Bauhaus-Universität Weimar

GERMINATION. 
118 
rapidement dans les cotylédons, augmente dans les plantules, mais diminue au total. 
La proportion de cellulose diminue dans les cotylédons, augmente beaucoup dans les 
plantules, et par suite dans l’ensemble de la plante. Même remarque pour la vasculose. 
L azote total décroît dans les cotylédons, émigre intégralement dans les plantules au 
début; mais le poids de matières non azotées des plantules augmente plus vite que celui 
des principes azotés, et cette inégalité s’accentue davantage dans la suite. Vazote amidè 
total diminue au fur et à mesure qu’augmente l’azote albuminoïde. 
La matière protéique qui disparaît le plus rapidement est l’albumine (il y en a 2,6 
p. 100 dans l’azote total chez le Haricot). La légumine (qui équivaut à 1/4 de l’azote 
total) diminue rapidement, mais ne disparaît pas complètement; on la trouve encore 
dans la plantule. L azote des matière protéiques insolubles dans l’eau (conglutine de 
Ritthausen) diminue constamment depuis le début de la germination. Puis, quand le poids 
total de la plante commence à se rapprocher de celui de la graine, quand la plante 
commence à prendre de l’azote et de l’acide phosphorique au sol, l’azote insoluble 
éprouve un accroissement notable. Il y a formation d’albuminoïdes nouveaux aux dépens 
de l’azote du sol et surtout des amines solubles. 
Passons maintenant aux matières minérales. Selon Dehérain et Bréal (Ann. agr., ix, 
1883, 58) les plantules absorbent une quantité considérable de matières minérales pen¬ 
dant la germination; la chaux notamment paraît exercer l’action la plus avantageuse; 
quand cet élément est fourni sous forme d’humate, son influence est plus grande que sous 
la forme d’azotate. 
Von Liebenberg (Ak. Wien., 1881) pense que la chaux est indispensable pen¬ 
dant la germination des plantes, telles que le Maïs, le Chanvre, la Luzerne, le Poids, 
la Yesce, etc., alors qu’elle ne l’est point pour le Pavot, la Moutarde blanche. 
Belzung (Journal de Botanique, 1er mars 1893) 'a observé que des sulfates peuvent 
prendre naissance dans des plantules aux dépens du soufre des matières albuminoïdes 
de réserve. Les nitrates des jeunes plantules, loin de s’y développer par oxydation de 
l’azote organique, sont toujours empruntés au milieu ambiant; mais certaines espèces, 
notamment le Cucurbita Pepo, le Triticum sativum, exercent vis-à-vis de ces sels une 
action absorbante très remarquable, alors que d’autres au même âge et dans les mêmes 
conditions de milieu sont, sous ce rapport, indifférentes. 
Selon Andre (C. R., cxxx. 1011), les cotylédons, conformément aux expériences de 
Sachs (1859) et de Schrœder (1868), apparaissent bien comme les réserves de matières 
minérales. La teneur en cendres des cotylédons va sans cesse en diminuant, et, quand le 
poids sec de la plantule atteint celui de la graine intacte, les cendres des cotylédons ne 
représentent plus que les 2/5 de la graine, bien qu’il y ait eu absorption continue de 
silice et de chaux. La silice et la chaux sont en effet absorbées dès le début de la germi¬ 
nation (C. R., cxxix. 1262). Au moment du minimum de matière sèche, la silice est 
cent fois dans la plantule et seize fois dans les cotylédons plus forte que dans les graines; 
au même moment, il y a deux fois plus de chaux dans la plantule et une fois et demie 
dans les cotylédons. L’acide phosphorique et l’azote passent des cotylédons dans la plan¬ 
tule, mais ne varient pas dans l’ensemble. La plante commence à prendre ces deux 
corps au sol en même temps. La potasse est absorbée dès que la fonction chlorophyl¬ 
lienne s’exerce d’une manière efficace, alors que, par conséquent, il y a gain de matière 
organique; c’est la fin de la germination. 
Les modifications chimiques qui viennent d’être indiquées aboutissent à ce fait que, si 
le poids frais des graines augmente pendant la germination, le poids sec au contraire 
diminue. Plus la respiration est intense, plus la perte de poids sec est grande. La chaleur 
donc favorise cette perte; la lumière au contraire la réduit; cette réduction est due 
à 1 influence défavorable des radiations lumineuses sur le dégagement de l’acide carbo¬ 
nique et aussi à la fixation de carbone qui ne tarde pas à se produire. 
3° Production d’énergie. — On comprend que tous les phénomènes qui se passent 
ainsi dans les graines puissent aboutir à la mise en liberté d’une certaine quantité 
d’énergie. 
En effet, nous avons constaté des oxydations intra-cellulaires énergiques, des hydrata^- 
tions et des dédoublements; or toutes ces réactions sont exothermiques, c’est-à-dire 
dégagent de la chaleur.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.