Bauhaus-Universität Weimar

GLYCOGÈNE. 
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en glycogène du foie et des muscles s’est abaissée, il faut admettre que, dans le cas pré¬ 
sent, un jeune de 20 jours a pareillement fait disparaître le glycogène. Ce qui devient 
tout à fait certain, si l’on considère que pendant ce jeûne de 20 jours l’animal a pu éli¬ 
miner encore 67 grammes de sucre ». 
Mering pense donc qu’un chien qui n’a pas reçu de phloridzine aurait consommé 
tout son glycogène. S’il a reçu de la phloridzine, il consommera non seulement ce même 
glycogène, mais encore tout celui que le diabète lui aura donné. Or, si l’on songe que 
le diabète consiste en un défaut dans l’utilisation des hydrates de carbone par l’orga¬ 
nisme, on doit supposer que dans cette affection la consommation des hydrates de car¬ 
bone est troublée ou complètement entravée. Puisqne la phloridzine produit le diabète, 
peut-être empêche-t-elle la combustion et la destruction des hydrates de carbone. On 
peut donc penser que l’ingestion de phloridzine arrête la désassimilation des hydrates 
de carbone dans l’organisme, si bien que l’on n’a pas le droit d’admettre qu’outre la 
perte de sucre par l’urine il y a une autre perte de sucre due aux oxydations intra¬ 
organiques. Et de plus l’hypothèse de Mering, qu’un chien au 28e jour de jeûne ne 
contient plus d’hydrates de carbone, est, ainsi que je l’ai montré, une opinion absolu¬ 
ment inexacte. Par conséquent, l’affirmation de Mering, qu’un chien sans hydrates de 
carbone peut, après avoir reçu de la phloridzine, produire de grandes quantités de 
sucre, n’a nullement été’établie par son expérience. 
Expérience If'(Expérience LX de Mering). —Elle porte sur un chien de26kil,200. L’ani¬ 
mal a été longtemps nourri avec de la viande; il est soumis à l’inanition pendant 
2 jours; puis, sans qu’il reçoive d’aliment, on lui donne pendant 11 jours de la phlo¬ 
ridzine à dose répétée : et alors il élimine en tout 275 grammes de sucre, dont il faut 
déduire 22sr,9 de sucre, dérivant des 60 grammes de phloridzine ingérée. Par consé¬ 
quent, 252®r,l de sucre ont été éliminés. Or, d’après notre calcul, ce chien pouvait, au 
commencement de l’expérience, avoir 995^r,6 de glycogène ou 1 074^r,2 de sucre dans 
son corps. Et il n’a donné que 250^r,l de sucre! 
Cette expérience doit être jugée comme la précédente, et, quoi qu’en dise Mering, elle 
ne prouve pas qu’un chien sans hydrates de carbone puisse fabriquer du sucre. 
Expérience III (Expérience LXI de Mering, loc. cit., 438 . — Un caniche de 6kil,200, 
après 2 jours de jeûne, reçoit des doses répétées de phloridzine sans être alimenté. 
En 14 jours, il élimine 81 grammes de sucre, dont 6ffr,b de sucre peuvent provenir des 
17* grammes de phloridzine. Ce qui fait 74er,5 de sucre. Or il pouvait contenir, au début 
de l’expérience, 235&'r,6 de glycogène, répondant à 250^r,6 de sucre. 
Expérience IV (Expérience LXII de [Mering, loc. cit., 438). — Un chien de 8kü,o00 éli¬ 
mine, après injection répétée de phloridzine, en 19 jours de jeûne, 115^,7 de sucre. 
Comme Mering n’a pas donné les chiffres indiquant la quantité de phloridzine injectée, 
nous sommes forcés de nous en rapporter à l’expérience I, dans laquelle un chien de 
même poids a été soumis pendant le même temps à l’injection de phloridzine. Admet¬ 
tons donc 9 grammes de sucre dérivant de la phloridzine. Alors si l'on fait la déduction 
de ces 9 grammes, on n’a plus que 106,7 de sucre. Au début de l’expérience, le chien 
pouvait contenir 323 grammes de glycogène, ce qui représente 358gr,5 de sucre. Par 
conséquent le sucre éliminé peut être représenté par la quantité de glycogène contenue 
dans le corps. 
Mering dit aussi (loc. cit., 439) : « Comme ces quatre expériences portent sur des 
animaux qui sont dépourvus d’hydrates de carbone et dont le corps ne contient plus 
que de l’albumine et du sucre, on voit que l’influence de la phloridzine lui a fait rendre 
des quantités notables de sucre, si bien que le sucre de t’urine rendue pendant le jeûne 
ne peut venir que de la viande ou de la graisse. Or, selon moi, le sucre ne dépend pas 
de la transformation de la graisse, mais seulement de celle de l’albumine. » 
Le calcul de Mering est que, lorsque l’albumine se détruit, tout le carbone du résidu 
non azoté, à part une certaine quantité de carbonate d’ammoniaque, sert à former du sucre. 
Un gramme d’azote répondrait donc à 8 grammes de sucre : autrement dit, 1 gramme 
d’urée répondrait à 4 grammes de sucre. 
En faveur de l’opinion de Mering, on peut prétendre que, dans les chiffres qu’il nous 
donne, les quantités de sucre éliminé ne sont représentées par les hydrates de car¬ 
bone de l’organisme, que parce que les hydrates de carbone sont évalués à leur quantité 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME VII. 
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