Bauhaus-Universität Weimar

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fœtus. 
inférieure à celle du sang maternel. La différence devra diminuer dans la 
vitesse de la circulation du sang fœtal dans le placenta diminue ou dans la mesure-ou 
celle du sang maternel augmenté. 11 est facile de prouver expénmen a emen 
de ces déductions. Cohnste.n et Zuntz, en Oblitérant incomplètement les artères ombi - 
cales pour ralentir la circulation fœtale, ont vu constamment a veine om 1 ica P 
une coloration d’un rouge plus vif. Un certain degré de compression du cordon, quelque¬ 
fois même de la veine ombilicale seule, peut produire ce changement de coloration. On 
arrive à un résultat semblable en comprimant la région occipitale du fœtus, ce qui a _ 
un ralentissement du cœur par excitation des pneumogastriques, ohnstein e untz 
même observé une fois au début de ,l’asphyxie, chez un cobaye que la coloration d* la 
veine ombilicale devenait plus claire, à cause du ralentissement du cœur. On trouvera 
plus loin une application de ces faits. 
P On verra aussi que si, dans les conditions normales, l’O passe du sang maternel au 
sang fœtal, dans certains cas il suit au contraire le chemin inverse. ? . ' 
D’après les analyses de Cohnstein et Zuntz, la richesse du sang en CO s est trouvée- 
remarquablement égale pour le sang maternel et pour le sang fœtal. Il faut en conclure 
que grâce à la diffusion il s’établit entre les deux sangs un équilibré parfait des alcalis 
qui fixent CO2. Signalons encore ici que, dans le sang fœtal s’écoulant immediatemen 
après la naissance du bout placentaire du cordon sectionné, Nicloux a trouve en moyenne , 
0°°,li d’oxyde de carbone (B. B., 1901, 611). Ce gaz n’est sans doute pas élaboré par 
l’organisme, mais provient probablement de l’air atmosphérique par 1 intermediaire de 
la mère, quoique les expériences publiées jusqu’à présent par Nicloux n aient pas encore 
tranché la question. . ,. ., , 
Intensité des échanges respiratoires. — C’est une question encore discutée 
savoir quelle est l’intensité des échanges chez le foetus, si elle est inférieure a celle de 
l’adulte, comme l’admettent la plupart des physiologistes, ou si elle lui est egale et meme 
supérieure, comme le soutiennent quelques auteurs. Nous reviendrons sur cette discussion 
à propos de la nutrition en général, nous bornant pour le moment a exposer les laits, 
qui ont trait aux échanges respiratoires. Jusque dans ces derniers temps les seules données 
numériques que l’on possédât à cet égard étaient celles de Cohnstein et Zuntz, dont nous 
avons reproduit les principales. Les deux physiologistes ont d’ailleurs pris soin de 
résumer dans un travail spécial les conclusions auxquelles ils étaient arrivés [C. F., iv,’ 
1885, 571). , _ , . . , • 
Ils y font valoir : 1° que chez le fœtus le sang, d’après leurs recherches, est a la lois 
moins concentré, c’est-à-dire moins riche en hémoglobine, et en quantité moindre que 
chez l’adulte; par conséquent un apport plus grand d’O ne serait possible que si la vitesse 
du sang était supérieure à celle de l’adulte ; mais ils l’ont trouvée notablement inferieure. 
En outre, ils ont constaté, comme on a vu plus haut, que dans l’hématose placentaire a 
quantité d’O p. 100 absorbée est la moitié de celle qui chez l’adulte est absorbée dans 
le poumon. Pour mesurer la consommation totale d’O, ils ont fait d’ailleurs le calcul sui¬ 
vant (A. g. P., xxxiv). Il passe dans le placenta, d’après leurs déterminations, 0cc,6de sang 
par seconde, chiffre maximum. Comme la masse totale du sang du fœtus considéré, 
pesant environ 1 300 grammes, est le 1/8 du poids du corps, soit 165 grammes, il fau¬ 
dra donc un peu plus de quatre minutes pour que toute la masse de ce sang ait traverse 
le placenta. Lorsque 100 centimètres cubes de sang ont passé par le placenta, ce qui 
demande 2 minutes 2/3, le fœtus a absorbé 4 centimètres cubes d’O, puisque telle est la 
différence p. 100 entre le sang de l’artère et celui de^a veine ombilicale. Par minute il 
aurait donc absorbé lcc,5 c’est-à-dire par kilogramme de son poids, lco,16. Le mouton 
adulte a besoin en moyenne, d’après les estimations de Reiset, de 5CC,8 par kilogramme 
et par minute. La consommation d’O est donc environ 4 fois moindre chez le fœtus que 
cll6Z la 11161*6 • 
Si l’on prend comme mesure de la vitesse du sang non plus la valeur maximum, mais 
la valeur minimum qui a été trouvée, la consommation d’O du fœtus serait encore 
beaucoup moindre, soit 0CC,3 par kilogramme et par minute. La consommation d O chez 
un fœtus de 3 600 grammes arrivé à maturité tient le milieu entre ces deux extremes : 
elle était, d’après un calcul semblable, de i«*,75 par minute, de 0-,49 par [kilogramme 
et par minute, c’est-à-dire le 1/12 environ de ce qu’elle est chez l’adulte.
        

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