Bauhaus-Universität Weimar

GESTATION. 
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Hémoglobine. — Max Miskerman, qui a employé pour l’appréciation de l’hémoglobine 
la méthode analytique spectrale, a toujours trouvé une diminution de l’hémoglobine. 
Nasse a obtenu les mêmes résultats. Quinquaud a trouvé que pendant la grossesse l’hé¬ 
moglobine subit une diminution constante et progressive. Chez les femmes enceintes 
bien portantes l’hémoglobine ne descend guère au-dessous de 83,54 p. 1 000. 
Pour le même auteur, il y aurait toujours, pendant la grossesse, diminution de l’hémo¬ 
globine, du pouvoir respiratoire du sang et des matériaux solides du sérum. 
Albumine. — Le chiffre normal chez la femme non gravide donné par Becquerel et 
Rodier est de 70,5. Ils n’ont jamais trouvé ce chiffre chez la femme en état de gestation. 
Ils ont trouvé pendant la gestation une moyenne de 66 p. 100. Régnault a trouvé dans 
les premiers mois de la gestation 68,6 et dans les derniers mois 66,4. 
Fibrine. — La fibrine semble diminuer pendant les premiers mois ; mais à partir du 
sixième mois elle augmente, et cette augmentation s’accentue à mesure que l'on se rap¬ 
proche du terme de la grossesse. Au lieu de 3 p. 1 000, chiffre normal donné par Andral 
et Gavarret chez la femme non enceinte, ces auteurs ont constaté en moyenne 2,3 et 
2,9 dans les premiers mois de la gestation, mais dans les derniers mois une moyenne 
de 4,8 de fibrine p. 1000. 
Fer. — Il diminue pendant la gestation pour être de 0,541 au lieu de 1 500, chiffre 
normal : il peut tomber à 0,449. 
Nous retrouverons, à propos des échanges nutritifs pendant la gestation, des travaux 
plus récents sur ces différents points. 
b) Hypertrophie du cœur. — Larcher le premier l’a signalée ; ses recherches ont été 
faites en 1826-1827 à la Maternité. Pendant la grossesse, dit-il, le ventricule droit et les 
oreillettes conservent leur épaisseur normale; le ventricule gauche seul devient plus 
épais, plus ferme et d’un rouge plus vif. 
Les recherches de Ducrest confirmèrent les résultats de Larcher. Blot, employant la 
méthode des pesées, trouva que, chez 20 femmes mortes en couches, la moyenne du 
poids total du cœur était de 291,85, tandis que dans l’état ordinaire, le cœur de la femme 
ne pèse que 220 à 230 grammes. Blot fait remarquer de plus, à l’exemple des auteurs 
qui l’ont précédé dans cette voie, que l’hypertrophie porte généralement sur le ventri¬ 
cule gauche. M- Peter admet l’hypertrophie non seulement du ventricule gauche, mais 
de tout le cœur. 
A l’étranger, les résultats obtenus par Larcher, Ducrest et Blot furent contestés. 
Excepté Spiegelberg, presque tous nièrent l’hypertrophie du ventricule gauche (Bam¬ 
berger, Gerhard, Friedreich, Dusch, Lohlein); ou tout au moins la constance de son 
apparition (Macdonald). Du Castel, chez trois femmes enceintes ayant succombé à 
l’éclampsie puerpérale, a trouvé deux fois le ventricule gauche hypertrophié, une fois 
le cœur normal. Rendu et Letulle pensent que le cœur est fréquemment dilaté pendant la 
grossesse (Porak, thèse d’agrégation, Paris). H. Vaquez et Millet pensent que les modifica¬ 
tions du volume du cœur sont dues à la dilatation cardiaque (1898 .11 semble résulter des 
plus récents travaux et de nos propres constatations que l’hypertrophie du ventricule gauche 
est fréquente pendant la grossesse, mais elle n’est pas constante. On ne sait si chez les 
autres femelles le cœur se dilate ou s’hypertrophie pendant la gestation. (J. Bournay.) 
c) Tension artérielle pendant la grossesse. — Queirel et G. Reynaud, de Marseille, ont 
recherché systématiquement les variations que présente la tension artérielle pendant 
les derniers mois de la grossesse. Il résulte de l’ensemble des cinquante tracés pris par 
ces auteurs: que la tension artérielle, sans modifications notables jusqu’au milieu du 
huitième mois, tend à s’abaisser à partir de cette époque, entraînant ainsi une hypo¬ 
tension plus ou moins marquée à la fin de la gestation. (Tension artérielle et Puerpéra- 
lité, Congrès des Sc. médicales, Paris, 1900.) 
d) Du pouls pendant la grossesse. —Presque tous les accoucheurs admettent que pendant 
la grossesse le pouls augmente de force et de fréquence. Cependant Burdach et'Marty 
ont signalé la lenteur du pouls gravidique, le premier au début, le deuxième à la fin 
de la grossesse. « Le pouls est plus dur, plus développé et souvent plus fréquent qu’à 
l’état normal; il est, dit Bordeü, comme fiévreux. » (Tarnier et Chantreuil.) Les anciens 
reconnaissaient comme cause de cette fréquence l’état pléthorique dans lequel se trouve 
la femme pendant la grossesse.
        

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