Bauhaus-Universität Weimar

FIÈVRE. 
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d’acides gras pour vingt-quatre heures; Jakch,0,10 d’acide acétique dans le rhumatisme 
articulaire aigu. Von Noorden signale de l’acide lactique dans 1 urine d un typhique. 
Quant à l’origine de ces acides, elle est discutée ; elle peut provenir de 1 intestin, par 
suite dé troubles dans la résorption, ou par suite de perturbations dans le catabolisme 
des tissus. 
Élimination des éléments minéraux. — Chlorures. — L’élimination du chlorure 
de sodium est diminuée pendant la période d’augment des fièvres en général; il faut 
toutefois faire une exception pour les fièvres intermittentes, où l’on observe un phéno¬ 
mène inverse. Redtenbacher, qui avait constaté le premier cette diminution des chlorures 
dans le cours de la pneumonie, avait cru qu’il s’agissait là d un cas spécial à cette 
afïection et l’avait rattaché à la formation de l’exsudât; mais cette diminution, qui peut 
aller jusqu’à la disparition totale du NaCl dans les urines, fut observée ensuite dans les 
autres états fébriles par Jul. Vogel, Unruh, Traube, Röhmann. 
Traube pensait que les chlorures absorbés ne passaient plus par les reins. 
Röhmann a fait l’étude minutieuse de cette question. Dans la pneumonie, le typhus 
exanthématique, la rougeole, il constate que le minimum d’élimination correspond à 
l’acmé de la courbe thermique, Je maximum à la période de crise. La quantité de chlo¬ 
rures dans les fèces est normale; il s’agit donc bien d’une rétention, puisque les chlo¬ 
rures sont absorbés par l’intestin. Aussi Röhmann, et plus tard A. Gautier, expliquent-ils 
cette diminution par une altération des échanges intra-organiques. 11 y aurait, au 
cours de la fièvre, rétention des corps albuminoïdes, et ceux-ci retiennent avec eux NaCl. 
(Il s’agit évidemment de KCl et non de NaCl ; mais les dosages sont généralement évalués 
en NaCl, sans que l’on différencie les deux sels.) 
Cette rétention des albuminoïdes dans le cours de la période fébrile est loin d’être 
démontrée, et Terray, qui constate comme Röhmann la diminution des chlorures, se rat¬ 
tache à une autre opinion. Il s’appuie sur un fait établi par Leyden, que, pendant la fièvre, 
l’eau est retenue dans l’organisme : les tissus deviennent plus riches en eau, et par suite 
retiennent plus de chlorures;, c’est encore la même opinion que nous trouvons défendue 
par Laudenheimer. East émet une autre hypothèse, surtout applicable au cas opposé, 
c’est-à-dire à la fièvre intermittente, où l’augmentation de l’élimination des chlorures 
coïncide avec le paroxysme de la fièvre. Pendant la période fébrile il y a destruction 
des hématies, et mise en liberté de chlore. Quand il ÿ a formation d’exsudat, le chlore 
est retenu dans l’organisme ; mais, quand ce processus fait défaut, il doit y avoir au 
contraire augmentation. Tel est précisément le cas de la fièvre intermittente. 
Herz, Vogel, Frankel, Korany, Terray, admettent tous une augmentation coïncidant 
avec l’accès : cependant Uhle et Güssler soutiennent une opinion opposée. 
MossÉ, dans la période de convalescence de la fièvre intermittente, signale une 
polyurie accompagnée d’une élimination énorme des chlorures, jusqu’à 65 grammes de 
NaCl dans les vingt-quatre heures. 
Rem-Picci et V. Caccini ont fait de nombreux dosages méthodiques chez des palu- 
diques : sur 37 cas, l’élimination totale des chlorures pendant la crise a été augmentée 
22 fois, diminuée ou simplement non modifiée dans les autres cas. 
L’augmentation de l’excrétion chlorurée coïncide le plus souvent avec l’augmenta¬ 
tion de la sécrétion rénale; elle existerait surtout au début, et s’expliquerait par la 
destruction des globules rouges, suivant la théorie de East, et par l’élévation de pression 
sanguine au moment du frisson, ce qui entraîne une augmentation de la sécrétion. 
Acide sulfurique. — L’élimination des sulfates suit une marche parallèle à celle de 
l’azote : elle est liée à la destruction des albuminoïdes. Toutefois une partie du soufre 
provenant de la protéolyse peut être imparfaitement oxydé, et donner des combinaisons 
organiques avec les phénols, ainsi que nous le signalons plus haut. 
Potasse. — Augmentation pendant la période fébrile, et rétention pendant la convales¬ 
cence, c’est-à-dire au moment de la reconstitution des tissus : telle est la conclusion du 
travail de Salkowski. 
Acide phosphorique. — Oscillations très variables, même en tenant compte de l’état 
de nutrition des fébricitants. Alors que les uns (Edlessen, A. Robin, Grimm) signalent une 
P2Os 
augmentation sensible dans le rapport de l’urine, d’autres auteurs (Rosenstein,
        

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