Bauhaus-Universität Weimar

FOIE. 
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§ VIII. — INNERVATION DU FOIE. 
Résumé anatomique. — Le foie reçoit différents nerfs; toutefois ces nerfs ne sont 
pas très volumineux, relativement aux grandes dimensions de l’organe innervé. Il est 
probable que les nerfs sensilifs sont peu abondants, et que la plupart des nerfs du foie 
sont glandulaires (sécréteurs), ou trophiques, ou vaso-moteurs. 
Le pneumogastrique gauche se termine en rameaux qui, après avoir contourné la 
face antérieure de l’estomac, passent dans le petit épiploon gastro-hépatique par où ils 
entrent dans le foie. Le pneumogastrique droit se jette dans le ganglion semi-lunaire, 
lequel envoie de nombreux filets au foie. Le foie reçoit aussi à sa face convexe des 
filets du nerf phrénique droit. Le phrénique gauche envoie un rameau important au 
ganglion semi-lunaire. Enfin les phréniques droit et sauche se terminent par un plexus 
diaphragmatique, lequel reçoit aussi des filets du plexus cœliaque, et il se trouve la 
un ganglion (ganglion phrénique de Luschka) qui donne des rameaux au ligament 
coronaire et au plexus solaire. Mais la plupart des nerfs du foie viennent du plexus 
cœliaque qui donne les deux plexus hépatiques; l’un, antérieur, entourant l’artère 
hépatique; l’autre, postérieur, suivant le trajet de la veine porte; tous deux apportant 
au foie les filets du sympathique abdominal, par l’intermédiaire des ganglions semi- 
lunaires qui constituent leur point de départ. 
Ainsi le foie reçoit des filets des racines rachidiennes (nerfs phréniques), des 
racines crâniennes (nerfs pneumogastriques), et du grand sympathique (ganglions semi- 
lunaires [plexus solaire)). En outre, comme le ganglion semi-lunaire reçoit la termi¬ 
naison du grand splanchnique, il se trouve que le foie est innervé, enfin décompté, par 
les 4e, 5e paires cervicales (phrénique) et les 7«, 8e, 9e, 10e ganglions thoraciques (grand 
splanchnique); il y a donc une vaste étendue de l’axe encéphalo-médullaire qui se 
trouve directement en rapport avec le foie. 
Voici comment s’exprime Arnozan (Diet, encycl., Art. Glycohémie, 1883, ix, (4), 385) : 
« Du cou à la légion lombaire, le sympathique est étendu parallèlement à la moelle qui 
par chaque nerf rachidien lui envoie un ou deux filets radiculaires (rami communicantes)... 
Des six derniers dorsaux naissent sept à huit filets qui se groupent en deux nerfs, nerfs 
splanchniques, lesquels vont se perdre dans le plexus solaire, et o’est de ce dernier que 
naissent les plexus nerveux qui le long des vaisseaux vont innerver le foie. Dans ce 
réseau, aucune dissection ne saurait découvrir le trajet d’un filet nerveux, et c est 
l’ex péri mentation physiologique seule qui peut nous dire à quelle hauteur les nerfs du 
foie sortent de la moelle pour se jeter dans le sympathique, à quelle hauteur ils quittent 
le sympathique pour se jeter dans les plexus. » 
Quant à la terminaison des nerfs dans le foie, il est presque impossible d’en donner 
une description certaine. Pflüger a vu les nerfs se terminer directement dans les cellules 
hépatiques, et son opinion ne semble pas avoir été sérieusement contredite, quoique 
Korolkoff n’ait pas pu retrouver ces terminaisons glandulaires. En tout cas il existe un 
riche réseau de fibrilles nerveuses suivant les capillaires et formant, après avoir quitté 
les capillaires, des plexus nerveux intra-lobulaires. Berkley insiste aussi sur le déve¬ 
loppement de ce réseau névro-vasculaire et névro-biliaire. Les nerfs, d’après lui, se 
termineraient par de petits renflements interposés entre les éléments cellulaires. 
D'une manière générale, on peut donc dire que la terminaison des nerfs dans le foie 
est assez mal connue. 
Fonctions des nerfs du foie. — Il n’est pas possible de séparer l’innervation du foie, 
étudiée au point de vue physiologique, des diverses fonctions du foie, sécrétion biliaire, 
thermogénèse, glycogénèse, circulation, etc. Aussi le chapitre consacré a cette étude ne 
peut-il être que très court, pour ne pas faire double emploi avec les articles Bile, 
Diabète et Glycogénèse. 
a. Sensibilité du foie. — La sensibilité du foie est certaine; mais elle est tout a lait 
différente à l’état normal et à l’etat pathologique. A l’état normal, le foie est peu sensible, 
tandis qu’à l’état pathologique la sensibilité devient extrême, sinon dans le tissu hépa¬ 
tique, au moins dans les voies biliaires, comme l'attestent les douleurs extrêmement 
vives,’ avec irradiations dans l’épaule droite, dans le membre antérieur droit et dans les
        

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