Bauhaus-Universität Weimar

ESTOMAC. 
76 t 
Modifications morphologiques des cellules des glandes gastriques 
aux divers moments de leur activité. 
D’après Heidenhain et ses élèves. 
PÉRIODES 
DE REPOS ET D’ACTIVITÉ. 
GLANDES DU FOND 
CELLULES 
DES GLANDES PYLORIQÜES. 
CELLULES 
principales. 
CELLULES 
de bordure. 
Jeûne. 
Grosses et claires. 
Petites. 
Au début, contenu trouble; 
puis, claires et de gran¬ 
deur moyenne. 
Pendant les six premières 
heures de la digestion. 
Grosses et à con¬ 
tenu finement 
granuleux. 
Plus grosses. 
Ne subissent pas de chan- 
ment. 
De la sixième à la neuvième 
heure de la digestion. 
Diminuent de vo¬ 
lume, et leur con¬ 
tenu devient 
plus granuleux. 
Très grosses et 
bosselées. 
Augmentent de volume et 
deviennent plus claires; 
leur noyau a des formes 
irrégulières et se trouve 
placé près de la partie su¬ 
perficielle de la cellule. 
De la quinzième à la ving¬ 
tième heure après l’inges¬ 
tion des aliments. 
Augmentent de vo¬ 
lume et devien¬ 
nent claires. 
Diminuent de vo¬ 
lume etprennent 
des formes ar¬ 
rondies. 
Prennent des formes ratati¬ 
nées, et leur contenu se 
trouble. Leur noyau, qui 
est rond, présente des gra¬ 
nulations très nettes et se 
place vers le milieu de la 
cellule. 
K) Modes de sécrétion de l’estomac. — En se basant sur le point de départ de 
l’excitation qui met en activité les glandes gastriques, on a reconnu jusqu’ici trois modes 
de sécrétion dans l’estomac : 1° une sécrétion d’origine psychique, provoquée par la vue 
ou par l’odeur des aliments, ainsi que parle passage de ces substances à travers les voies 
supérieures de l’appareil digestif; 2° une sécrétion d’origine stomacale, résultant de l’in¬ 
troduction directe des aliments dans l’estomac; 3° une sécrétion d’origine intestinale, 
déterminée par la présence de certaines substances alimentaires dans la cavité de l’in¬ 
testin grêle. 
a) Sécrétion d’origine psychique. —En 1843, Blondlot avait observé que, tandis que 
l’introduction directe du sucre dans l’estomac n’amenait pas la sécrétion du suc 
gastrique, ce même aliment, ingéré par la bouche, produisait toujours une séerétion 
abondante de ce liquide. « On peut expliquer, disait-il, ce fait de différentes manières : 
celle qui me paraît le plus vraisemblable est que l’impression produite par le sucre sur 
l’organe du goût stimule sympathiquement la membrane interne de l’estomac. Une autre 
conséquence plus générale, qu’on peut, ce me semble, déduire de cette expérience, c’est 
que les opérations préliminaires de la dégustation, de la mastication, de l’insalivation 
et de la déglutition ont pour effet de provoquer sympathiquement un certain degré de 
surexcitation sur la membrane de l’estomac, et qu’ainsi elles ne sont pas sans influence 
sur la sécrétion du suc gastrique.» Blondlot termine en comparant l’estomac aux glandes 
salivaires, dont la sécrétion, dit-il, est activée par le simple contact des aliments avec 
l’orifice du conduit excréteur, sans que la glande elle-même soit stimulée directement. 
Quelque temps après ces observations, Bidder et Schmidt remarquèrent que la vue 
seule des aliments suffisait à provoquer, chez le chien, une sécrétion abondante de suc 
gastrique. En 1878, Ch. Richet vit aussi sur ce même animal, en lui faisant flairer un 
morceau de viande, que la muqueuse de l’estomac devenait rouge et que le suc gas¬ 
trique s’écoulait par la fistule d’une façon appréciable. Cet auteur constata en outre, sur 
son malade gastrotomisé, dont l’histoire est de tous connue, que la mastication des 
substances sapides et parfumées donnait constamment lieu à un flux relativement abon-
        

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