Bauhaus-Universität Weimar

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FOIE. 
est dépressive, inhibitrice; cette action paraît être la règle quand on a pris soin, avant 
l’excitation du vague, de couper les deux splanchniques et de détourner du foie les exci¬ 
tations qui pourraient lui arriver par cette voie... mais cette action du vague peut aussi 
s’exercer dans le sens d’une augmentation de la sécrétion glycosique du foie. Les faits 
leur manquent pour déterminer les conditions précises dans lesquelles le vague, au lieu 
d’être inhibiteur, ainsi qu’il est en général, est, comme le nerf splanchnique, stimula¬ 
teur de la fonction glycosique. 
Boruttau admet aussi que la fonction du nerf vague est une sorte d’action régulatrice. 
Les expériences de R. Dubois, sur les conditions de réchauffement des marmottes en 
état d’hibernation, se rattachent très étroitement à cette question des nerfs du foie; car 
il semble bien prouvé que les phénomènes de réchauffement soient dus aux actions 
chimiques intra-hépatiques. R. Dubois a vu que la section des pneumogastriques dans 
l’abdomen déterminait de l’hyperglycémie, tandis que la section des sympathiques abdo¬ 
minaux et des splanchniques diminuait beaucoup la formation de sucre. 
En résumé, le rôle du nerf de la Xe paire, comme excitateur cenlrifuge de la sécrétion 
glycosique, est encore incertain; et provisoirement il paraîtra sage d’admettre l’opi¬ 
nion de Morat et Dufourt, qu’il tend plutôt à inhiber la sécrétion qu’à la provoquer. 
- 11 est d’ailleurs inutile de rappeler que le diabète d’origine nerveuse par piqûre du 
quatrième ventricule n’est pas empêché par la section des pneumogastriques, que par 
conséquent l’action centrifuge dont le bulbe piqué est le point de départ ne se transmet 
pas par les nerfs vagues, mais certainement par d’autres filets nerveux. 
Quant à l’action centripète du nerf vague, elle ne paraît pas douteuse; Claude Ber¬ 
nard, ayant coupé les nerfs vagues au cou, vit la formation de sucre s’arrêter; mais, si la 
section était faite dans l’abdomen, la production de sucre continuait. Donc il y a comme 
une stimulation normale des terminaisons du pneumogastrique dans le poumon, destinée 
à maintenir un déversement régulier du sucre dans le sang. D’autre part, l’excitation 
du bout central a donné de laglycémie. Mais, comme toutes les excitations nerveuses sont 
plus ou moins capables de provoquer celte glycémie, on ne peut vraiment pas attribuer 
un rôle spécifique formel au pneumogastrique, comme stimulant de secrétion réflexe. 
Sans doute, par suite de son excitabilité propre, peut-être aussi par les relations d’étroit 
voisinage entre son centre et le centre des nerfs sécréteurs, il a une action prépondé¬ 
rante sur la production de sucre; mais cette action n’est ni exclusive, ni spécifique. 
o. Action du nerf splanchnique sur la formation de sucre. — L’action du nerf splan¬ 
chnique est moins douteuse; et cependant elle a provoqué de nombreuses controverses. 
D abord la simple section n’a pas donné de résultats concordants. Vulpian, qui résumait 
en 1875 les résultats obleuus, et Laffont, en 1880, ne concluent pas d’une manière 
formelle. En etfet, si, d’une part, Claude Bernard a vu que la section des nerfs splan¬ 
chniques empêche la piqûre du quatrième ventricule de produire de la glycosurie, 
d’autre paît de Graefe et Schiff ont vu que la section des nerfs splanchniques peut, 
par elle-même, déterminer de la glycosurie. 
Cependant, d’une manière générale, Cyon et Aladoff, comme Claude Bernard, comme 
Laffont, comme la plupart des auteurs contemporains, admettent qu’il ne peut y avoir 
glycosurie expérimentale qu’avec l’intégrité des nerfs splanchniques; que par conséquent 
l’influence, quelle qu’elle soit, des centres nerveux passe par ces nerfs pour se trans¬ 
mettre au foie. 
Morat et Dufourt fournissent sur ce point des expériences précises. Le diabète 
asphyxique dû à la glycosurie que détermine l’excitation asphyxique du bulbe cesse de 
se produire après la section des grands splanchniques. D’autre part, l’excitation de ces 
nerfs leur a donné constamment un accroissement notable de la formation du sucre, si 
bien que l’effet glyco-sécréteur des splanchniques ne leur paraît absolument pas dou¬ 
teux. Ils font alors remarquer que cette excitation nerveuse, qui amène la formation de 
sucre, coïncide souvent avec une vaso-constriction hépatique, de sorte que les deux phé- 
mènes sont indépendants. Vulpian avait déjà remarqué.que l’excitation des splan¬ 
chniques ne modifie pas la circulation dans le foie. Morat et Dufourt disent qu’en général 
la circulation est ralentie par l’excitation de ces nerfs, et, comme conclusion générale, 
que les deux phénomènes, l’un sécrétoire et l'autre circulatoire, tantôt s’accom¬ 
pagnent, tantôt se suivent, tantôt s’ajoutent, et tantôt s’inversent : ils sont
        

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