Bauhaus-Universität Weimar

528 
GLYCOGÈNE. 
GLYCOGÈNE'. 
§ I. — DÉCOUVERTE DU GLYCOGÈNE. 
Historique. — La découverte de ce fait que, dans l’organisme des animaux et de 
l’homme, il existe en quantité notable une substance qui a la plus grande ressemblance 
avec l’amidon des plantes, a été pour la physiologie et pour toutes les sciences médicales 
de la plus haute importance. Rien n’est donc plus instructif que de suivre la marche des 
expériences qui ont permis à Claude Bernard d’arriver à cette grande découverte de 
l’amidon animal. 
Après que Tiedemann et Gmelin 2 eurent démontré la présence du sucre dans le sang 
par la méthode de la fermentation (1826), Thomson1 3 confirma cette découverte, et dosa 
le sucre dans le sang des poules, y trouvant de 0,03 à 0,06 p. 100. 
En 1846, Magendie {C. JL, xxm, 1889) prouva que le sang des animaux nourris avec 
des hydrates de carbone contient du sucre. 
En 1848, Claude Bernard, avec Barreswill {C. R., xxvji, 514 : Claude Bernard, Archives 
générales de Médecine, 303) non seulement confirma cette découverte, mais encore établit 
que le foie, quel que soit le genre de l’alimentation, se distingue des autres organes qui 
ne contiennent pas de sucre par sa teneur en sucre, qui est considérable. Ce n’est qu après 
une longue inanition que le foie ne contient plus de sucre (C. R., 1850, xxxi, 5/2.. 
Baumert (Casper’s Wochenschrift, n° 41, 1851) en 1851 a confirmé d’une manière posi¬ 
tive l’existence du sucre hépatique en faisant fermenter ce sucre et en obtenant ainsi des 
quantités notables d’alcool ; et Frerichs a eu le même mérite ( Wagner's H. der Physiologie, 
ni, 831). , , 
Ici se place une nouvelle découverte de Claude Bernard : il montra que c est dans 
le sang des veines hépatiques que se trouve la plus grande quantité de sucre, et qu on 
en rencontre dans ces veines, alors même qu’on n’en peut déceler dans le sang de 
la veine porte (C. R., 1850, xxxi, 573). ^ 
En 1855, Claude Bernard fit une nouvelle grande découverte. Apres avoir coupe la 
moelle épinière au-dessus du rendement brachial et au-dessous de l’origine du nerf 
phrénique, il vit qu’au bout de huit à dix heures le sucre du foie avait complètement dis¬ 
paru (Leçons de physiologie expérimentale, i, 377). Mais si ce foie, privé de sucre, était 
ensuite abandonné à lui-même, pendant quelques heures, on y trouvait alors une abon¬ 
dante quantité de sucre (Ibidem, 375). , 
Claude Bernard explique la disparition du sucre en faisant remarquer qu après la 
section de la moelle la température de l’animal s’abaisse beaucoup. Le foie refroidi 
ne peut plus opérer sa fonction chimique, qui consiste à produire du sucre (.Ibidem 
360). Ce qui confirme cette proposition, c’est que le simple refroidissement de 1 anima 
sans section de la moelle a les mêmes conséquences au point de vue de la teneur du 
foie en .sucre, et qu’on ne peut plus retrouver du sucre dans les animaux refroidis (Ibidem, 
183 184). Les animaux vernis ou recouverts d’huile se comportent comme les animaux 
refroidis, et on ne peut plus alors trouver du sucre dans leur foie {Ibidem, 190). 
Ce qui prouve pleinement que cette explication est exacte, c est qu en rechauirant le 
foie refroidi on peutlui faire aussitôt produirede grandes quantités de sucre (Ibukm, 31S). 
D'où Claude Bernard conclut qu’il doit y avoir dans le foie une substance qu, donne 
naissance au sucre. , ... 
Comme d’ailleurs il montrait que la coction d’un foie privé de sucre determine une 
altération telle qu’il ne peut plus alors, abandonné à lui-même, produire a nouveau du 
sucre, il en conclut que la production du sucre dans le foie sans sucre séparé du corps 
dépend d’une sorte de fermentation. 
1. Voir le sommaire à la fin. - Cet article a été composé pour ce Dictionnaire par ^Profes¬ 
seur E Pflüger. Mais, comme pour diverses causes la publication en a ete retard , . ' 
Payait paraître tel qu’U avait h écrit, en langue allemande, dans un d-âj™» « ” 
Archiv für die gesammte Physiologie : depuis E. Pflüger y a fait de nombreuses ad ions, 
dis changemenfs importants! de sorte que cet article, dont j’ai faitj moi-meme, la traduction, 
diffère notablement de celui qui, il y a un an, a paru dans le journal allemand (Ciî. .). 
2. Tiedemann et Gmelin, Verdauung nach Versuchen, I, 184 (182b). 
3. Thomson, Philosoph. Magazine, xxvi, 189 (1845).
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.