Bauhaus-Universität Weimar

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FŒTUS. 
remplace en proliférant. Elle arrive ainsi jusqu’à englober les capillaires maternels 
dont l’épithélium finit lui-même par disparaître et dont le sang circule alors dans des 
lacunes que M. Duval a appelées espaces sangui-maternels, limités directement par 
l’ectoplacenta, c’est-à-dire que le sang de la mère coule dans la substance même de 
l’embryon. Telle est la formation de l’ectoplacenta. 
Dans une deuxième période, quand l’allantoïde s’est développée et s’est étalée contre 
la face profonde du premier chorion qu’elle transforme en chorion vasculaire, celui-ci 
bourgeonne en dehors et se soulève en lames vasculaires qui cloisonnent la masse ecto- 
placentaire; de sorte que le plasmode se trouve maintenant pénétré par deux sortes de 
cavités, d’une part les lacunes sangui-maternelles et, d’autre part, les capillaires de 
l’embryon, ayant conservé leur tunique endothéliale. 
Enfin, dans une troisième période, la paroi plasmodiale, qui sépare le sang maternel 
du sang fœtal, se résorbe plus ou moins complètement, de sorte que les capillaires fœtaux, 
sur la plus grande étendue de leur surface, sont directement en contact avec Je sang 
maternel dans lequel ils baignent à nu. 
La nature et la disposition des tissus qui séparent le sang maternel et le sang^ 
fœtal sont d’ailleurs absolument différentes dans le placenta de tel animal, compara¬ 
tivement au placenta de tel autre; elles peuvent même être différentes, comme on 
vient de voir, pour un même animal, suivant qu’il s’agit de la première ou de la 
deuxième moitié de la gestation. La description qui précède s’applique au groupe 
des rongeurs. On peut, avec Mathias Duval (Placenta des rongeurs, 617), la résumer 
en quelques traits caractéristiques. Dans la première moitié de la gestation, le 
sang maternel remplit des lacunes creusées dans une vaste formation ectodermique 
d’origine fœtale. C’est la formation ectoplacentaire, sorte d’éponge dans les mailles de 
laquelle circule le sang maternel, éponge qui est bientôt pénétrée par les capillaires 
fœtaux, et, lorsque cette pénétration est complète, les dispositions sont telles que le sang 
fœtal est séparé du sang maternel seulement par deux barrières, la barrière du capil¬ 
laire fœtal et une couche ectodermique. Mais, à la fin de la gestation, les éléments ecto- 
dermiques s’atrophient, sont résorbés, et ils ne persistent plus qu’à l’état de noyaux qui 
forment une couche discontinue. Il n’y a donc plus alors entre les deux sangs qu’une 
seule couche de séparation représentée par la simple et mince paroi endothéliale des 
capillaires fœtaux. Le schéma du placenta des rongeurs à la fin de la gestation, c’est 
un chevelu de capillaires plongeant librement dans un liquide. 
Chez les pachydermes et les ruminants, le sang fœtal est contenu dans des capillaires ; 
le sang maternel Test également. Entre les deux systèmes est disposée une double 
couche épithéliale, à savoir l’ectoderme fœtal et l’épithélium utérin. Ces dispositions 
persistent jusqu’à la fin de la gestation. Donc, chez ces animaux, il y a toujours entre le 
sang maternel et le sang fœtal une quadruple barrière, à savoir les deux couches des 
parois capillaires et les deux couches épithéliales, 
Plus tard, M. Duval a montré que sur le placenta des carnassiers l’envahissement du 
chorion et l’englobement des capillaires maternels par la couche plasmodiale de l’ecto- 
placenta s’opèrent sensiblement de la même façon que chez les rongeurs. La seule dif¬ 
férence observée, c’est que les vaisseaux maternels conservent leur revêtement épithélial. 
Il reste à examiner les dispositions du placenta humain ; deux tissus d’origine diffé¬ 
rente concourent à sa formation ; Tun, de provenance maternelle, la sérotine, constitue 
le placenta maternel ou utérin; l’autre, de provenance fœtale, la membrane choriale avec 
ses prolongements villeux, représente le placenta fœtal. Il faut noter d’abord que le 
chorion fœtal est revêtu, à sa surface, d’un épithélium divisé en deux couches; une, pro¬ 
fonde, où les éléments cellulaires sont nettement délimités; l’autre, superficielle où les 
cellules sont fusionnées en une masse homogène parsemée de noyaux (couche plasmo¬ 
diale). Au niveau de la sérotine, ces deux couches de la membrane choriale se compor¬ 
tent de la façon suivante. La couche cellulaire profonde s’épaissit irrégulièrement et 
constitue par place des amas cellulaires qui font saillie dans les lacs sanguins mater¬ 
nels : la couche plasmodiale se modifie profondément de son côté, et se transforme en 
une substance jaunâtre réfringente, creusée de canalicules anastomosés et montrant cà 
et là des éléments cellulaires. Cette substance, comparée par Koelliker à du tissu osseux 
mou, est connue depuis Langhans sous le nom de fibrine canalisée.
        

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