Bauhaus-Universität Weimar

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FONGINE. 
Sommaire de l’article «Foie». — §. Fonctions en général, 634. — § II. Historique, 633.— § III. Ré¬ 
sumé anatomique. Évolution phylogénique et ontogénique, 637. —§IV. Poids, 639. — § V. Com¬ 
position chimique, 648. — Bibliographie des § I à V, 657. — § YI. Température, 659. — § VII. 
Toxicité du foie, opothérapie hépatique, 661. — § VIII. Innervation, 665. — Bibliographie, 
672. — § IX. Action du foie sur les matières albuminoïdes,' 672.— § X. Fonctions adipogène et 
adipolytique, 675. — Bibliographie des fonctions chimiques, 682. — § XI. Formation (Je l’urée, 
687. — Bibliographie, 709. —§ XII. Ligature de la veine porte, de l’artère hépatique, du canal 
cholédoque. Ablation du foie, 711. — Bibliographie, 716. — § XIII. Fonction biliaire (voy. 
Bile). — § XIV. Fonction glycogénique (voy. Glycogène). — § XV. Fonction hématopoïétique 
(voy. Sang-. — § XVI. Fonction ferratique (voy. Fer). — § XVII. Régénération. Cicatrisation. 
Extirpations partielles, 718. — Bibliographie, 729. — § XIX. Action protectrice, 731. — 
Bibliographie, 740. — § XX. Physiologie pathologique et pathologie générale, 741. — § XXL 
Circulation hépatique, 746. — § XXII. Résorption et absorption dans le foie, 763. — § XXIII. 
Physiologie comparée, 768.— I. Introduction. Notions préliminaires, 768. — II. Fonction pig¬ 
mentaire, 775.—III. Fonction martiale, 784. — IV. Fonction adipo-hépatiquc, 794. — V. Fonction 
digestive. Hépato-pancréas, 802.— VI. Fonction d’absorption alimentaire, 806. — VIL Fonc¬ 
tions diverses, 807. — VIII. Fonctions du foie en général, 808. — Bibliographie, 811. 
FONGINE. — Braconnot a désigné sous ce nom la substance qui reste comme 
résida lorsqu’on exprime les champignons et qu’on les traite successivement par l’eau, 
l’alcool et les alcalis étendus. L’analyse immédiate des champignons a, en effet, donné à 
Braconnot d’abord, puis à Vauquelin et à Schrader, un certain nombre de substances 
parmi lesquelles des sucres, des graisses, des albumines, des matières extractives et 
enfin la fongine.La proportion de cette substance aurait été pour quelques champignons, 
d’après ces auteurs. 
Boletus juglandis (Braconnot). 7,6 p. 100 
Boletus laricis [Bücholz). . . . 30,6 — 
Helvetia mitra (Schrader). . . 39,6 — 
La fongine est décrite comme une substanceblancheoublanc jaunâtre, fibreuse, molle, 
alors qu’elle est humide, peu élastique, d’une saveur fade. C’est une matière azotée brû¬ 
lant à l’air, se transformant par ébullition avec l’acide chlorhydrique en matière géla¬ 
tineuse soluble et précipitable parles alcalis. La potasse concentrée, au contraire, dissout 
lentement la fongine en la transformant en une masse savonneuse qui précipite par les 
acides. 
Brandes obtint une substance analogue en broyant lestremelles, comprimantla masse 
dans du papier, épuisant le produit par l’alcool, l’éther, les acides étendus, les alcalis, 
lavant et séchant le résidu. C'est alors une pellicule translucide qui se gonfle au contact 
de l’eau en se transformant en gelée ; les cendres renferment beaucoup de phosphate de 
chaux. Frémy admit que le résidu insoluble renfermant de l’azote était un composé 
spécial qu’il appelle métacellulose-et qui fut désigné plus tard par De Bary sous le nom 
de Pilzcellulose (cellulose des champignons) et par Tscbirsch sous le nom de mycine. 
D’autre part, d’après Richter, la membrane cellulaire des champignons renfermerait de 
la cellulose. 
Gilson, qui avait obtenu par analyse microchimique dans la membrane cellulaire 
végétale des formes cristallines attribuables à l’amidon, n’avait pu néanmoins les 
retrouver dans celle des champignons Mucor vulgaris, Thammudium vulgare, Agaricus 
campestris, et cela en employant la méthode que Schultze avait proposée et employée 
pour préparer la cellulose qui entre dans la constitution de la membrane végétale. Il 
a donc tenté de rechercher la nature même du squelette cellulaire des champignons, de 
la fongine de Braconnot. Gilson traite les champignons (Agaricus campestris, Manila mus- 
caria,Polyporus officinalis et P.fumosus; Rumela, Boletus, Claviceps purpurea, etc.) débités 
en morceaux par la soude caustique diluée, par l’acide sulfurique dilué à l’ébullition, 
par l’alcool et enfin par l’éther. 
La fongine ainsi préparée est un produit blanc devenant dur, compact et à aspect 
corné par dessiccation. Cette fongine répond à peu près à la composition de la chitine, 
dont elle possède d’ailleurs les propriétés : insolubilité dans tous les dissolvants, sauf 
dans les acides concentrés ; par l’acide chlorhydrique concentré et chaud, elle donne, 
comme la chitine, du chlorhydrate de glucosamine. Chauffée à 18° en présence de 
potasse, elle donne de la mycosine.
        

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