Bauhaus-Universität Weimar

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FACIAL (Nerf). 
découvrir l’interstice musculaire entre le temporal et les muscles cervicaux; on fait une 
incision longitudinale de ces derniers muscles dans une étendue de 3 à 4 centimètres, 
immédiatement en arrière de la ligne courbe occipitale supérieure. On met à nu la 
fossette occipitale au fond de l’incision au moyen d’une rugine. Avec un ciseau et un 
marteau on enlève cette portion de l’occipital, ou, si elle est suffisamment mince, on la 
traverse avec un perforateur. Avec un couteau à lame triangulaire, mousse à son extré¬ 
mité terminale, on perfore la dure-mère et on arrive au conduit auditif interne en faisant 
glisser l’instrument le long du rocher. 
Section dans le trajet intrapétreux. — a) Rappelons pour mémoire le procédé que 
Magendie a employé chez le lapin : il introduisait dans la fosse temporale la branche 
d’une simple paire de ciseaux; puis, arrivé au bord supérieur du rocher, il coupait l’os 
d’arrière en avant. Le peu de résistance du tissu du rocher chez le lapin rend, dit-il, la 
section assez facile. 
b) Section dans la caisse du tympan (Cl. Bernard). — On cherche d’abord à sentir la caisse 
du tympan, ce qui est facile chez les chiens, les chats, les lapins à cause de la saillie que 
forme au-dessous de l’apophyse mastoïde cette portion de l’oreille moyenne. Avec uu 
instrument bien trempé et en forme de ciseau, on pénètre directement dans la caisse par 
la paroi inférieure qui est très mince. Alors l’instrument se meut avec facilité dans 
l’oreille moyenne. On dirige sa pointe en haut et en arrière, en la faisant marcher trans¬ 
versalement, et, en appuyant fortement sur l’os, on divise le nerf facial à son troisième 
coude, lorsqu’il s’infléchit en bas vers le trou stylo-mastoïdien. Lorsque au lieu de porter 
l’instrument vers la partie postérieure de la caisse, on le porte vers sa partie antérieure 
et supérieure, on peut aller détruire le facial au moment de son entrée dans le canal 
spiroïde. Comme conséquence de la section simultanée de l’acoustique et des canaux 
semi-circulaires, dans cette dernière manière d’opérer, Cl. Bernard signale une incli¬ 
naison de la tête du côté opéré. 
Chez le chien, chez le chat, à la rigueur même chez le lapin, on pourrait encore, au 
lieu de pénétrer par la partie inférieure de la caisse, introduire l’instrument par le con¬ 
duit auditif en perforant la membrane du tympan (Syst. nerveux, n, 19). 
c) Procédé de la fenêtre ronde (Tribondeau. Journ. de méd. de Bordeaux, 1893. Laffay, 
Th. Bordeaux, 1896. A. de P., 1897, 698). 
Le procédé imaginé par Tribondeau est basé sur ce fait qu’un instrument perforant, 
introduit par la fenêtre ronde du chien, arrive très facilement jusque dans le conduit 
auditif interne où il sectionne le facial en même temps que l’auditif et l’intermédiaire. 
Le procédé comprend trois temps : le premier temps consiste à inciser les tissus 
jusqu’à ce qu’on arrive au conduit auditif externe osseux, puis à créer dans la paroi 
externe de la caisse du tympan une brèche suffisante pour apercevoir sa paroi interne ; 
le deuxième temps ou temps principal consiste à introduire par la fenêtre ronde un per¬ 
forateur qui va atteindre et interrompre le facial au niveau du conduit auditif interne. Le 
troisième temps a pour but d’assurer l’hémostase et de fermer la plaie. 
D’après les indications données par Tribondeau, il faut choisir un chien de moyenne 
taille à long cou. On fait, de préférence en arrière du pavillon de l’oreille — car en avant 
les vaisseaux sont très nombreux — une longue incision verticale, et l’on coupe les tis¬ 
sus, en pinçant les vaisseaux qui saignent jusqu’à ce qu’on arrive sur l’arête où on ren¬ 
contre la ligne occipitale supérieure et la ligne temporale. 
Au-dessous de cette dernière, juste en arrière du conduit auditif externe qu’on suit 
surtout bien en introduisant une sonde cannelée dans son intérieur, est une paroi osseuse 
qu’on fait sauter à la gouge. L’oreille moyenne est ouverte du coup ; si l’orifice n’est pas 
assez vaste, rien n’empêche d’exciser le bout profond du conduit auditif cartilagineux. 
La caisse du tympan est alors visible : elle se montre divisée en deux parties par une 
très mince ligne osseuse saillante, à direction générale antéro-postérieure. La partie 
inférieure est la bulle tympanique, la partie supérieure présente une sorte de cône très 
apparent, terminé par un orifice fermé par une membrane : c’est la fenêtre ronde. 
C’est par cette fenêtre qu’il faut pénétrer en introduisant une fraise mise en rotation 
par un foret qu’on dirige en haut et en arrière. Une première résistance due à l’étroi¬ 
tesse de la fenêtre est vaincue. L’instrument se meut alors dans une cavité qui n’est 
autre que le limaçon. A ce moment, l’animal dont l’oreille est ainsi lésée présente du
        

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