Bauhaus-Universität Weimar

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FULGURATION. 
trouve pas de lésions constantes; les cellules nerveuses ne présentent aucun change 
ment appréciable à l’examen microscopique; elles doivent donc subir des changements 
moléculaires qui suspendent leur fonction. 
Oliver et Bolam (39), en expérimentant sur des chiens et des lapins, sont arrivés à 
des conclusions analogues à celles de Tatum. Un courant alternatif de 200 volts arrête 
immédiatement le cœur, tandis que la respiration continue, fait que l’on constate bien 
dans les tracés publiés par ces auteurs. 
Corrado (40) a -soumis des chiens à l’action de courants continus à haute tension 
(au-dessus de 1 000 volts) et il a constaté que, même avec des contacts de très courte 
durée, ces animaux succombent immédiatement. La respiration et le cœur sont para¬ 
lysés dès le premier instant. Corrado n’insiste pas sur le mécanisme de la mort. 
Prévost et Battelli (41 et 42) trouvent que les courants à basse tension produisent 
1 apparition des trémulations fibrillaires du cœur, phénomène qui n’a plus lieu lors¬ 
qu on emploie des courants à haute tension. Les courants à haute tension inhibent, par 
contre, les centres nerveux. Ces auteurs ont ainsi expliqué la cause des différences 
entre les résultats obtenus par les expérimentateurs précédents. Au moyen de plusieurs 
centaines d expériences faites chez diverses espèces animales, Prévost et Battelli déter¬ 
minent le mécanisme de la mort par les courants électriques et précisent les conditions 
expérimentales. 
Cunningham (43) constate aussi que la mort chez le chien est due à l'apparition des 
trémulations fibrillaires du cœur. 11 trouve que les trémulations sont également pro¬ 
duites par des courants à haute tension, mais les courants à haute tension dont s’est 
servi Cunningham ne pouvaient fournir qu’une faible intensité; ce n’étaient donc pas des 
courants industriels, 
Jellineck a publié récemment une nombreuse série de travaux, qui sont souvent la 
répétition l’un de l’autre (44). Il n’y a dans ces travaux presque aucun fait nouveau, et 
Jellineck paraît ignorer la plus grande partie des résultats auxquels sont arrivés les 
auteurs qui l’ont précédé dans cette voie. 
Arloing (54) a fait quelques expériences sur les chevaux et il conclut que l’opinion 
courante, d’après laquelle ces animaux sont très sensibles à l’action du courant, est 
exagérée. 
A. Courant alternatif. — Je ne parlerai que de l’action des courants alternatifs indus¬ 
triels qui peuvent donner un débit considérable, de sorte que l’animal est traversé 
par un courant ayant une intensité (en ampères) égale au potentiel (en volts) divisé 
par la résistance électrique du corps (en ohms). On aurait des résultats bien différents 
si le courant ne pouvait fournir qu’un débit peu élevé, de quelques milliampères 
par exemple. 
J’ajoute que, lorsque je dis courant alternatif tout court, j’entends parler d’un cou¬ 
rant alternatif possédant une fréquence de 50 périodes environ. Je reviendrai plus loin 
sur l’influence du nombre des périodes. 
Mécanisme de la mort. — Nous avons vu dans l’historique que les avis étaient 
partagés sur la cause de la mort dans l’électrocution. Pour les uns, d’ARSONVAL, Biraud, 
Kratter, la mort était due à une inhibition des centres nerveux, et surtout du centre res¬ 
piratoire; l’animal mourait asphyxié. Pour les autres, Tatum, Oliver et Bolam, la mort 
était produite par une paralysie du cœur, le système nerveux perdant ses fonctions à la 
suite de l’arrêt de la circulation. 
Les expériences de Prévost et Battelli ont montré que les courants électriques peu¬ 
vent tuer, soit par le premier mécanisme (inhibition des centres nerveux), soit par le 
second (arrêt du cœur), suivant les conditions expérimentales dans lesquelles on se place. 
D’une manière générale, les courants à haute tension produisent la mort par un méca¬ 
nisme tout autre que les courants à basse tension. 
Les courants à haute tension (courant alternatif de 1200 volLs et au-dessus, une élec¬ 
trode étant placée sur la tête, l’autre sur les jambes, avec bons contacts) tuent par inhi¬ 
bition des centres nerveux. Tous les animaux sont tués d’une manière semblable par ce 
courant à haute tension, et la mort a lieu par l’arrêt de la respiration. Le cœur continue 
à battre avec énergie et ne s’arrête qu’à la suite de l’asphyxie. Les courants à basse
        

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