La teneur du foie en gly¬ 
cogène variait entre 0,91 et 8,89 p. 100. Et cependant, di t-il, les animaux provenaient de 
la même couvée, et ils avaient été pendant 6 jours nourris de la même manière. Par con¬ 
séquent, après six jours d’une alimentation identique, il y a eu dans un cas dix fois plus 
de glycogène que dans l’autre. 
Dans la série I, Prausnitz indique, ce qui aggrave l’erreur, que, des deux animaux 
pesant le même poids et nourris de la même manière pendant sept jours, l’un a dimi¬ 
nué de 23,33 à 22,83 kilogrammes, par conséquent de 50 0 grammes, tandis que l’autre 
a diminué de 23,50 à 2.2,55, par conséquent de 950 grammes. D’où il s’ensuit que, mal¬ 
gré l’identité de l’alimentation, un animal peut diminuer deux fois plus qu’un autre, 
ce qui probablement dépend d’une plus grande activité dans les combustions pour 
l’animal de la seconde expérience. Et il est vraisemblable que cette alimentation insuffi¬ 
sante a fait qu’il a employé davantage de sa provision de glycogène. En tous cas, ces 
différences dans les diminutions du poids prouvent que l’on ne pouvait se servir de l’un 
de ces animaux pour contrôle de l’autre. Or précisément Prausnitz a pris comme témoin 
l’animal que l’on pouvait par avance considérer comme contenant le moins de glycogène. 
Dans sa seconde série d’expériences, Prausnitz a encore pris pour animal témoin 
celui qui avait diminué de poids, et il a fait son expérience sur l’autre animal, celui qui 
avait augmenté de poids. 
Une autre défectuosité des expériences de Prausnitz, c’est que, au lieu de rechercher 
la teneur en glycogène de la totalité des muscles, il s’est contenté de prendre quelques 
échantillons des muscles des membres, du thorax et du tronc. Or les variations de 
chaque muscle en glycogène sont assez grandes pour qu’il soit nécessaire de réunir 
tous les muscles et de faire l’analyse de la masse totale. 
Les expériences de Prausnitz comportentles mêmes observations que celles de Mering. 
Dans la première série, un chien de 23k^,33, après 92 grammes de phloridzine, éli¬ 
mina 286sr,7 de sucre. 35 dérivaient de la phloridzine : il reste donc 251,7 de sucre. Or, 
dans ce chien, on pouvait admettre qu’il existait 889sr,2 de glycogène, par conséquent 
959^r,6 de sucre. Dans l’expérience II, un chien élimina 115,3 de sucre, dont 9,6 peuvent 
être dus à la phloridzine (25,25); ce qui fait 105,7 de sucre. Or ce chien, de 7850 gr. au 
début de l’expérience, pouvait avoir au maximum 29ô&r,4 de glycogène, soit 319sr,8 de
        

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