Bauhaus-Universität Weimar

FER. 
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le foie qui en emmagasine Je fer à l’état de ferrine (Dastre et Floresco) et de nucléo- 
albumines ferrugineuses. Le foie se charge en même temps d’un pigment indéterminé 
(Lapicque), probablement le choléchrome (Dastre) distinct de la matière ferrugineuse. 
8° Lorsqu’une grande quantité de sang est détruite in toto dans le sang et dans les 
tissus, le foie se charge d’un hydrate ferrique lié à une petite quantité de matière orga¬ 
nique. Ce pigment, — eisenhaltige Körner des auteurs allemands, hydrate ferrique de 
Kunkel (1881); hémosidérine de composition inconstante de Neumann (1888) ; hépatine de 
Zaleski; Esenkörner de H. Nasse,— est en réalité l’hydrate 2Fe203,3H20, uni à une petite 
quantité de matière organique et pouvant affecter la forme colloïdale (rubigine, 
Lapicque et Auscher). 
Le résultat des études précédentes sur les vertébrés avait été de montrer l’importance 
du fer dans le foie et de lier la présence et les mutations du fer hépatique à la vie du sang : 
on entend dire, du sang rouge, à hémoglobine ferrugineuse. 
Ce n’était qu’un premier pas dans la question. 
51, en effet, le fer du foie était uniquement commandé par les mutations du sang 
rouge hémoglobique, on ne retrouverait point ce métal chez les invertébrés qui n’ont 
pas de sang rouge hémoglobinique et ferrugineux. Si, au contraire, on l’y retrouve, avec 
autant ou plus de constance et d’abondance, c’est que le fer hépatique n’est pas lié 
uniquement, ni peut-être même principalement à la vie du sang, aux mutations du fer 
hémoglobinique, qu’il a un rôle différent et plus général. C’est ce qui arrive, en effet. Ce 
fait nous conduit à la connaissance du rôle général du fer hépatique, à la notion de la 
fonction martiale du foie (Dastre et Floresco, A. de P., 1898). 
52. Fer chez les invertébrés. Fer du foie. — Dastre et Floresco (1898) ont recherché 
le fer chez les invertébrés où l’organe hépatique est assez bien délimité et assez distinct 
pour pouvoir être isolé. C’est le cas des mollusques et des crustacés, par exemple. — Le 
sang de ces animaux, et des invertébrés en général, ne contient pas de fer : ce métal y 
est fréquemment remplacé par le cuivre (hémocyanine). 
Dans 10 grammes de sang (hémolymphe), de homard, on n’a pas pu déceler le fer en 
quantité sensible, tandis que le foie en contenait 0milli8T,12 pour un gramme de tissu 
sec. Nous laissons de'côté les cas isolés d’invertébrés à sang hémoglobinique. 
De plus, il n’y a point de rate, autre organe qui, chez les vertébrés, peut être riche 
en fer. 
La recherche du fer chez les invertébrés a donné les résultats suivants, entièrement 
nouveaux. 
1° Chez les crustacés (homard, langouste, écrevisse), l’organe hépatique est riche en 
fer, et il est seul à l’être. 
2° Chez les céphalopodes (poulpe vulgaire, seiche, calmar), l’organe hépatique (hépato- 
pancréas) est riche en fer. Il contient vingt-cinq fois plus de fer, à poids égal, que le 
reste du corps. Il est mieux spécialisé à cet égard que lè foie des vertébrés supérieurs, 
puisqu’il est le seul organe chargé de fer, tandis que chez les mammifères le sang est 
le tissu ferrugineux par excellence et que la rate est fr équemment plus riche que le foie. 
Ici il n’y a pas de rate et le sang contient du cuivre; 
3° Chez les lamellibranches (huîtres, coquilles Saint-Jacques, moules), l’état de choses 
est analogue. Le foie contient constamment du fer. Il en contient cinq à six fois plus à 
poids égal et à l’état sec que le reste du corps, chez les huîtres; quatre à cinq fois plus 
chez les pectens; cinq fois chez les moules; 
4° Chez les gastéropodes, résultats analogues. Pas d’autre organe réellement riche 
en fer que le foie. La quantité de fer du foie est entre cinq et six fois plus considérable 
que celle du corps, à poids égal ; 
5° La proportion du fer du foie est indépendante du jeune et de l’alimentation, de la 
richesse en métal du milieu ambiant, de l’habitat terrestre ou marin, c’est-à-dire, en 
général, de toutes les circonstances extérieures et contingentes; 
6° Elle paraît dépendre, au contraire, des conditions physiologiques : 1° en premier 
lieu, de la période génitale et de formation des œufs : mais ce point exige de nouvelles 
Recherches ; 2° en second lieu, de la formation de la coquille chez l’escargot. Dastre et Flo¬ 
resco ont vu, en effet, que la coquille contient de fortes proportions de fer et les mêmes
        

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