Bauhaus-Universität Weimar

ÉPILEPSIE CORTICALE. 
499 
HH 
SE * *• 
H 
de retarder la transmission. Ce sont les cellules de la substance grise qui, intervenant 
comme éléments actifs, retiennent, emmagasinent, en quelque sorte, l’excitation avant 
de la transmettre aux conducteurs. Pareil fait se produit chaque fois qu’un relai cellu¬ 
laire se trouve interposé entre deux conducteurs : dans la production des mouvements 
réflexes médullaires provoqués par l’excitation d’un nerf sensible, par exemple. On sait 
aussi que les réactions motrices sont beaucoup plus tardives que les mouvements pro¬ 
voqués par excitation directe pour une même longueur de trajet. Aussi l’assimilation 
de ces mouvements réflexes aux réactions motrices 
corticales s’est-elle naturellement présentée à l’esprit 
(Schiff). 
Ainsi, déjà à l’occasion des réactions motrices 
simples, l’écorce manifeste son activité propre, et l’on 
n est nullement fondé à prétendre qu’elle est simple¬ 
ment traversée par le courant. 
2° Différence d'excitabilité des deux substances. — Les 
faisceaux moteurs sous-corticaux présentent une excita¬ 
bilité moindre que l’écorce grise. Telle est la conclusion 
que F. f ranck et Pitres ont tirée de leurs expériences. Il 
est facile de s en assurer: une fois déterminée l’intensité 
minimum du courant nécessaire pour obtenir une pre¬ 
mière réaction corticale, on enlève soigneusement le 
cortex avec une curette tranchante, et l’on attend quelques 
instants pour laisser à l’hémorrhagie le temps de s’ar¬ 
rêter, et aux effets immédiats du traumatisme le temps 
de se dissiper. Dans ces conditions, il faut toujours ren¬ 
forcer 1 excitant pour obtenir la première réaction mo¬ 
trice. On observerait le phénomène inverse si l’écorce 
était une couche inexcitable simplement traversée par le 
courant. 
Les physiologistes partisans de l’inexcitabilité corti¬ 
cale ont critiqué cette expérience pour les besoins de la cause. Vclpian, Coüty ont pré¬ 
tendu que le traumatisme produit par l’ablation du cortex entraînait la diminution 
d excitabilité du centre ovale ; mais ils n’ont jamais justifié cette assertion. D’ailleurs il 
est aisé de répéter l’expérience à l’abri de cette critique, en supprimant l’écorce fonc¬ 
tionnellement (chloral, réfrigération), sans avoir recours à la méthode sanglante : elle 
aboutit aux mêmes conclusions. 
Il est à noter cependant que, à mesure que l’on s’éloigne de l’écorce, l’excitabilité 
des faisceaux moteurs semble augmenter, si bien que, au niveau de la capsule interne, 
elle redevient sensiblement égale à celle de l’écorce. Mais il y a lieu de croire que ce 
n est qu une apparence ; car, en raison de la convergence croissante des libres motrices^ 
on excite un nombre de faisceaux plus grand dans la capsule que sous le cortex 1. 
3° Caractère différentiel du tétanos cortical et du tétanos centre-ovalaire. — Nous 
savons qu en appliquant au cerveau des excitations électriques très rapprochées les 
unes des autres, on arrive à produire une contraction musculaire soutenue, un véri¬ 
table tétanos, à secousses fusionnées ou non. Cette réaction n’est point spéciale à 
l’écorce; elle peut s’obtenir sur n’importe quel point des faisceaux moteurs. Mais, si 
1 on compare la réaction tétanique du centre-ovale à celle de l’écorce grise, on y voit 
une différence importante. L’inscription graphique de la contraction musculaire montre 
que, dans le premier cas, le relâchement se fait brusquement, au moment précis oh cess e 
l’application du courant, tandis que, dans le second, la contraction du muscle survit à 
Fig. 226. — Différence du retard des 
mouvements M et M’ suivant 
qu’on excite la zone motrice (M) 
ou la substance blanche sous-ja¬ 
cente (M’). — Le retard, qui est de 
6 1/2 centièmes de seconde dans 
le premier cas, se réduit à 4 1/2 
centièmes dans le second. 
1. La convergence des fibres au niveau de la région capsulaire permet aussi de comprendre 
pourquoi il est plus difficile d’obtenir des réactions motrices indépendantes en ce point, qu’à la 
surface du cerveau ou au niveau du centre ovale. Les faisceaux moteurs deviennent très voisins 
les uns des autres, et il faut recourir à des excitateurs de petit volume pour les atteindre isolé¬ 
ment: on a pu cependant établir la topographie de la capsule interne daus sa partie motrice 
F. Franck).
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.