Bauhaus-Universität Weimar

GLYCOGÈNE. 
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Les solutions aqueuses du glycogène ordinaire, quand il n’est pas tout à fait pur, préci¬ 
pitent par l’alcool en masses et flocons amorphes; mais, quand on a du glycogène d’une 
pureté chimique absolue, alors, comme l’a montré Mme Gatin-Gruzewska, la précipita¬ 
tion de ces solutions par l’alcool a des caractères tout à fait particuliers. On voit se 
former des baguettes et petits corpuscules sphériques avec une surface à contours brillants. 
Mme Gatin-Gruzewska rappelle à ce propos que Bütschli (Untersuchungen über 
Struchturen, 1897) avait déjà observé cette forme caractéristique des précipités qu’on 
produit dans des solutions très diluées de certaines substances colloïdales. Il s’agit, dans 
les expériences de Bütschli, de gouttelettes qui se réunissent de manière à former une 
sorte de réseau filamenteux. 
Parmi les formes de précipités qu’a obtenues Mme Gatin-Gruzewska, il se trouve aussi 
des prismes qui ont tout à fait l’apparence de cristaux, comme j’ai pu m’en assurer 
moi-meme; mais jusqu’à présent il n’a pas été possible de préparer ces cristaux en 
assez grande quantité pour les analyser, de sorte qu’on ne peut encore se prononcer 
sur leur véritable nature. 
Le glycogène peut être soumis à la coction avec de la potasse à 30 p. 100 sans se 
détruire (Pflüger, A. g. P., 1902, xcii, 81) et il est remarquable de voir le glycogène 
attaqué par une solution diluée de potasse (Pflüger, A. g. P., xcm, 77, 1902). Le glyco¬ 
gène est très sensible à l’action des acides : l’acide chlorhydrique le transforme en glycose, 
les conditions les plus favorables sont l’ébullition avec l’acide chlorhydrique à 2 p. 100 
pendant trois heures; on n’obtient alors que 97 p. 100 de la quantité théorique de sucre; 
il faut donc multiplier le chiffre de sucre obtenu par 0,927 pour obtenir le chiffre exact 
du glycogène (Nerking, A. g. P., 1901, lxxxv, 329). 
Si 1 on a traité quelque temps le glycogène par des acides minéraux dilués, on lui a 
fait perdre la propriété de se colorer par l’iode (achrooglycogène) et en même temps la 
solubilité dans l’alcool a notablement augmenté (Christine Tebb, J. P., 1897-1898, xxii, 
423). Ainsi, d’après Christine Tebb, le glycogène est précipité totalement par de l’eau con¬ 
tenant 55 p. 100 d alcool, tandis qu’il faut 90 p. 100 d’alcool pour précipiter complète¬ 
ment l’achrooglycogène ; ces substances dérivant de l’action des acides dilués sur le gly¬ 
cogène précipitent par l’alcool et répondent toujours assez Lien à la formule Cr>H10OJ^. 
Ce sont des dextrines dérivées du glycogène. 
Par 1 action plus prolongée des acides dilués, on obtient des corps qui ne précipitent 
plus par l’alcool : maltose et isomaltose, et, aux dépens de ceux-ci, dextrose. On admet 
que toutes ces transformations sont des phénomènes d’hydrolyse. Par l’action du fer¬ 
ment hépatique ou du ferment du sang le glycogène est pareillement bydrolysé jusqu’à 
son produit final, qui est la dextrose. La diastase du malt, ainsi que le ferment diasta¬ 
sique de la salive ou du suc pancréatique, ne vont que jusqu’à la maltose ou à l’iso- 
maltose, et il ne se produit que peu de dextrose, (Claude Bernard, G. R., 1877, lxxxv, 
519); — Musculus et V. Mering (Z. p. G., 1876, ii, 403); — E. Külz (A. g. P., 1881, xxiv, 
57); — Bial (ibid., 1892, lu, 137); — Seegen (ibid., 1879, xix, 106); — R. A. Young (/. 
P., xxi et xxii, 1899-1898, 401); — Chr. Tebb (ibid., 1897-1898, xxii, 423). 
Le passage du glycogène en dextrine se produit déjà par l’action d’acides très dilués, 
comme 1 acide lactique à 1 p. 100, à l’ébullition et même quand on soumet à l’ébullition 
avec 1 eau simple une solution de glycogène pendant plusieurs semaines (Nerking, A, 
g. P., 1901, Lxxxvni, 1), ce dont on peut se rendre compte en observant que, malgré 
la présence de chlorure de sodium, le glycogène est devenu plus soluble dans l’alcool. 
Mais dans ces conditions la proportion de sucre qu’on obtient par l’inversion ne s’est 
pas modifiée. Le glycogène est, comme l’amidon, changé en dextrine par l’acide citrique; 
mais non inverti, quoique l’acide citrique intervertisse le sucre de canne (Pavy, Physio¬ 
logy of the carbohydrates, 1894, 93; — Nerking, A. g. P., 1901, lxxxv, 327). 
Ces dextrines-glycogènes sont devenues attaquables par la potasse et transformables 
par elle, comme Pavy l’a reconnu le premier iPhysiol, of the carbohydrates, 1894, 51 ; — 
Pflüger, A. g. P., 1902, xcm, 77; — Vintschgau et Dietl, ibid., 1876, xm, 253, et 1878, 
xvii, 154);— Rich. Külz (Z. B., 1886, xxii, 161). 
Le glycogène préparé par la méthode de Brücke-Külz se détruit par la potasse, parce 
que c’est manifestement une dextrine ou parce qu’il contient de la dextrine. 
Les dextrines voisines du sucre réduisent la liqueur de Fehling. Les recherches de 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME VII. 16
        

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