Bauhaus-Universität Weimar

FULGURATION. 
887 
d’examiner plutôt l’effet de l’excitation ou de la fatigue que l’action de l’électricité. (Voir 
l’article Fatigue.) r 
Traitement; rappel à la vie des animaux électrocutés. —Le mécanisme de la 
mort par l’action du courant étant variable, les moyens de traitement devront changer 
suivant les cas. 
Lorsque la mort est due à l’inhibition des centres nerveux, on fera la respiration 
artificielle, qui, pratiquée à temps, sera efficace si les troubles nerveux ne sont pas 
trop graves, un réussira, par exemple, à sauver le plus souvent un chien soumis au pas¬ 
sage d’un courant de 4 800 volts (électrodes, bouche et rectum) prolongé pendant une 
ou deux secondes. Mais, si la mort est causée par la paralysie du cœur en trémulations 
fibrillaires définitives, la respiration artificielle ne peut être d’aucune utilité. Dans ce 
cas, il faut rétablir les contractions cardiaques. Nous avons vu que Prévost et Battelli ont 
démontré que les courants à haute tension offrent la propriété de faire cesser les trému¬ 
lations fibrillaires; en les employant, on peut sauver des chiens qui auraient-été perdus 
à cause de la paralysie du cœur. Mais pour que ce moyen réussisse, il faut appliquer le 
courant à haute tension 15 à 20 secondes après l’arrêt du cœur ; si l’on attend plus long¬ 
temps, les ventricules ne reprennent pas leur rythme. 
On peut toutefois rappeler à la vie des chiens dont le cœur est paralysé depuis plu¬ 
sieurs minutes. Pour y parvenir, il faut d’abord pratiquer des compressions rythmiques 
du cœur mis à nu, en entretenant en même temps la respiration artificielle: C’est Schiff 
(51) qui ale premier, en 1874, employé ce procédé dans le but de ranimer les chiens 
dont le cœur avait été paralysé pendant la chloroformisation. Mais, si la méthode de 
Schiff peut servir dans quelques cas de mort par le chloroforme, elle est insuffisante 
lorsque la mort est due au passage d’un courant à basse tension. Lorsqu’on ouvre le 
thorax quelques minutes après la mort chez un chien tué de cette manière, on trouve 
que les ventricules sont immobiles, les oreillettes pouvant battre ou étant déjà arrêtées. 
Si l’on pratique alors les compressions rythmiques du cœur en faisant en même temps la 
respiration artificielle, on constate que les ventricules présentent bientôt des trémula¬ 
tions fibrillaires faibles, qui s’accentuent de plus en plus, tandis que 'les oreillettes battent. 
Ces trémulations sont persistantes ; on peut continuer le massage du cœur pendant une 
heure ou davantage sans que les ventricules reprennent leur rythme. Mais si, au moment 
où les trémulations sont bien énergiques, on applique sur le cœur une forte décharge 
électrique, ou mieux encore, si l’on fait passer un courant alternatif de 240 volts, une 
électrode étant placée sur les ventricules, on obtient le rétablissement du rythme du 
cœur [Battelli (45)]. On suture alors la plaie du thorax, et, si l’on a pris des précau¬ 
tions antiseptiques suffisantes, on peut garder l’animal en vie pendant plusieurs jours. 
Si, après la mort par les courants à basse tension, on attend plus de 15 ou 20 minutes 
avant de procéder aux compressions du cœur, on ne peut plus rétablir les battements 
des ventricules, parce que ceux-ci sont déjà rigides, comme nous l’avons dit plus haut. 
Il n’en est pas de même dans les cas de mort par asphyxie ou par le chloroforme, la 
rigidité des ventricules étant alors généralement plus tardive. Prus (52) a fait un grand 
nombre d’expériences sur des chiens en employant la méthode de Schiff. Cet auteur, 
ne connaissant pas le procédé pour faire cesser les trémulations fibrillaires, ne réussit 
que très rarement à rappeler à la vie les chiens tues par les courants électriques, tandis 
qu’il eut plus de succès dans les cas de mort par asphyxie ou par le chloroforme. 
B. Courant continu. — Les troubles produits par le courant continu sont analogues 
dans leurs grandes lignes à ceux que nous venons d’étudier avec les courants alternatifs. 
Le mécanisme de la mort est le même, comme l’ont montré PREVOST.et Battelli (42). Les 
courants continus à basse tension paralysent le cœur en trémulations fibrillaires, et ne 
sont, par conséquent, mortels que pourles animaux chez lesquels ces trémulations sont 
persistantes. Les courants continus à haute tension tuent tous les animaux par inhibition 
des centres nerveux. 
Les effets sur le cœur et sur le système nerveux peuvent être obtenus aussi bien 
avec les courants fournis par des dynamos qu’avec ceux provenant des piles à faible résis¬ 
tance interne (éléments de Bunsen, accumulateurs, etc.). L’opinion de d’Arsonval (l. c.), 
d’après laquelle les courants continus ne sont dangereux que par l’extra-courant de 
rupture, ne saurait donc être admise.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.