Bauhaus-Universität Weimar

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FŒTUS. 
tion dans le même milieu, mais 24 heures après la ponte, le développement est allé 
jusqu’à la formation de la ligne primitive. Enfin des œufs âgés de 3 ou 4 jours, placés 
en incubation dans de l’eau distillée ou bouillie, puis recouverte d’buile, se sont déve¬ 
loppés jusqu’à formation de la gouttière médullaire (J. de l'Anat., 1900, xxxvi, 438). 
Une autre preuve de la nécessité des échanges gazeux est la suivante : Si l’on chauffe 
l’œuf dans une petite cloche contenant de l’air et fermée, la formation de l’embryon n’a 
pas lieu, ou bien il meurt de bonne heure. L’air qui entoure immédiatement l’œuf couvé 
ne doit pas rester stagnant un jour, si l’on veut que l’embryon se développe davantage 
(Preyer). 
Les expériences de vernissage de l’œuf ont conduit aux mêmes résultats. L’asphyxie 
survient rapidement quand le vernis ne laisse pas pénétrer dans l’œuf un minimum 
d’O. Déjà Réaumur (1728) avait observé qu’un vernis qu’il composait avec de la gomme 
laque et de la colophane dissoutes dans l’alcool s’opposait d’une manière complète au 
développement du germe. Dareste a constaté, il est vrai, que le procédé de Réaumur ne 
permet pas, contrairement aux assertions de ce dernier, d’atteindre complètement le 
but; mais, en soumettant à l’incubation artificielle des œufs dont la coquille avait été 
frottée d’huile à brûler ordinaire, il empêcha l’embryon d’arriver à formation, parce 
que l’huile rend l’œuf imperméable à l’air extérieur. Lorsqu’il employa au contraire 
certains enduits, tels que le cirage, le collodion ou le mélange de Réaumur, il vit, alors 
même que l’œuf avait été verni en totalité, le travail embryogénique commencer, mais 
ne durer que pendant un certain temps et s’arrêter nécessairement et comme fatalement 
à une époque toujours la même, après l’établissement de la circulation vitelline, et 
avant l’établissement de la respiration allantoïdienne. 
Mais Dareste n’a pas conclu de là qu’il y a absence complète de respiration dans 
les premiers temps du travail embryogénique : il a bien vu, au contraire, que les vernis 
employés diminuaient la porosité de l’œuf, mais ne la supprimaient pas, et qu’alors à 
un certain moment du développement la quantité d’air qui pouvait pénétrer devenait 
insuffisante pour permettre à l’embryon de continuer son évolution. Ces faits, et quelques 
autres dont il sera question plus loin, semblent conduire, ajoute Dareste, à soupçonner 
l’existence d’un phénomène physiologique d’une certaine importance : c’est que, dans 
l’embryon de poulet, la respiration qui s’établit dès le début du travail embryogénique 
est d’abord très faible et ne commence à prendre une certaine intensité qu’après la 
formation de l’allantoïde. Avec Dareste, S. Rakounine distingue : 1° une période de 
respiration de l’aire vasculaire, pendant laquelle la consommation de l’O est très peu 
abondante et d’autant plus faible que l’âge de l’embryon est moins avancé; 2° une 
période de respiration de l’allantoïde, pendant laquelle les besoins respiratoires sont 
à peu près aussi forts qu’après la naissance, et la résistance à l’asphyxie moindre. 
D’après Giacomini (A. i. B., 1895, xxii, 171), qui a fait ses expériences dans l’air raréfié 
à 16 ou 17 cent. Hg, l’époque à laquelle l’embryon commence à avoir besoin d’une plus 
grande quantité d’O correspond au moment où le sang apparaît dans les îlots de Wolff, 
c’est-à-dire à la fin du 1er ou au commencement du 2e jour. Dans la plupart des œufs 
soumis à l’incubation dans l’air raréfié le développement commence et évolue assez 
bien le 1er jour; mais, une fois que les principaux rudiments des vaisseaux commencent 
à se dessiner, le blastoderme est en grande partie frappé d’arrêt. La diminution de 
pression arrête le développement en empêchant la formation du sang et de l’aire vascu¬ 
laire. A des périodes plus avancées, la même diminution de pression tue rapidement 
l’embryon par asphyxie. 
Les vernissages partiels ont aussi permis des constatations intéressantes. Raudrimont 
et Martin Saint-Ange avaient déjà trouvé que, si la partie de l’œuf qui correspond à la 
chambre à air est seule vernissée, la mort de l’embryon arrive rapidement, tandis que, 
dans 3 œufs dont toute la coquille avait été vernissée, sauf au niveau de la chambre à 
air, le développement marcha normalement. Dareste, en vernissant le gros bout de 
l’œuf, celui qui correspond à la chambre à air, avant le développement de l’allantoïde, 
a toujours vu, dans les cas où le développement s’est opéré, l’allantoïde venir s’appliquer 
seulement contre la partie de l’œuf qui n’était point vernie; quand il vernissait le gros 
bout de l’œuf du 5° au 8e jour de l’incubation, à l’époque où l’allantoïde vient s’appliquer 
contre les parois membraneuses de la chambre à air, l’embryon périssait asphyxié;
        

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