Bauhaus-Universität Weimar

FATIGUE. 
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inédite?, J. Ioteyko put obtenir la contraction idio-musculaire sur un muscle fatigué 
>en employant les irritants chimiques (sel marin et acides faibles). 
Ainsi donc, la fatigue (comme l’anémie) exerce surtout une action dromotrope sur Je 
muscle. Plus tard apparaît l’action inotropeet bathmotrope. 
Il est difficile de savoir si cette paralysie qui atteint l’élément terminai respecte 
le tronc nerveux. Les expériences rapportées dans le chapitre précédent permettent 
cependant la conclusion que le tronc nerveux ne participe pas à la fatigue périphérique. 
En tout cas l’étude de la fatigue des terminaisons nerveuses nous dévoile quelques faits 
d’une physiologie du muscle toute nouvelle. Nous croyons, en effet, avec Herzen, que la 
physiologie du muscle basée sur la curarisation n'était que la physiologie des termi¬ 
naisons nerveuses motrices. Celle du muscle est toute à faire. 
Ce serait sortir du cadre de notre sujet que de chercher des preuves de l’inexcita¬ 
bilité faradique de l’élément musculaire dans les phénomènes qui caractérisent la 
réaction de dégénérescence d’ERB (DR). Nous nous contenterons de la signaler. Il con¬ 
vient aussi de mentionner que la présence de la contraction idio-musculaire a été con¬ 
statée chez des personnes affaiblies par une longue course, et, en général, après de grandes 
fatigues physiques, par conséquent, quand les terminaisons nerveuses intra-musculaires 
étaient en partie paralysées. Ainsi Philippe Tissié a pu provoquer par un choc léger 
une saillie idio-musculaire très prononcée aux cuisses chez des coureurs professionnels 
au moment où ils revenaient de la piste. En pathologie, on l’observe dans tous les états 
de dépression, et notamment chez les épileptiques à la suite des crises, dans la para¬ 
lysie générale, d’atrophies musculaires. Elle est considérée comme une réaction de 
débilité. 
A la lumière des travaux de Schiff, beaucoup de faits inexpliqués jusqu’à présent 
deviennent intelligibles. Ainsi, tous les phénomènes qui caractérisent la contraction 
ionique de Wundt [Dauercontraction) s’appliquent bien à la contraction idio-musculaire; 
mais les auteurs n’avaient pas indiqué cette analogie. 
Ainsi Biedermann montre dans son Électro-physiologie que l’effet de la fatigue est 
d’anéantir tout d’abord la secousse de clôture du courant continu, et que la contraction 
tonique qui suit la clôture ne disparaît que plus tard. L’accord qui existe entre les 
observations de Biedermann et celles de J. Ioteyko est donc complet, et il n’y a qu’à 
remplacer le nom de « contraction tonique » par celui de « contraction idio-muscu¬ 
laire ». Schenck (Untersuchungen über die Natur einiger Dauercontractioncn des Muskels 
A. g. P., 1895, lxi, 498-535) ne partage pas tout à fait l’opinion de Biedermann; mais, en 
revanche, il reconnaît à la contraction tonique d’autres propriétés, et ce sont précisément 
celles qui caractérisent la contraction idio-musculaire (quoique ce nom n’ait pas été 
prononcé par Schenck). En premier lieu, cet auteur a confirmé les résultats de Kühne et 
de Bernstein, qui avaient vu la contraction tonique de Wundt se produire sous l’influence 
des vapeurs d’ammoniaque sur un muscle fatigué (excitation chimique). Eu second lieu, 
il a montré que la curarisation ne change rien aux phénomènes: la contraction tonique 
apparaît dans un muscle curarisé, tout aussi bien que dans un muscle non curarisé. 
Troisièmement, elle ne possède aucun caractère tétanique. La force de raccourcisse¬ 
ment développée dans la contraction tonique est bien inférieure à celle qui est mise en 
Jeu dans le tétanos; ce qui signifie que, à des temps égaux, la première de ces contrac¬ 
tions s'accompagne de transformations énergétiques moins considérables que la seconde. 
■La contraction tonique se distingue, en outre, par l’absence d’onde musculaire, ou 
plutôt par l’absence de sa propagation. Pour qu’un notable raccourcissement se produise, 
fait justement remarquer Schenck, il faut qu’un grand nombre d’éléments contractiles 
entrent en mouvement simultanément. Ainsi la force restreinte de raccourcissement de 
la contraction tonique s’explique par l’absence de la propagation de l’onde musculaire- 
Ces faits confirment en tous points les résultats précédemment acquis par Schiff rela¬ 
tivement à la contraction idio-musculaire. Bien plus, Schenck est tellement frappé par 
Ja différence qui existe entre la force de la contraction tétanique et la force de la con¬ 
traction tonique, qu’il n’est pas éloigné d’admettre dans le muscle l’existence de deux 
espèces d’éléments contractiles. Il écarte l’hypothèse de la présence dans la muscle 
strié ordinaire de fibres rouges et de fibres pâles; car il serait difficile d’expliquer 
pourquoi l’ammoniaque, la vératrine, le courant continu agiraient toujours sur l’un de
        

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