Bauhaus-Universität Weimar

FOIE. 
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Ce liquide précipite abondamment par l'alcool; après l'addition d’alcool, à froid, il 
est encore trouble, et ce trouble est dû au glycogène qui passe à travers les filtres. 
On peut aussi préparer des extraits glycérinés des extraits peptiques, dans lesquels 
de la pepsine, ou mieux de la papaïne, ont rendu solubles des produits albuminoïdes pri¬ 
mitivement insolubles. 
Il est bien évident que l’extrait alcoolique (après évaporation de l’alcool) et l’extrait 
aqueux chauffé à l’ébullition (après filtration) ne contiennent plus de globulines ni d’albu¬ 
mines; et leur toxicité se trouve alors très notablement diminuée. La vraie toxicité du 
foie ne peut être connue que si le liquide hépatique est injecté avant précipitation des 
albuminoïdes par l’alcool ou par la chaleur. 
D’après Mairet et Vires, le liquide hépatique tue immédiatement un lapin de 1 kilo¬ 
gramme, à la dose de 60er,5. Avec des doses plus faibles, de 8 grammes à 35 grammes, 
U y a eu toujours mort de l’animal; mais la mort n’a pas été instantanée. Elle s’est pro¬ 
duite au bout d’une heure environ. A l’autopsie, on constate, comme phénomène essen¬ 
tiel, une vascularisation intense de tout l’appareil digestif. L’estomac, le gros et le petit 
intestin, le mésentère et les parois abdominales sont sillonnés de vaisseaux. Tout le 
péritoine semble porter la trace d’une congestion viscérale très intense. C’est cette 
lAême.lésion que j’ai trouvée portée à son maximum d’intensité chez les animaux 
ayant reçu des injections intra-veineuses, soit de sérum musculaire, soit du poison des 
tentacules des Actinies. Les effets de ces poisons ressemblent beaucoup à ceux des 
injections de tissu hépatique, notamment par ce caractère essentiel, la congestion 
viscéro-abdominale. 
Mairet et Vires ont aussi signalé de la somnolence, une dépression générale, du 
myosis; souvent des phénomènes demi-convulsifs, c’est-à-dire une phase d’agitation, 
succédant à la phase de dépression, pendant laquelle il y a une course précipitée, sans 
reconnaissance des obstacles; puis un arrêt brusque. L’animal tombe : la tête se rejette 
en arrière, et, après quelques mouvements convulsifs, la mort survient en opistothonos 
aigu : tous phénomènes indiquant qu’il y a un arrêt de la circulation bulbo-encéphalique, 
probablement un arrêt du cœur, par formation d’un Caillot, que ce caillot soit dans le 
coeur, ou dans les carotides, ou même dans les grosses veines du cœur. 
Mairet et Vires ont alors songé à étudier les effets du tissu hépatique après ébullition 
et séparation des matières albuminoïdes précipitées par l’ébullition, et ils ont vu que 
le liquide filtré, après ébullition à 100°, possède encore des propriétés toxiques, un peu 
amoindries, caractérisées par la congestion intense de tout Je système digestif, par la 
diarrhée, et par l’affaiblissement général de l’organisme : tous symptômes dus à l’ac¬ 
tion d’une toxine, très voisine certainement de celle que nous avons trouvée dans le 
sérum musculaire du bœuf et dans les tentacules des Actinies, car les phénomènes 
paraissent à peu près identiques. 
Quant aux actions coagulatrices du foie, elles Sont dues à des ferments que dé¬ 
truit la chaleur et dont la nature est voisine des diastases. Est-ce le fibrin-ferment de 
Schmidt? 
La conclusion est donc que le foie possède à la fois des propriétés coagulantes 
(diastases détruites à 60°) et des propriétés toxiques (toxines non détruites à 100°). 
Sur l’homme normal, les résultats obtenus par Mairet et Vires n’ont pas été très nets : 
il y a eu une légère hypothermie, si légère, qu’elle est peut-être due à une autre cause 
que 1 injection même; une augmentation faible de J’urine émise, un peu plus d ’urée 
excrétée, en tout cas, des phénomènes peu accentués. 
Gilbert et Carnot ont surtout étudié l’influence de l’opothérapie hépatique sur la 
glycosurie. Dans une expérience, il s’agissait de la glycosurie expérimentale par piqûre 
du plancher du quatrième ventricule. Le lapin qui reçut l’extrait hépatique ne rendit pas 
de sucre, tandis que l’autre lapin, également piqué au plancher du quatrième ventricule, 
en rendit 0®r,25. Mais la série des plus nombreuses expériences comprend des lapins 
rendus glycosuriques par l’injection directe du glycose dans les veines. Soit la quantité 
de glycose injectée égale à 100; la proportion de glycose rendue par les urines sera 
toujours inférieure, de 20, ou 30, ou 40, ou 50. Appelons R ce rapport. Gilbert et Carnot 
ont établi qu il est devenu bien moindre quand l’animal a reçu, un peu avant l’injection 
de glycose, une injection de tissu hépatique.
        

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