Bauhaus-Universität Weimar

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GERMINATION. 
total n’est jamais égal à la somme des volumes de la graine sèche et de l’eau absorbée. 
Il y a dilatation, puis contraction, chez toutes les graines à téguments minces et qui se 
plissent. Il y a contraction chez les graines à téguments durs, les graines où les tégu¬ 
ments sont adhérents à l’amande, les akènes et les graines blessées. 
La contraction est due à la diminution de volume qui accompagne la combinaison 
chimique des matières de réserve avec l’eau. La dilatation est produite par l’imbibition 
rapide des téguments qui se plissent et s’éloignent de l’amande. 
Le volume total des graines et de l’eau est soumis pendant la durée du gonflement à 
des changements de pression, d’ailleurs assez faibles. 11 y a d’abord augmentation de 
pression, puis diminution avec des graines qui se plissent. Il y a, dès le début, dépres¬ 
sion avec les graines qui ne se plissent pas.' 
Leclerc du Sablon (B. B., 6 avril 1884), Gréhant et Regnârd (B. B., 1889), puis 
Coup in (loc. cit.) se sont préoccupés de cette question de la pression exercée par les 
graines qui se gonflent. Or il ne faut pas confondre la pression du volume total des 
graines et de l’eau avec la compression énergique qui se manifeste au milieu des graines 
entassées et qu’on met à profit par exemple pour désarticuler un crâne. Regnard a bien 
fait observer que ce qui augmente, ce n’est pas la pression intérieure dans le crâne, ou 
le récipient contenant les graines; c’est une simple compression locale qui se produit 
sur les parois. « Supposons, dit-il, que dans une chambre, une barre de fer se trouve 
tendue entre les deux murs. Supposons que cette barre s’échauffe, elle augmente de 
longueur, elle presse sur un point limité des murs; elle pourrait les renverser. Si entre 
un mur et le bout de cette barre on met une ampoule en caoutchouc pleine de mercure, 
la barre pressera sur le mercure et le fera remonter à une grande hauteur. Pourtant, on 
ne pourra pas dire qu’il y ait en augmentation de pression dans la chambre. » Coupin 
a étendu expérimentalement cette comparaison aux graines mêmes. 
Maquenne (Ann. agr., xvn, 5 et C. R., cxxm, 898) a déterminé la pression osmotique 
qui se produit dans les graines germées en employant la méthode cryoscopique de Raoult. 
Il a trouvé que la pression osmotique développée dans les Lupins blancs après dix jours 
de germination était égale à 6at,4; dans les Lentilles, après le même laps de temps à 
7 atmosphères et dans le Pois de Clamart à 9at,8. Ces pressions ne se manifestent plus 
quand on soumet les graines à l’action des antiseptiques, tels que le sublimé, qui enlève 
aux membranes plasmiques et au protoplasma leur caractère de membrane semi- 
perméable. 
Action de la lumière. — La lumière ne paraît pas indispensable à la germination. 
Certains auteurs ont professé l’opinion qu’elle est plutôt nuisible. Boitard a opéré sur 
des graines d’Auricules qu’il a mises dans des terrines recouvertes de cloches dont les 
unes étaient en verre transparent et les autres en verre dépoli ou noirci. Or la germina¬ 
tion a eu lieu au bout de neuf jours sous ces dernières, de douze jours ou de quinze 
jours sous les autres. Mais il y avait probablement des différences de température qui 
intervenaient, et faussaient les résultats. De Saussure, au contraire, a constaté que, sous 
une cloche transparente, la végétation a été beaucoup plus prompte et plus vigoureuse 
que sous une cloche opaque; pour ce savant physiologiste l'obscurité n’est pas indispen¬ 
sable à la germination; si les graines placées à la surface du sol ne germent pas, c’est 
que dans ces conditions l’humidité leur fait défaut. 
Wollny (Forschung auf d. Gebiete der Agrikulturphys., vi, 270) divise les graines en 
trois catégories : 1° celles qui, comme le Gui,ne peuvent se développer qu’à la lumière; 
2° celles qui, tout en germant à l’obscurité, se développent mieux à la lumière, ce qui est 
le cas pour les petites graines pauvres en réserves; 3° celles qui, riches en substances 
de réserve, ou bien se développent mieux à lumière, ou bien sont indifférentes. Mais 
dans aucun cas une graine ne germe mieux à l’obscurité qu’à la lumière. 
Selon le même auteur, les rayons jaunes favorisent la germination; les rayons violets 
la retardent; la lumière produirait un enracinement meilleur et une formation exagérée 
de substances osmogènes; en outre elle se transformerait en chaleur. 
Jonsson (Bot. Centr., lviii, 398) trouve lui aussi que la lumière accélère la germina¬ 
tion et augmente souvent le nombre des graines qui se développent. 
Action de l’oxygène. — L’oxygène est indispensable à l’évolution des graines; il 
est fixé en partie par les tissus, et, à ce titre, c’est un aliment; l’autre partie est éliminée
        

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