Bauhaus-Universität Weimar

ESTOMAC. 
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tance de l’absorption, on a examiné les liquides restant dans l’estomac, ou bien encore on 
a fait la recherche de ces substances dans certains liquides de sécrétion de l’organisme 
(urines, salive). D’autres fois on s’est contenté de voir au bout de combien de temps une 
substance toxique injectée dans l’estomac donnait lieu à des phénomènes d’intoxicatiou. 
b) Procédés cliniques. — Ces procédés comportent les difficultés qui sont inhérentes 
à toute expérimentation sur l’homme. La fermeture du pylore devient ici tout à fait im¬ 
possible. D autre part les substances destinées au contrôle de l’absorption doivent être 
ingérées ou introduites dans l’estomac à l’aide d’une sonde. Penzoldt et Faber, avant 
le repas dépreuve font prendre 0gr,20 d’iodure de potassium chimiquement pur et en 
particulier ne contenant pas d’acide iodique. L’iodure est administré en capsules de 
gélatine dont la face externe doit être préalablement débarrassée de toute trace d’iode. 
On recherche [ensuite, toutes les deux ou trois minutes, la présence de l’iode dans la 
salive ou dans 1 urine. Pour rechercher l’iode dans l’urine, Bourget emploie un papier 
réactif préparé en plongeant du papier filtre dans une solution d’amidon cuit à 5 p. 100; 
on fait sécher le papier, et on trace ensuite à sa surface des carrés de 5 centimètres de 
côté. Au centre de ces carrés, on verse deux ou trois gouttes d’une solution de persulfate 
d ammoniaque à a p. 100, et on fait sécher de nouveau à l’abri d’une lumière trop vive. 
Ce papier se colore en bleu au contact de tout liquide renfermant des traces d’iodure. 
Comme ce papier perd rapidement sa sensibilité, on prépare seulement d’avance le 
papier amidonné, et on verse le persulfate au moment de l’examen. Boas et Abele criti¬ 
quent le procédé de Penzoldt et Faber. Us estiment que le moment de l’apparition de 
1 iode dans la salive ou dans 1 urine n’est nullement l’expression du pouvoir de résorption 
de 1 estomac, parce que, si le sel potassique se décompose dans cette cavité, le temps 
de la résorption se trouve par là considérablement modifié. Boas admet cependant que, 
dans, le cas où l’on soupçonne une lésion grave de la muqueuse stomacale, l’épreuve 
de l’iode peut rendre des services en confirmant le diagnostic. 
Milner, Roth et Strauss préfèrent mesurer la puissance d’absorption de la muqueuse 
stomacale chez 1 homme, en examinant les solutions des substances introduites dans 
1 estomac quelque temps après les avoir laissé séjourner dans cet organe. Le premier de 
ces auteurs détermine le poids spécifique de ces solutions avant et après leur introduction 
dans l’estomac; Roth et Strauss, le point de congélation. 
B) Capacité d’absorption de la muqueuse stomacale. — Ce sujet ayant été traité 
déjà dans 1 article Absorption de ce Dictionnaire, nous nous limiterons à l’analyse de 
quelques travaux qui ne sont pas mentionnés dans cet article. 
Magendie avait constaté que l’estomac du chien absorbe rapidement l’eau. Bouchardat 
et Sandras sont arrivés à des résultats analogues en expérimentant sur l’homme et sur 
divers animaux avec 1 alcool. Colin a vu aussi que les estomacs du chat, du lapin et du 
porc absorbent la strychnine. Au contraire, Boulet et Colin ont constaté, en opérant sur 
le cheval, que cet animal supporte impunément l’introduction de strychnine dans son 
estomac quand on prend la précaution de lui lier auparavant le pylore. Ils en concluent 
que 1 estomac de cet animal n’est pas doué de propriétés absorbantes. Perosino, Ber- 
rutti, Triolani et Vella, reprenant cette expérience de Colin et de Bouley, ont vérifié à 
leur tour 1 exactitude du fait. Toutefois les physiologistes italiens prétendent que la 
strychnine est lentement absorbée par l’estomac de cheval et éliminée au fur et à 
mesure par les reins. La preuve en est, disent-ils, que le cheval ne s’empoisonne plus 
lorsqu on lui enlève tardivement la ligature du pylore. Remplaçant dans cette expérience 
la strychnine par le ferrocyanure de potassium, ils ont constaté que cette substance, 
introduite dans 1 estomac d’un cheval à pylore lié, apparaît deux heures après dans 
1 urine. Schiff, de son côté, a montré que l’estomac du chat absorbe rapidement certaines 
substances alimentaires, comme la dextrine et la peptone, tandis qu’il absorbe très len¬ 
tement la strychnine et 1 atropine. Les travaux de Tappeiner, Anrep, Penzoldt et Faber, 
Jaworski, Zweifel, Kuehl, Hofmeister, Meade-Smith, Klemperer et Scheuerlen, Segale, 
Hirsh et Mering, prouvent aussi que l’estomac de l’homme et de plusieurs animaux 
(chien, grenouille) peut absorber les substances les plus diverses (sels, alcaloïdes, sucre, 
dextrine, peptone, albumoses, alcool, chloral, etc.). On trouvera l’analyse de ces travaux 
dans 1 article Absorption. Mering a observé, par le procédé que nous avons décrit anté¬ 
rieurement, que 1 estomac n’absorbe pas des quantités appréciables d’eau, mais qu’il
        

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