Bauhaus-Universität Weimar

FER. 
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organiques 1 oxygène qui les brûle lentement; ils redescendent eux-mêmes, par suite de 
cette opération, à l’état ferreux. En présence de la matière organique le composé Fe203 
3H20 redevient FeO,H20. 
(1) Fe203,3H20 + mat. organique = 2 (FeO,H20) + IPO + (O +mat. organique). 
Les faits de ce genre sont trop universels pour n’avoir pas été observés très ancien¬ 
nement; mais ils n’ont été bien compris que vers le milieu du xixe siècle. Les chimistes 
du temps, Liebig, Dumas, surtout Schœnbein, Wœhler, Stenhouse et d’autres, constatèrent 
que l’oxyde ferrique exerçait, à la température ordinaire, une action comburante rapide 
sur un grand nombre de substances : l’herbe, la sciure de bois, la tourbe, le charbon, 
l’humus, la terre arable, les matières animales. L’exemple le plus vulgaire est celui de 
la destruction du linge par les taches de rouille : la substance de la fibre végétale est 
lentement brûlée par l’oxygène que lui cède l’oxyde. 
14. Retour du composé ferreux à l’état ferrique. — Cette combustion lente de 
matière organique, réalisée à froid par le fer, ne représente qu’un des aspects de son 
rôle biologique. Pour que le tableau soit complet, il y faut une contre-partie. Le phéno¬ 
mène n’aurait ni portée, ni conséquence, s’il se bornait à cette première action. Une fois 
épuisée la petite provision d’oxygène du sel de fer, et celui-ci redescendu au minimum 
d’oxydation, la source d’oxygène étant tarie, la combustion de la matière organique 
s’arrêterait. Il ne resterait plus que l’oxyde ferreux FeO,H20 et les sels ferreux que ce 
oxyde forme avec les acides, même faibles, albuminates, nucléinates, carbonates ferreux. 
Une oxydation insignifiante aurait été réalisée. 
Dans la réalité des choses, c’est une oxydation indéfinie, sans limites, qui doit 
s opérer et qui s’opère, en effet. Cela tient à ce que le phénomène précédent offre une 
contre-partie. Le sel de fer, qui est descendu au minimum d’oxydation et devenu sel 
ferieux, ne peut rester à cet état en présence de l’oxygène de l’air ou des autres sour¬ 
ces de ce gaz qui peuvent s offrir à lui. Il tend à remonter, par une marche inverse, à la 
condition antérieure de persel. L’oxyde ferreux lui-même, dans ces conditions, fournit 
de 1 oxyde ferrique hydraté Fe203, 3H20 et du carbonate ferreux C03Fe suivant l’équation : 
• (2) 3FeO, H20 + CO2 + O = C03Fe + Fe203, 3H20. 
On a. su de tout temps que les composés ferreux absorbaient l’oxygène de l’air pour 
passer à l’état ferrique. On peut même dire qu’on a vu, de tout temps, cette transfor¬ 
mation; car elle s’accompagne d’un changement de couleur caractéristique. Il y a pas¬ 
sage de la teinte vert pâle, qui est l’attribut des composés ferreux, à la nuance ocreuse 
ou rouge des composés ferriques. 
Le peroxyde de fer Fe203, 3H20 se trouve donc régénéré et peut servir de nouveau 
a la combustion de la matière organique, et il se trouve régénéré, non seulement en 
partie, comme l’indique l’équation (2), mais en totalité. En effet, le carbonate ferreux, 
formé suivant cette équation, devient soluble dans l’eau chargée d’acide carbonique. Et 
c’est alors qu’il fixe l’oxygène et se dédouble en Fe203, 3H20 et CO2. 
(3) 2 C03Fe + 0+ 3H20 = Fc203, 3H20 + 2C02. 
L’acide carbonique est lui-même régénéré et remis en liberté; nous avons dit,-en 
effet, qu’il ne se combine pas à l’oxyde ferrique qui est une base trop faible. 
15. Jeu alternatif des oxydations et des désoxydations. Continuité des phénomènes. - 
On peut concevoir maintenant ce qui arrivera si le composé ferrugineux est mis alter¬ 
nativement en présence de la matière organique et de l’oxygène. 
Dans la première phase, le fer cédera l’oxygène à la matière organique [équation (1)1 ; 
dans la seconde [équations (2) et (3)], il reprendra à l’atmosphère le comburant qu’il a 
cede et se retrouvera à son point de départ. La même série d’opérations pourra recom¬ 
mencer une seconde fois, une troisième fois, indéfiniment. Elle se reproduira aussi 
longtemps que se reproduiront les alternatives de la mise en présence de la matière 
organique et de l’oxygène atmosphérique, c’est-à-dire, en définitive, du producteur 
et du consommateur, entre lesquels le fer lui-même ne remplira d’autre rôle que celui 
d un honnête courtier. 
Il n-est pas nécessaire de recourir à ces alternatives que nous avons simplement 
imaginées pour rendre plus facile l’analyse du phénomène. Le résultat sera le même, 
si les deux contractants, l’oxygène de l’air et la matière organique, restent continuelle- 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME VI. 
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