Bauhaus-Universität Weimar

FATIGUE. 
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surée de la ligne de descente dès le début de la fatigue est liée au processus de répara¬ 
tion. Si la phase de raccourcissement est liée à la désassimilation du muscle, la phase de 
relâchement est l’expression de l’assimilation et d’une reconstruction moléculaire. C’est 
afin d’obéir aux exigences de la réparation que le muscle fatigué demande un temps 
si long pour se décontracter. 
Que cette réparation dépende de la reconstruction des réserves ou de l’éloignement 
des déchets, l’allongement que présente la phase de relâchement du muscle fatigué 
n’en est pas moins une nécessité biologique. C’est un mécanisme auto-régulateur qui 
assure la réparation. 
Occupons-nous maintenant des phénomènes de réparation. Après un repos de longue 
durée, la hauteur des contractions peut être récupérée intégralement chez la grenouille 
à circulation conservée; il arrive même que la secousse devient plus haute après le repos 
(Rollett). Le plus souvent cependant, elle n’atteint pas la valeur primitive. Après un 
long repos, la réparation porte aussi sur la durée de la secousse; celle-ci redevient nor¬ 
male comme longueur; en même temps elle acquiert de nouveau la propriété de s al¬ 
longer de la même manière sous l’influence d’une nouvelle fatigue. Mais le cas ne se 
présente pas toujours. Il arrive fréquemment qu’après la réparation 1 allongement de la 
secousse est beaucoup moins prononcé qu’auparavant (Rollett). Nous pouvons donc dis¬ 
tinguer plusieurs cas. En premier lieu, le muscle fatigué pour la deuxième fois (après 
réparation) peut se comporter exactement comme le muscle fatigué pour la première 
fois au point de vue de la propriété d’allonger ses secousses, c est-à-dire que le ralentis¬ 
sement croit progressivement avec le nombre de secousses, qu'il affecte la période de relâche¬ 
ment plus que la période de raccourcissement, et que, à une phase très avancée de la fatigue, 
sa croissance subit un arrêt, et que même une décroissance peut s’opérer. Ainsi, pour 1 allon¬ 
gement de la secousse sous l’influence des excitations répétées, le muscle réparé est dans 
certains cas tout à fait comparable au muscle frais. Mais, dans d’autres cas, il peut en 
différer plus ou moins sensiblement. En règle générale, le muscle réparé a perdu la 
propriété d’allonger ses secousses lors des premières excitations; l’allongement ne 
débute que bien plus tard. Ces deux modes de réparation ont été désignés sous le 
nom de réparation adaptée (anpassende Erholung), par Rollett, qui les a décrits pour la 
première fois (1896). Il existe en outre un troisième mode de réparation (réparation 
non adaptée, de Rollett), qui se distingue par un manque complet de régularité dans 
l’allongement de la secousse. 
Ces différences dans la réparation s’observent indépendamment de l’amplitude 
atteinte par le muscle après le repos; elles plaident en faveur de l’opinion que 1 ampli¬ 
tude est loin d’être l’unique facteur de la courbe influencé par la fatigue. Suivant Rol¬ 
let, la figure donnée par Marey [Du mouvement, etc., 238; Trav. du labor., ir, fig. 69; 
La méthode graphique, fig. 264), et reproduite dans plusieurs manuels, comme un des 
plus beaux spécimens de la méthode graphique (fig. 6), a trait incontestablement à 
une expérience de réparation non adaptée; elle représente 88 contractions imbriquées 
verticalement; la forme de la première secousse, sa hauteur réduite, l’écart considé¬ 
rable entre les lignes de descente des premières secousses démontrent nettement ce fait. 
Examinons maintenant les phénomènes relatifs à l’allongement de la secousse, quand 
des séries de 50 contractions sont interrompues par de courts intervalles de repos (Rol¬ 
lett). Si la phase de repos atteint quinze minutes, alors, même après 1200 contractions, 
on n'observe encore aucun effet de fatigue. En diminuant le temps de repos, on arrive à 
obtenir des modifications, mais seulement dans les séries très éloignées. Enfin, avec un 
repos de trois minutes, on obtient des changements de série en série. Il se fait des chan¬ 
gements incessants dans le décours de la secousse, et l’influence de la réparation se 
manifeste par le retour des caractères propres aux séries antérieures. Les intervalles 
d’une demi à une minute ne se distinguent des intervalles de trois minutes que par 
l’apparition plus rapide des changements consécutifs à la fatigue et à la réparation. Ici 
également nous voyons se produire le même fait que dans les expériences précédentes : 
le musole réparé a perdu la propriété d’allonger sa secousse dans la série suivante. C’est 
particulièrement le cas, quand un muscle fortement fatigué est soumis à un nouveau 
travail. Si l’intervalle entre les séries des contractions est de six secondes, alors, après 
300 soulèvements, on n’observe plus de modifications appréciables.
        

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