Bauhaus-Universität Weimar

FOIE. 
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peut s’appliquer à l’homme. Quelle que soit la dose d’hydrogène sulfuré qui ait été 
introduite dans le rectum, jamais il ne s’en élimine par le poumon une quantité appré¬ 
ciable. 
lous les faits que nous venons de rapporter nous semblent concordants : ils per¬ 
mettent de conclure que l’action du foie sur les poisons varie parallèlement à la fonction 
glycogénique. 
Comment comprendre cette relation? On peut supposer que le glycogène est un 
simple témoin de l’activité glandulaire on peut admettre qu’il sert à former des combi¬ 
naisons peu toxiques. Cette dernière idée semble trouver une démonstration dans les 
recherches récentes de Teissier. D’après cet auteur, la nicotine, mise en contact avec, 
le glycogène, perd une partie de sa toxicité. Mais le sulfate de strychnine n’est pas 
modifié dans les mêmes conditions. Enfin la toxine diphtérique devient plus active. 
Il serait intéressant de reprendre ce côté de la question. Quelle que soit d’ailleurs 
l’interprétation,le fait subsiste, et comporte un certain nombre de déductions intéressant 
également la physiologie et la pathologie. 
Action du foie sur les microbes. — Les microbes charriés par la veine porte 
s arrêtent dans les capillaires hépatiques. Or le foie a la propriété de détruire certaines 
espèces microbiennes. 11 protège ainsi l’organisme contre l’infection. 
Pour mettre cette action en évidence, on peut avoir recours à une des méthodes qui 
servent à démontrer 1 action du foie sur les poisons. On injecte comparativement la 
culture par une veine périphérique et par un rameau de la veine porte. Mais il est 
certaines précautions qu on ne doit pas négliger. Il ne faut pas qu’une trace de culture 
passe à côté du vaisseau; il se produirait, dans ce cas, un foyer microbien dont l’évolu¬ 
tion fausserait complètement les résultats. On aura recours, d’autre part, à des cultures 
de virulence moyenne, ou bien on les diluera dans certaines proportions, car l’arrivée 
d’une trop grande quantité de microbes virulents pourrait fausser complètement les 
résultats. Il laudra se rappeler enfin, comme nous l’avons déjà établi, que les effets 
peuvent être complètement modifiés par la présence dans la culture de toxines 
microbiennes. 
Il est facile de démontrer que le foie arrête et détruit la bactéridie charbonneuse. 
Dans une de nos expériences, une dose de 1/8 de millimètre cube injectée dans une veine 
périphérique, tua un lapin de 2 345 grammes en trente-trois heures. Une dose de 8 mil¬ 
limètres cubes, introduite par un vaisseau porte, ne provoqua aucun trouble chez un 
lapin de 1915 grammes. Autrement dit, une quantité de bacilles charbonneux, 64 fois 
supérieure à celle qui tue par les veines périphériques, est complètement annihilée par 
le foie. 
L’action protectrice du foie est également 'manifeste quand on étudie le staphylo¬ 
coque doré; elle est seulement moins intense : le foie neutralise 8 doses mortelles. 
Au contraire, le foie est sans action sur le streptocoque qui trouve dans son paren¬ 
chyme un excellent milieu de culture. 
Les résultats obtenus avec le colibacille varient suivant les échantillons qu’on 
emploie. Le foie n'a pas d’action sur certains, tandis qu’il agit sur d’autres. Il exerce 
une destruction marquée sur le colibacille de la dysenterie, du moins si les cultures 
sont récentes; au bout d’un certain temps les bouillons ; contiennent des toxines 
qu’annhile l’action du foie. 
Pour donner plus de généralité à nos recherches, nous avons fait quelques expé¬ 
riences avec Y Oïdium albicans, et nous avons constaté encore que le foie arrête et 
détruit ce parasite avec une grande énergie. 
Il serait facile de discuter longuement le mécanisme de la protection exercée par 
le foie. Évidemment deux hypothèses se présentent à l’esprit : ou bien les microbes fixés 
par une adhérence moléculaire subissent l’influence des liquides nocifs sécrétés par 
les cellules hépatiques; ou bien ils sont englobés et détruits par des phagocytés. C’est 
généralement aux cellules endothéliales qu’on attribue ce rôle. Werigo les a vues se 
gonfler, .faire saillie dans l’intérieur des vaisseaux; elles envoient des prolongements 
qui englobent les microbes. En opérant sur des grenouilles et des poissons, Mesnil a 
observé également un englobement de la bactéridie charbonneuse par les cellules 
endothéliales.
        

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