Bauhaus-Universität Weimar

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FOIE. 
chez les batraciens, chez les serpents, chez les oiseaux. — Chez les mammifères eux- 
mêmes, au milieu de toutes les influences qui agissent sur l’adipogénie hépatique, on 
peut reconnaître l’influence de l’activité de la reproduction. Le foie se charge de graisse 
chez la femelle pendant la gestation, pendant l’allaitement; chez le mâle, pendant la 
période que précède la spermatogénèse; chez le fœtus, pendant la vie intra-utérine. 
V. — Fonction digestive du foie. Hépato-pancréas. 
61. Fonction pancréatique du foie des Invertébrés. — 62. Échinodermes. — 63. Vers. — 64. Mol¬ 
lusques. — A. Diastase amylolitique du foie. — B. Ferments digestifs des sucres. Sucrase. 
Maltase. — C. Diastase cellulosique. Cytase. — D. Diastases protéolytiques. — E. Diastase de 
graisses. Lipase. — 65. Arthropodes. — A. Crustacés. — B. Arachnides et myriapodes. 
61. Fonction pancréatique du foie des Invertébrés. — On a dit (voir n° 6) que 
le foie des Invertébrés représentait l’ensemble des annexes de l’intestin moyen. Il équi¬ 
vaut, par conséquent, au foie et au pancréas des Vertébrés. Au point de vue morphogé¬ 
nique, c’est, un hépato-pancréas. — C’est aussi un hépato-pancréas au point de vue phy¬ 
siologique; c’est-à-dire qu’il cumule les fonctions du foie proprement dit avec celles du 
pancréas. Celles-ci sont les fonctions digestives essentielles : elles consistent dans la pro¬ 
duction des diastases ou ferments qui digèrent les matières protéiques, les matières 
amylacées, les sucres et les graisses : ferments protéolytiques (trypsine rendue active 
par l’entéro-kinase), ferments amylolytiques (amylase), ferments saccharolytiques (inver- 
tine ou sucrase, maltase), ferments adipolytiques (lipase). 
On a retrouvé précisément ces ferments, et d’autres, voisins de ceux-là (cytase),dans 
la sécrétion hépatique des Invertébrés, et dans le tissu hépatique lui-même. 
Chez les Vertébrés la séparation des fonctions hépatiques proprement dites et des 
fonctions digestives est faite à peu près complètement : les unes appartiennent au foie, 
les autres au pancréas. Nous disons à peu près, et seulement à peu près, pour deux 
raisons : parce que la bile intervient encore un peu, mais seulement d’une manière 
accessoire, dans la digestion des graisses chez les Vertébrés supérieurs, et parce que le 
pancréas devient moins, distinct chez les Vertébrés inférieurs. 
Cette différenciation n’est pas du tout faite chez les invertébrés. C’est à peine si, chez 
les céphalopodes, on distingue, depuis Vigelius (1881 ) des glandes acino-tubuleuses, tan¬ 
tôt incluses dans le parenchyme hépatique, et s’en distinguant pourtant, tantôt dévelop¬ 
pées dans l’épaisseur des conduits hépatiques, et représentant le premier degré de la 
différenciation pancréatique (lobules pancréatiques, pseudo-pancréas). Ailleurs cette dis¬ 
tinction s’efface, et l’organe hépatique absorbe l’organe pancréatique. 
L’examen des différents groupes d’invertébrés fournit la justification de cette manièi’e 
de voir. 
62. Échinodermes. — On a vu que dans plusieurs classes d’Échinodermes on distin¬ 
guait des organes représentant le foie. 
Chez les Astéries on a assimilé à un foie les cæcums tubulaires qui sont appendus aux 
prolongements de l’intestin moyen dans la cavité des bras. Ces cæcums contiennent une 
liqueur jaunâtre. Ils sont considérés comme des organes de sécrétion (fo^e) et aussi 
d’absorption (Milne Edwards, 1879). Ils auraient aussi la signification d un paheréas; car 
on y a trouvé une diastase (trypsine) capable de digérer les substances protéiques 
(Griffiths, 1892; Chapeaux, 1893; Stone, 1897). Cependant ce ferment ne serait pas borné 
aux prolongements cæcaux; on le trouverait encore ailleurs — et d autre part Krukenberg 
prétend que ces cæcums se sont montrés incapables de digérer de la fibrine colorée (1882). 
— Enfin, CL Cohnheim (1901) y aurait trouvé une diastase sacchariflante, et un ferment 
inversif. On ne voit pas bien le rôle digestif de ces deux ferments chez des animaux à 
alimentation purement carnivore. Aussi O. Cohnheim attribue-t-il à la diastase amylo- 
lytique une action sur le glycogène de réserve intra-organique. 
Chez les Holothuries, Jourdan (1883) a trouvé l’estomac rempli d’une liqueur jau¬ 
nâtre, amère au goût, provenant des cellules glandulaires de la paroi. Celles-ci sont assi¬ 
milables à un foie. On y a signalé la diastase amylolytique, capable de changer l’amidon
        

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