Bauhaus-Universität Weimar

FATIGUE. 
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surtout par une diminution de hauteur; la fatigue psychique, au contraire, produit une 
augmentation du quotient de fatigue en diminuant le nombre des soulèvements. L’alcool 
produit une diminution du quotient par augmentation du nombre. Il faut donc dans 
chaque cas bien spécifier : 1° si une cause quelconque a modifié la somme de travail; 
2° si elle a modifié le quotient de fatigue; 3° quelles sont les valeurs absolues de la hau¬ 
teur totale et du nombre des soulèvements; 4° quelles sont les valeurs respectives de 
hauteurs successives des soulèvements. Cette dernière mensuration est très nécessaire; 
car, bien que la hauteur soit dans une certaine mesure indépendante du nombre des 
soulèvements, et que chacun de ces deux facteurs puisse varier isolément, il n’y a pas anta¬ 
gonisme entre eux, et même quelquefois il existe une certaine dépendance. Ainsi, par 
exemple, sous l’influence d’une certaine cause, la hauteur de chaque soulèvement peut 
rester la même ; mais, si le nombre augmente, la hauteur totale doit forcément augmenter. 
Enfin, à côté du quotient total il faut considérer les quotients partiels. Certaines 
variations de la courbe peuvent, en effet, échapper au quotient total; admettons qu’une 
cause amène une action excitante très fugace, suivie aussitôt d’une dépression : ces deux 
effets peuvent se contre-balancer dans la même courbe, au point que le quotient de fatigue 
n’en conservera aucune trace. Mais, si nous calculons les quotients partiels, c’est-à-dire le 
rapport entre la somme des hauteurs et leur nombre à un moment donné de l’expé¬ 
rience, nous connaîtrons alors les valeurs de l’effort moyen en fonction du temps. Nous 
arriverons ainsi à donner une expression mathématique à la courbe de la fatigue, à 
connaître ses particularités individuelles et ses variations. Le coefficient de résistance 
pourra alors être facilement calculé. On sait aujourd’hui d’une façon certaine que la forme 
de la courbe est due à deux variables : aux particularités individuelles, et aux différentes 
conditions dans lesquelles s’accomplit Je travail. Les variations accidentelles n’entrent 
pas en ligne de compte pour un muscle entraîné. Prenant en considération le quo¬ 
tient total et les quotients partiels, on parviendra à déterminer aux dépens de quelle partie 
de la courbe s’effectue une modification, et si elle affecte davantage les muscles ou les 
centres nerveux. 
Grâce à cette méthode, on peut rechercher si une action est centrale ou périphérique ; 
d autre part, il est extrêmement utile démultiplier les preuves à l’appui delà théorie qui 
fait dépendre la hauteur des contractions, plus particulièrement de l’état des muscles, et 
leur nombre du travail des centres nerveux. A côté des preuves fournies par Hoch et Krae¬ 
pelin, Ioteyko, Berninzone, se placent quelques nouveaux arguments donnés par Kraepe¬ 
lin et Oseretzkowsky. Résumons brièvement toutes les données relatives à ce sujet : 
1° Les dispositions psychiques au travail, variables suivant les heures de la journée, 
influent surtout sur le nombre de soulèvements (Hoch et Kraepelin); 2° Des modifications 
de force sous l’influence des repas retentissent avant tout sur les muscles; mais le léger 
état d’anémie cérébrale nous rend inaptes aux travaux psychiques; aussi la hauteur aug¬ 
mente-t-elle, quoique le nombre des soulèvements diminue(HocHetKRAEPELm); 3°L’exercice 
acquis, en faisant tous les jours des expériences à l’ergographe, augmente surtout le 
nombre des soulèvements (Hoch et Kraepelin) ; 4° La fatigue intellectuelle diminue surtout 
le nombre des soulèvements; pour l’affirmer, Hoch et Kraepelin se basent sur les expé¬ 
riences de Mosso. En outre, Kraepelin et Oseretzkowsky viennent de confirmer ce fait 
dans des expériences où, le travail ergographique étant effectué après une heure d’addi¬ 
tions ou d’autres calculs, on constata une excitation due à une augmentation du nombre 
de soulèvements. Dans des exercices plus compliqués, on observa une décroissance 
du travail par diminution du nombre des soulèvements; 5° La caféine, qui a une action 
musculaire, augmente la hauteur des soulèvements; 6° L’essence de thé diminue le 
nombre (Hoch, Kraepelin) ; 7° L’accumulation de fatigue, obtenue par plusieurs ergo- 
grammes, diminue surtout la hauteur, et beaucoup moins le nombre (J. Ioteyko) ; 8° Toutes 
les fois que le nombre des soulèvements est diminué dans un ergogramme, on constate 
une dépression centrale mesurable au dynamomètre et à l’esthésiomètre (J. Ioteyko); 
9° toutes les fois que le nombre des soulèvements est augmenté dans un ergogramme, 
on constate une dynamogénie centrale, mesurable sur la main opposée au dynamomètre 
et à 1 esthésiomètre ; 10° Une promenade d’une heure produit une diminution de hauteur 
et une augmentation de nombre (Kraepelin et Oseretzkowsky);" la première de ces 
actions est due à l’influence nuisible exercée sur les muscles par les déchets de la 
DICT. DE PHYSIOLOGIE. — TOME VI. 
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