Bauhaus-Universität Weimar

GLOBULINES. 
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empêcher le virage de 10 cc. d’une solution colloïdale d’or en présence de Icc. de 
NaCl à 10 p. 100. L’indice de l’or pour la globuline est 0,02 à 0,05. 
F. Blum fixe de l’iode sur les matières albuminoïdes au moyen d’une solution d’iode 
et d’iodure de potassium ou d’une solution alcoolique d’iode; il obtient après élimina¬ 
tion de l’excès d’iode et d’acide iodhydrique un produit contenant à peu près 4 p. 100 
d’iode ; si l’opération est renouvelée environ 6 fois, on obtient une teneur de 6 à 7 p. 100. 
En présence de bicarbonate de soude, la teneur maxima est obtenue du premier coup. 
De cette manière, la sérum-globuline en contient 8,45 ; la serum-globuline d’un 
liquide de pleurésie 8,99 d’iode; ce sont là de nouvelles caractéristiques du corps. 
Classification des globulines. — On classe le plus généralement les globulines 
suivant leur origine en globulines animales et globulines végétales. 
Les globulines animales présentent elles-mêmes des différences considérables. On 
a ainsi : 
Les globulines du sérum, avec le très grand nombre de corps différents de cette famille 
que l’on a pu déceler. On doit y rattacher les globulines du sang des invertébrés de 
Griffiths. 
Les ovo-globulines de l’œuf avec un certain nombre de substances du même type. 
La cristalline ou globuline du cristallin. 
Enfin d’une part, les myosines, musculines, myo-globulines qui présentent avec les glo¬ 
bulines proprement dites certaines différences, faibles, il est vrai, mais qui permettent 
d’en faire un chapitre spécial (voir Myosine). 
D’autre part, les fibrines peuvent, ainsique l’a montré Arthus, se rattacher d’assez 
près aux globulines. Elles ont déjà fait l’objet d’une étude particulière (voir Fibrine). 
Enfin il existe un certain nombre de globulines moins bien déterminées : telles sont les 
globulines du lait, du corps thyroïde et de l’urine, la globine de Schultz produit du 
dédoublement de l’hémoglobine de cheval (depuis les travaux de Kossel et Lilienfeld, 
elle semble appartenir aux groupes des nuclêo-histones (voir Hémoglobine, Histone). 
Parmi les globulines végétales, la plus importante est Védestine ou globuline cristal¬ 
lisée des graines de chanvre; elle a déjà fait l’objet d’une étude détaillée (voir Édestine). 
Il existe encore dans le règne végétal un certain nombre de globulines mal connues 
que l’on rencontre dans les semences de courge, la noix de Para et dont nous dirons 
plus loin quelques mots. Wroblewsky a enfin montré qu’il existait de la globuline 
dans le plasma de levure. 
Globuline du sérum. — Ce sont peut-être les plus importantes et les mieux con¬ 
nues : mais leur nature et leur nombre sont encore des plus discutables. 
Panum a décrit pour la première fois sous le nom de sérum-caséine une globuline qu’il 
obtenait en traitant le sérum étendu d’eau par de l’acide acétique. Schmidt et Lehmann 
placent le sérum-caséine de Panum dans le groupe des globulines qui venait d’être établi 
par Berzelius. Alexandre Schmidt le désigne alors sous le nom substance fibrinoplastique ; 
Kühne et Eichwald précipitèrent aussi des albuminoïdes particuliers qu’ils considéraient 
l’un et l’autre comme des alcalialbumines, et dont Hammarsten fixa la nature en mon¬ 
trant qu’ils n’étaient formés que par une certaine fraction des globulines du sérum. 
On désigne quelquefois ces différents corps sous le nom de paraglobuline, donné 
par Kühne. Gannal a désigné sous le nom d’hydropisine des substances analogues 
extraits d’épanchements pleuraux, péritonéaux ou péricardiques. Mais il est incontesta¬ 
blement plus logique de réunir sous le nom de sérum-globulines l’ensemble des albumi¬ 
noïdes répondant à la définition que nous avons donnée plus haut et que l’on trouve 
dans le serum et les différents exsudais. Nous verrons plus loin que l’on est loin d’avoir 
affaire à une seule substance. 
Pour la préparation Mikaïloff étend le sérum de 2 à 3 fois son volume d’eau,puis 
il le sature par un excès de sulfate d’ammoniaque cristallisé en très petits cristaux. 
Le précipité qui se forme dans ces conditions renferme la totalité des substances albu¬ 
minoïdes. On lave avec une solution saline de sulfate d’ammoniaque; on redissout dans 
l’eau et on dialyse; quand la liqueur ne contient plus de sels en dissolution, il se fait 
un précipité de globuline. 
Hammarsten étend le sérum de 10 fois son volume d’eau, le sature d’acide carbonique 
ou le neutralise avec de l’acide acétique; puis le liquide est soumis à la dialyse. Dans
        

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