Bauhaus-Universität Weimar

570 
FŒTUS. 
nique du tissu placentaire était supérieure à 10 p. 100, la moyenne du poids des fœtus 
était plus élevée de 300 grammes environ que quand la proportion était inférieure à ce 
chiffre. Dans le premier cas on trouve souvent dans le placenta des concrétions calcaires 
dont la présence ne trouble pas, par conséquent, l’évolution du fœtus, comme on l’a 
pensé, mais au contraire la favorise. Ces faits viendraient appuyer l’hypothèse que les 
sels minéraux doivent être considérés comme les facteurs principaux de l’absorption, 
de 1 assimilation et de la désassimilation des matières organiques. 
Grandis avait constaté la présence de notables quantités d’acide phosphocarnique 
ou nucléone dans le placenta humain. Sfameni a fait sur ce point des déterminations 
quantitatives et pour le sang fœtal et pour le placenta; il a trouvé dans le tissu placen¬ 
taire 0,1186 p. 100 de nucléone, et dans le sang fœtal 0,2106 p. 100, c’est-à-dire une 
quantité presque double. 
Le sexe du fœtus, le poids du placenta n’ont pas d’influence sur la proportion de la 
nucléone. 
b. La nutrition par le placenta. — Par quel mécanisme et sous quelle forme les 
substances nutritives contenues dans le sang de la mère parviennent-elles au fœtus? 
L’absorption placentaire n’obéit-elle qu’aux lois physiques de la diffusion et de l’osmose 
et à celles de la filtration, ou bien l’activité des éléments cellulaires, interposés entre le 
sang maternel et le sang fœtal, intervient-elle pour donner au transport de matières 
1 intensité et la direction nécessaires. Si l’on tient compte des dispositions anatomiques 
de la villosité, du moins telles qu’elles se présentent dans le placenta humain, si l’on 
raisonne par analogie en se reportant au mécanisme de l’absorption intestinale, on sera 
porté à croire qu’aux forces physiques viennent se joindre, suivant l’expression d’HEi- 
denhain, des forces physiologiques pour favoriser le passage des matières nutritives à 
travers le placenta. 11 est encore une autre manière de concevoir le rôle du revêtement 
cellulaire de la villosité placentaire : elle représenterait non seulement un organe d’ab¬ 
sorption, mais un organe de digestion, c’est-à-dire qu’elle ferait subir à certaines sub¬ 
stances les transformations nécessaires pour les rendre absorbables. 
Il y a lieu d’examiner, à ce point de vue, les diverses catégories de principes qui 
doivent servir d’aliments au fœtus. On peut considérer comme démontré que l’eau, les 
sels solubles, les substances facilement dialysables, telles que le sucre, passent de la 
mère au fœtus en vertu des seules lois de la diffusion. Cependant Y. Ott, pour qui la nu¬ 
trition du fœtus est assurée exclusivement par le liquide amniotique, a soutenu que l’eau 
même ne traverse pas le placenta. [Arch. f. Gynæk., 1886, xxvn, 129.) Cet expérimenta¬ 
teur commence par déterminer chez des chiennes et des lapines pleines la teneur du 
sang en eau et en matériaux solides; puis il leur soustrait la moitié environ de leur sang 
pour la remplacer par une quantité équivalente de la solution physiologique de chlorure 
de sodium (6 p. 1000). Vers le troisième jour, ou après un intervalle plus long encore, 
il extrait les fœtus, et il trouve que leur sang renferme la même quantité d’eau que celui 
de la mère avant l’injection, tandis que chez la mère il existe encore un état prononcé 
d’hydrémie. Dans d’autres expériences on enlève à la femelle ses fœtus, les uns vingt- 
quatre heures avant, les autres vingt-quatre heures après l’injection de la solution saline 
et le sang a la même composition chez les uns que chez les autres. 
Mais Cohnstein et Zuntz font remarquer (A. g. P., xlii, 1888, 342) que dans les con¬ 
ditions de cette expérience il ne s’établit pas de courant de diffusion du sang de la mère, 
vers ses propres tissus, à plus forte raison vers le fœtus. Ces physiologistes sont arrivés 
d ailleurs, à mettre très nettement en évidence non seulement le passage de l’eau, mais 
encore celui du sucre à travers le placenta. Ils injectent à des femelles en gestation, soit 
une solution de chlorure de sodium à 3 p. 100, soit une solution concentrée de glucose, et 
déterminent avant et après l’injection l’état de dilution du sang de la mère et du sang 
fœtal par la numération des globules rouges et l’évaluation de sa proportion d’hémoglo¬ 
bine. Cohnstein et Zuntz ont observé de la sorte que la concentration du sang maternel 
baisse sensiblement et rapidement après l’injection de la solution de chlorure de sodium 
à 3 p. 100, en même temps que celle du sang fœtal augmente : d’où l’on peut conclure 
que celui-ci abandonne de l’eau au sang maternel et qu’il se produit, par voie de diffu¬ 
sion, entre le sang du fœtus et celui de la mère un échange d’eau aussi rapide qu’entre 
le sang de la mère et ses propres tissus.
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.