Bauhaus-Universität Weimar

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ESTOMAC. 
faudrait encore pouvoir juger de la proportion des matières qui ont été dissoutes et 
transformées, et de celles qui n’ont été que divisées. 
On voit donc que Colin adresse à son procédé le même reproche que nous avons 
adressé aux méthodes précédentes. Cette imperfection des méthodes est encore une des 
causes qui explique l’incertitude qui règne sur cette question. 
D) Examen du contenu stomacal. — a) Examen chimique. — La composition chi¬ 
mique du milieu stomacal varie suivant de multiples conditions. Voici les plus impor¬ 
tantes : 1° la nature des aliments ingérés; 2° le moment de la digestion; 3° l’espèce 
d’animal qu’on considère. 
1° Acides du contenu stomacal. — La réaction du contenu stomacal ne devient uni¬ 
formément acide qu’après plusieurs heures de digestion. Au début de cet acte, seules les 
couches superficielles du contenu gastrique sont acides, surtout dans la région du fond 
de l’estomac, où se produit la sécrétion la plus abondante de suc gastrique. Quelque temps 
après, lorsque les mouvements de l’estomac commencent, la masse alimentaire qui se 
trouve dans la région pylorique est intimement mélangée avec le suc gastrique, et la 
réaction en cet endroit devient uniformément acide. Pendant ce temps les aliments qui 
sont encore emmagasinés dans la région du fond et dans la région cardiaque sans y 
subir la moindre agitation, se laissent, par diffusion, pénétrer par l’acide du suc gastrique ; 
mais celte diffusion est tellement lente que, même après une ou deux heures de digestion, 
les couches centrales du contenu stomacal, dans ces régions et spécialement dans la région 
cardiaque, présentent encore une réaction neutre ou alcaline (Cannon). Enfin, au fur et à 
mesure que le travail digestif avance, le suc gastrique arrive à se mettre en contact 
avec tous les points de la niasse alimentaire, et celle-ci acquiert dans toute son épaisseur 
une réaction franchement acide. L’intensité de cette réaction augmente progressivement 
pendant les premières heures de la digestion, pour atteindre un optimum vers la troi¬ 
sième ou la quatrième heure de cet acte. 
Les corps qui communiquent leur réaction acide au milieu stomacal sont, par ordre 
d’importance, l’acide chlorhydrique, l’acide lactique, les phosphates acides, et plusieurs 
acides de la série grasse (acides acétique, formique, butyrique, etc.). 
L’acide chlorhydrique provient exclusivement de la sécrétion glandulaire. Il se trouve 
dans le milieu stomacal sous deux formes différentes : à l'état de combinaison avec les 
principes protéiques et à l’état libre. De ces deux fractions d’acide, la première est à 
tous les points de vue la plus importante (voir plus haut page 635). 
L’acide lactique n’est pas un produit de sécrétion. 11 prend naissance dans le milieu 
stomacal sous l’influence d’une fermentation microbienne qui se développe aux dépens 
des hydrates de carbone et spécialement du glucose. D’autre part, l’acide lactique peut 
aussi avoir une origine alimentaire. En effet, certaines substances, comme le lait, le 
foie et la viande, en renferment, assez souvent, des quantités plus ou moins considé¬ 
rables. 
Les phosphates acides sont sécrétés par la muqueuse gastrique, mais dans des 
proportions tellement faibles qu’on peut dire que ces sels ne jouent aucun rôle actif 
dans la réaction du milieu stomacal. 
Quant aux acides gras, ils n’offrent pas beaucoup d’intérêt. Ces acides sont toujours 
produits par des actions microbiennes, et ils n’apparaissent dans le milieu stomacal que 
dans des conditions anormales. 
Disons, pour terminer, qu’à côté de ces acides on peut aussi trouver incidemment dans 
le milieu stomacal plusieurs autres acides d’origine alimentaire, tels que l’acide oxalique, 
l’acide citrique, l’acide tartrique, l’acide malique, l’acide tannique, etc. 
2° Ferments solubles du contenu stomacal. — Les ferments solubles qu’on trouve dans 
le milieu stomacal proviennent des sources suivantes : 1° de la salive; 2° des aliments; 
3° du suc gastrique, et 4° des sucs intestinal et pancréatique qui peuvent refluer de temps 
à autre dans la cavité gastrique pendant la digestion. 
La salive fournit au milieu stomacal un ferment amylolytique. Certains aliments 
apportent aussi dans ce milieu un ferment amylolytique et un ferment peptonisant. 
D’après Ellenberger et Hofmeister, l’avoine renfermerait dans sa composition ces deux 
espèces de ferment. Nous savons, d’autre part, grâce aux travaux de Brücke et de Kühne, 
que presque tous les tissus d’origine animale renferment de la pepsine. D’autres fer-
        

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