Bauhaus-Universität Weimar

FULGURATION. 
901 
1° Dans le premier cas, il faut naturellement faire cesser avant tout le contact, parce 
que les brûlures deviendront toujours plus profondes et parce que la mort peut avoir 
lieu par asphyxie lorsque le passage du courant dure au delà d’une minute. Si l'on ne 
peut pas arrêter immédiatement le courant à l’usine, on devrait tâcher de produire un 
court circuit à l’aide d’un corps bon conducteur, que l’on tient au moyen d’un isolant, 
de manière à faire sauter les plombs de sûreté. 
Si l’on n’a rien sous la main, ce qui est souvent le cas, il faudrait cherche^, à mon 
avis, à dégager la victime avec un coup de pied. Un courant qui passe d’une jambe à 
l’autre n’offre aucun danger ni pour le cœur, ni pour le système nerveux, même à de 
hautes tensions, comme nous avons vu plus haut. La personne qui louche la victime 
avec le pied ne ressentira qu’une secousse bien faible, étant donnée la grande résis¬ 
tance des chaussures. Il faut naturellement s’assurer que les fils ne puissent ensuite, en 
se balançant, venir toucher celui qui a donné le coup de pied. 
2° Après la cessation du contact, la victime peut ne pas avoir perdu connaissance ; 
alors elle se rétablit complètement au bout de très peu de temps. 
Lorsqu’il y a perte de connaissance, la respiration peut continuer, ou bien elle peut 
être arrêtée. Dans le premier cas, il faut d’abord assurer le bon fonctionnement de la 
respiration, en tirant la langue hors de la bouche, car la base de la langue peut tom¬ 
ber sur la glotte et l’obstruer. On s’efforcera ensuite de faire revenir la personne à 
elle-même à l’aide des moyens habituels. 
Si la respiration est arrêtée, on pratiquera la respiration artificielle, après avoir 
sorti la langue hors de la bouche, et on cherchera en même temps à activer la circula¬ 
tion. D’après ce que nous avons dit, la respiration artificielle ne sera d’aucun secours 
dans le cas où le cœur est paralysé en trémulations fibrillaires. Elle sera, au con¬ 
traire, utile, mais non indispensable, lorsque le cœur continue à battre; car la respira¬ 
tion spontanée se rétablirait d’elle-même. 
Bibliographie. — 1. Colladon. Mémoire sur les effets de la foudre sur les arbres 
{Mém. de la Soc. de Physique et d’Histoire naturelle à Genève, 1872, xxi). — 2. Sestier. De 
la foudre (Paris, 1866). — 3. Boudin. Histoire médicale de la foudre, etc. (Annales 
d’Hygiène publique et de Médecine légale, 1854-1855). — 4. Vincent. Contribution ci l’his¬ 
toire médicale de la foudre (Paris, 1875). — 5. Boelmann. De la fulguration (Paris, 
1888). — 6. Pélissié. De la mort par la foudre {Thèse de Lyon, 1896). — 7. Mackay. A 
case of lightning stroke {Glascow med. Journ., 1883, 331). — 8. Nothnagel. Zur Lehre 
von den Wirkungen des Blitzes auf den thierischen Körper (A. A. P., lxxx, 327, 18.80). — 
9. Charcot. Accidents nerveux provoqués par la foudre {Leçons du mardi à la Salpêtrière, 
28 mai 1889). — 10. Priestley (J.). Histoire de l'électricité, trad, de l’anglais (Paris, 
1771, m, 315). — 11. Fontana (Felice). Ricerche filosofiche sopra la fisica animale (Flo¬ 
rence, 1775). — 12. Marat. Mémoire sur l’électricité médicale (Paris, 1784). — 13. Troos- 
twyk et Krayenhoff. De l’application de l’électricité à la physique et à la médecine (Ams¬ 
terdam, 1788). — 14. Tourdes. Accident occasionné par la foudre le 13 juillet 1869 au 
pont du Rhin {Gazette méd. de Strasbourg, 1869, 181). — 15. Richardson. On research 
with the large induction coil of the Royal polytechnic institution, with special reference to 
the cause and phenomena of death by lightning {Med. Times and Gazette, 1869, i, 711). — 
16. Dechambre. Fulguration (D. encycl. des Sc. méd., Paris, 1880). — 17. Arsonval (d’). La 
mort par l’électricité dans l’industrie, ses mécanismes physiologiques {C. R., 1887, (1), 978) 
— 18. Prévost et Battelli. La mort par les décharges électriques {Journ. de Physiol, et 
Pathol, génér., 1899, 1085 et 1114). — 19. Hoorweg. Uber die elektrische Nervenerregunng 
(A. g. P., m, 1892, 87). — 20. Cybulski et Zanietowski. Ueber die Anwendung des Conden- 
sators zur Reizung der Nerven u. Muskeln, etc. (A. g. P., lvi, 45, 1894). — 21. Mascart et 
Joubert. Leçons sur l’électricité et le magnétisme (1886, ii, 220). — 22. Prévost et Bat¬ 
telli. Quelques effets des décharges électriques sur le cœur des mammifères {Journ. de Phy¬ 
siol. et de Pathol, générale, 1900, 40). — 23. Brown-Séquard. Influence de l’électro-magné¬ 
tisme et de la foudre sur la durée de la rigidité cadavérique {B. B., 1849, 138). — 
24. Rollett. Versuche u. Beobachtungen am Blute {Sitzungsber. d. k. Akad. d. Wissensch. 
in Wien, xlvi, 92, 1862). — 25. Rollett. Ueber die Wirkung des Entladungsstromes auf 
das Blut {Ibid., xlvii, 356,. 1863). — 26. Rollett. Ueber die successiven Veränderungen 
welche elektrische Schläge an den rothçn Blutkörperchen hervorbringen {Ibid., l, 178, 1864).
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.