Bauhaus-Universität Weimar

fœtus. 
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les sels de sodium ou bien n’agissent pas du tout ou agissent comme les sels^de potas¬ 
sium, mais plus faiblement. La réaction spécifique de la musculature de 1 intestin à 
l’égard des sels de sodium ne se manifeste que tout a fait à la fin de la vie embryon¬ 
naire, ou seulement après la naissance. Én outre, c’est seulement quand elle s est déve¬ 
loppée que l’intestin devient apte à exécuter les mouvements vermiculaires qu on observe 
après la mort : les deux propriétés sont donc intimement liées 1 une à 1 autre. Ces expé¬ 
riences tendent à prouver que les plexus nerveux de la paroi intestinale ne réagissent pas 
encore pendant la vie embryonnaire aux excitants appropriés, tandis que la fibre muscu¬ 
laire elle-même répond déjà. 
Excitabilité des centres nerveux. — Soltmann avait trouvé que, chez le chien et 
le lapin nouveau-nés, l’excitation de la zone motrice du cerveau n’a pas encore d’effet, et 
que son ablation ne provoque aucun trouble de la locomotion jusqu’au dixième jour. 
Plus tard il a observé également qu’au moment de la naissance les hémisphères n’ont 
pas encore, chez ces animaux, d’action modératrice sur les réflexes. 
Tarchanoff (Revue de mécl., 1878, 721) eut l’idée d’examiner, au point de vue du 
fonctionnement des centres corticaux, des animaux tels que les cochons d’Inde, qui, à 
l’inverse du chien et du lapin, naissent avec les yeux ouverts et dont la locomotion est 
parfaite d’emblée. Ce physiologiste put constater que chez eux la zone motrice était 
excitable, non seulement à la naissance, mais même pendant les derniers jours de la 
vie intra-utérine, et aussi que l’influence modératrice exercée par les hémisphères sur 
les réflexes médullaires existe déjà. Bechterew (cité par Landois, T. P.) a obtenu des 
résultats semblables chez le veau, le poulain nouveau-né. 
D’où il résulterait que, dans les espèces animales chez lesquelles les fonctions motrices 
et sensorielles sont bien développées au moment de la naissance, les centres moteurs 
corticaux sont excitables et qu’ils ne le sont pas chez celles où ces fonctions sont impar¬ 
faites. C’est en effet ce qu’on enseigne communément. Mais la distinction paraît trop 
absolue, Lemoine (Th. P., 1880) a vu, contrairement à Soltmann, que, chez les chiens et les 
chats nouveau-nés, l’excitation de la zone motrice est déjà efficace. Marcacci, qui a opéré 
sur six petits chiens extraits de l’utérus un peu avant terme, deux chiens et deux chats 
d’un ou deux jours, a obtenu également des résultats positifs dans tous les cas (A. i. B., 
1882, 161). Ces animaux [étaient chloroformés, et chez ceux qui n’étaient pas encore à 
terme il était nécessaire d’enfoncer légèrement les électrodes dans la substance céré¬ 
brale. Paneth (A. g. P., xxxvii, 202) a expérimenté sur des animaux non anesthésiés, et a 
apporté de nouveaux faits confirmatifs de ceux de Marcacci et de Lemoine. (Pour l’exposé 
des recherches de Flechsig sur le développement des voies conductrices, voir Cerveau.) 
L’excitabilité directe de la moelle est déjà développée avant la naissance. Chez des 
embryons de lapins extraits de l’utérus à une époque rapprochée du terme, 1 excitation 
de la moelle 'dorsale par un courant induit très fort produit une extension convulsive 
de l’animal, et une inspiration tétanique (Preyer). Des embryons.de cobaye enlevés de 
l’utérus en état d’asphyxie,tel qu’aucun moyen ne pouvait plus provoquer de mouvement 
respiratoire, répondirent également par un tétanos des membres postérieurs à la faradi¬ 
sation de la moelle dorsale ; ce n’est pas seulement l’excitabilité directe, mais aussi 1 exci¬ 
tabilité réflexe qui persistait, malgré l’asphyxie. 
Cependant le fœtus exige, pour être tétanisé, une excitation très puissante. Les sub¬ 
stances convulsivantes, même les plus actives, ne sont pas encore efficaces. Sur quarante 
et un fœtus (lapins, chiens, chats) auxquels Gusserow (loc. cit.) a fait des injections de 
strychnine, alors qu’ils étaient encore dans l’utérus, aucun n’a eu de convulsions. On 
pourrait supposer que c’est l’apnée du fœtus qui y met obstacle, puisqu on sait que 1 apnée 
diminue l’excitabilité des centres nerveux. Mais, nous l’avons dit, 1 apnée du fœtus n a 
pas les mêmes causes que l’apnée de l’adulte, et d un autre côté Gusserow, qui a injecté 
à quarante-sept fœtus presque à terme 0gr,025 à 0sr,15 de strychnine après la ligature 
du cordon et l’établissement de la respiration pulmonaire, n’a observé de convulsions 
manifestes que dans un seul cas. Chez quelques-uns de ces animaux, il se produisait 
cependant quelques contractions tétaniques, mais non de vraies convulsions. L’acide 
prussique ne provoque pas davantage, chez les fœtus, de manifestations convulsives (Pre¬ 
yer). Dans un cas cependant où Bar (loc. cit.) a injecté dans le liquide amniotique chez 
une lapine 20 gouttes d’une solution contenant 10 centigrammes de sulfate de strychnine,
        

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