Bauhaus-Universität Weimar

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FER. 
pigments qui existent dans le tissu hépatique; inversement le foie renferme, à la 
période de croissance, des quantités notables de métaux alcalino-terreux ; 3° enfin et 
surtout, le fer hépatique passe dans la sécrétion du foie. Chez l’escargot en hibernation, 
on peut obtenir la sécrétion hépatique pure. On s’assure qu’elle contient du fer en pro¬ 
portion au moins égale à celle du tissu hépatique, comme chez les mammifères. Elle 
contient aussi un pigment remarquable, plus ou moins analogue à la bilirubine des 
mammifères (hélicorubine). 
53. Fonction martiale du foie. — On retrouve donc, chez les invertébrés, les mêmes 
faits que chez les mammifères. Ils sont généraux. Ils établissent brièvement que le foie 
des animaux (organe hépatique, hépato-pancréas) remplit une fonction spéciale relati¬ 
vement au fer de l’organisme. — C’est l’organe ferrugineux par excellence. Il fixe des 
quantités de fer considérables, par rapport à toutes les autres parties de l’économie. 
Cette teneur en fer est indépendante des circonstances extérieures; elle ne suit pas les 
variations de la richesse en fer du milieu ambiant; elle n’est pas influencée davantage par 
les variations les plus étendues du fer alimentaire (jeûne, hibernation). Elle l’est, au con¬ 
traire, parles conditions physiologiques qui la font varier entre des limites assez écartées. 
Le fer hépatique n’est donc pas un élément accidentel, dont l’existence dans le foie 
serait la simple conséquence de sa présence banale dans le milieu extérieur. Il résulte 
d’une intervention vitale et est destiné à exercer une action physiologique. Il subvient, 
en cas de besoins, aux dépenses et à la disette du reste de l’organisme. Enfin, il est 
destiné à s’éliminer partiellement par la sécrétion externe du foie (bile, liquide hépato- 
pancréatique). 
Ces faits établissent l’existence d'un mécanisme physiologique qui exige un nom 
approprié et réclame une étude spéciale. C’est ce que l’on a appelé la fonction martiale du 
foie (Dastre). 
54. Superposition, chez les mammifères, à la fonction martiale, des fonctions hématoly¬ 
tiques et hématopoiétiques du foie. — Chez les mammifères, les fonctions hématiques du 
foie (hématolyse, hématopoièse) ont masqué longtemps la fonction martiale. 
Il y a entre le fer du foie et le fer du sang, chez ces animaux, des relations qui ont 
été transformées, par extension abusive, en lien de dépendance absolue. On a enseigné 
que le fer était dans le foie par le sang et pour le sang. On a cru qu’il se produit dans 
le foie une destruction des globules (hématolyse) ou tout au moins un remaniement de 
leur matière colorante, l’hémoglobine, dont le terme définitif est le dépôt sur place du 
fer de la molécule hémoglobine et la formation des pigments de la bile aux dépens des 
éléments restants de cette molécule. Le dépôt hépatique est une réserve où l’organisme 
semble puiser pour constituer le fer circulant ou le reconstituer à la suite de grandes 
pertes (hémorrhagies profuses). On voit alors, en effet, le dépôt hépatique subir une 
forte diminution. 
La provision de fer augmente, au contraire, dans toutes les circonstances où il peut 
arriver au foie un excès de la matière colorante sanguine (Quincke, 1880 ; Glœveke, 1883), 
lorsque, par exemple, un poison, un virus ou une substance étrangère ont détruit dans 
Les vaisseaux mêmes une partie des globules sanguins; ou lorsqu il y a eu introduction 
artificielle du sang ou de pigment sanguin étranger. 
Ce sont là des faits qui intéressent au plus haut degré la physiologie. Ils font aper¬ 
cevoir une relation entre le fonctionnement du foie et l’évolution du sang; ils établissent 
un lien qui rattache au pigment sanguin les pigments biliaires, et par ceux-ci, ultérieu¬ 
rement, les pigments urinaires. 
Ces utiles notions ont détourné de chercher au fer hépatique, ou tout au moins à une 
partie de ce fer, un autre rôle que celui qui s’offrait avec tant d’évidence, c est-à-dire le 
rôle de témoin des mutations de l’hémoglobine et de réserve pour la reconstitution de 
ce pigment sanguin. Ce que l’on apprenait de la fonction hématique du foie dissimulait la 
fonction martiale proprement dite. 
L’étude des invertébrés a remis les choses au point. Elle a montré que le fer avait 
autre chose à faire dans le foie que d’alimenter l’hémoglobine, laquelle fait défaut chez 
ces animaux. Son rôle est plus général; il n’est pas seulement hématique. L’universalité 
du fer hépatique, l’identité de forme sous laquelle il se présente lui assignent une raison 
d’être universelle et une fonction commune.
        

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