Bauhaus-Universität Weimar

357 
ÉLECTRICITÉ. 
ÎwldlrfI?CtriCité aûim^Ie :d0it’ avant lout’ r®s°udre la question de savoir si 
t préexiste dans l’organisme animal, ou bien si elle n’est que le pro- 
luit lonetmnne1 des tissus et des organes, un épiphénomène de leur activité. C’est! ce 
résouteTdevenu T électr°-physiologistes en deux camps, et, sans être définitivement 
l’étude d’éleefripitr ^ P°'nt.de depart de deux Tories, qui dominent actuellement 
£££!Âlr : m°rie mMaMn de °0 et la morte âe 
d^lÖTirr baSe,'e PrinCipe de ‘a Pr®ex'stence des phénomènes électriqnes 
cales- ewT.Tt, ,eX? qUe P8r "ne disPosition et orientation spéciale des molé- 
’ , a ttie°ne Physique de l’électricité animale. La seconde rejette ce principe et 
ZZàiï r,“i eStaHti0nS,éleClriq"eS de t'or8an*sme vivant par des' changement- 
théorie rhimi !jeUi.6S tlSSUS et dans Ies orSanes pendant leur activité; c’est la 
aueMe.th ? le ectncite animale. Les deux théories ont-été émises pour expli- 
nerP et H’ r°TneS électri1ues dans le muscle et ont été généralisées ensuite pour le 
sanee et aeS N°US allons les exPoser brièvement; car leur connais- 
nce est indispensable pour bien comprendre les faits décrits plus haut. 
est comnip10 m°IécuIaire1da D” Bois-Reymond. - Le point fondamental de cette théorie 
’ • n0US vfnons de le dire, la préexistence des phénomènes électromoteurs dans 
nui nrnnvTtarima ’ ^ S°n P°mt d® départ est dans les faits étabHspar DU Bois-Reymond, 
retST \eX1StenCfl auX surfaces du mus°le et du nerf d’une disposition absolument 
reguliere des tensions électriques, dont il résulte un courant déterminé à l’état de repos 
si quune variation négative, avec des courants électrotoniques, à l’état d’activité’ 
sur a7onn,mft B q V ^ naissance ]a conception hypothétique de du Bois-Reymond 
se trouvé J r T du muscle et son analogie avec l’aimant. Du Bois-Reymond 
se trouvait évidemment sous la domination des idées d’AupÈRE, qui venait alors de 
nSénnir6 S?“^brillante à la question du rapport entre l’action de l’aimant et les 
phénomènes electrodynamiques. L’analogie entre l’action de l’aimant et celle des forces 
frannp°rT CGIS ^ mUSC'e et dU n6rf SUr Pai8uille galvanométrique devait forcément 
rapper 1 esprit perspicace et logique de du Bois-Reymond. Cette analogie paraissait d’au- 
nrésentPntPrbab^ 6 qUe’ danS le muscle’ COmme dans rairnant’ les fragments découpés 
présentent la meme repartition de potentiels électriques que le muscle tout entier 
Comme, dans 1 hypothèse d’AMpÈRE, l’aimant est composé d’un grand nombre de molé- 
Reymond0«^ Tïnei m! Séparément un aimant comPlat avec ses deux pôles, du Bois- 
nerveTe P^ “eDt’ pour le muscle et le nerf, que chaque fibre musculaire ou 
1 C°nstltuee par une mfînité de Pelits éléments électromoteurs, molécules péri- 
Tm Zre ®q,;atoriale positive et deux zones polaires négatives. Rosenthal 
( ), s la dernière edition de sa Physiologie générale des muscles et des nerfs, trouve 
avec raison Je mot «molécule » impropre, car il ne correspond guère à la conception 
nette et précise que 1 on se fàit de ce mot en chimie. La molécule électromusculaire et 
electroneryeuse de du Bois-Reymond n’est pas une molécule chimique dans le sens strict 
u mot. C est plutôt une agrégation de plusieurs molécules chimiques unies d’une cer¬ 
taine façon. Aussi Rosenthal propose-t-il - et nous adhérons complètement à sa ma¬ 
niéré de voir — de remplacer dans la théorie moléculaire Je mot « molécule » par des 
expressions plus appropriées : myomère et neuromère, qui représenteraient ainsi les plus 
petites particules intégrantes des muscles et des nerfs. Chacune de ces particules est 
composée de nombreuses molécules d’une constitution chimique différente et est douée 
de propriétés électromotrices déterminées. Cette conception concorde très bien avec les 
données histologiques actuelles sur la structure du muscle, mais il n’en est pas ainsi 
pour Je nerf, dont la structure ne prête aucun appui à la conception d’un nerf constitué 
par des^ particules infiniment petites et homogènes. La neuromère est donc une conception 
hypothétique au point de vue anatomique, mais au point de vue physiologique elle pré¬ 
sente une unité qui permet d’envisager à un point de vue uniforme la vibration nerveuse 
et les phénomènes électriques des nerfs. Nous adoptons donc dans notre exposé les déno¬ 
minations de myomère et de neuromère, proposées par Rosenthal, à la place de molécule, 
qui nous paraît impropre pour désigner l’élément électromoteur des fibres nerveuse et 
musculaire. 
On peut de cette façon se représenter histologiquement chaque fibre musculaire
        

Nutzerhinweis

Sehr geehrte Benutzer,

aufgrund der aktuellen Entwicklungen in der Webtechnologie, die im Goobi viewer verwendet wird, unterstützt die Software den von Ihnen verwendeten Browser nicht mehr.

Bitte benutzen Sie einen der folgenden Browser, um diese Seite korrekt darstellen zu können.

Vielen Dank für Ihr Verständnis.