Bauhaus-Universität Weimar

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FATIGUE. 
fluence de la tension sur la rigidité cadavérique; ils virent que les extenseurs se 
rigidifient avant les fléchisseurs). Heidenhain avait déjà montré l’influence de la tension 
sur le muscle actif; Gotschlich le démontra pour le muscle inactif. La tension rythmée 
produit plus d’acide que la tension continue. Le procédé de Heidenhain et de Gotschlich 
consiste à écraser le muscle dans la solution physiologique, à filtrer l’extrait et à 
rechercher sa réaction au moyen de l’alizarine sodée. Landau et Pacully montrèrent 
qu’un muscle qui est déchargé chaque fois qu’il atteint la hauteur de sa course se 
fatigue plus lentement et développe moins d’acide qu’un muscle qui reste chargé pen¬ 
dant la phase de la déeontraction. 
Ce rapport entre le développement de l’acidité musculaire et l’intensité du travail chi¬ 
mique apparaît aussi avec netteté dans le travail de Gleiss. Le muscle de crapaud, qui a 
une contraction plus lente que le muscle de grenouille, développe [régulièrement moins 
d’acide pendant son activité. L’auteur a pu constater, en outre, que le muscle de crapaud 
se fatiguait moins que le muscle de grenouille, et pouvait soulever des poids alors que ce 
dernier était déjà paralysé. La même différence existe entre les muscles pâles et les 
muscles rouges du lapin, du rat blanc et des chats. Le muscle rouge, à contraction lente, 
travaille plus économiquement et développe des produits de désassimilation en quantité 
moindre que le muscle pâle. Ces faits, qui sont en concordance parfaite avec les 
recherches myothermiques de Heidenhain et de Fick, ont été confirmés par Moleschott 
et *Battistini, qui ont vu que les muscles pâles du lapin développent beaucoup plus 
d’acide que les muscles rouges du chien. 
Dans d’autres recherches aucun parallélisme entre le degré d’acidité et le travail 
chimique n’a pu être démontré. 11 semblerait même que l’acidité n’est nullement en 
rapport avec le travail des muscles. Astaschewsky (1880) ayant expérimenté sur le lapin, 
a trouvé une diminution de l’acide libre des muscles tétanisés, et cela dans chaque 
expérience. Un résultat semblable a été obtenu par Warren. L’acide lactique décroît 
fortement dans les muscles fatigués, suivant Monari. 
Comparaison entre les valeurs moyennes de potasse saturable par l’acide libre 
contenu dans 100 parties de muscles au repos et fatigués, selon les divers auteurs. 
animal. 
REPOS. 
FATIGUE. 
AUTEURS. 
Grenouille......... 
0,047 
0,026 
Warren. 
_ ......... 
0,182 
0,144 
Moleschott et. Battistini. 
Pigeon........... 
0,360 
0,383 
— 
Cobaye .......... 
0,199 
0,296 
__ 
Lapin........... 
0,209 
0,145 
Astaschewsky. 
.......... 
0,192 
0,136 
Warren. 
_........... 
0,123 
0,176 
Moleschott et Battistini. 
_........... 
0,000 
0,067 
Weyl et Zeitler. 
Chien........... 
0,097 
0,112 
Moleschott et Battistini. 
(D’après le tableau de Moleschott et Battistini). 
Ce tableau nous montre donc que, contrairement à l’opinion de Du Bois-Reymond, 
la réaction du muscle au repos est légèrement acide, et non alcaline ou neutre. 
Moleschott et Battistini employèrent la phénol-phtaléine comme réactif; voici le rap¬ 
port trouvé par eux entre l’acidité des muscles au repos et des muscles tétanisés : 
AU REPOS. 
TÉTANISÉS. 
Chien...... 
100 
115 
Lapin...... 
100 
161 
Cobaye ..... 
100 
168 
Pigeon ..... 
100 
108 
Grenouille. . . . 
100 
79 
Ils n’ont pas constaté d’accumulation d’acide dans les muscles soustraits à la circula-
        

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