Bauhaus-Universität Weimar

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ESTOMAC. 
groupes : les unes se caractérisent par une hypersécrétion acide, les autres par une 
hypersécrétion muqueuse. Enfin, l'immense majorité des pathologistes admettent que la 
sécrétion muqueuse persiste dans l’atrophie grave de l’estomac, tandis que les secrétions 
spécifiques disparaissent complètement. 
Dauber a observé une maladie caractérisée par une sécrétion acide continue, mais 
avec excès de mucus, la gastrosucorrhée muqueuse. 
Disons encore que, d’après Schmidt, le mucus stomacal éprouve, sous 1 influence de 
certaines maladies, quelques modifications morphologiques qui se reveient par des chan¬ 
gements dans les réactions colorantes des éléments cellulaires contenus dans ce liquide. 
La sécrétion muqueuse de l’estomac se distingue des autres sécrétions spécifiques 
de cet organe par la manière dont elle se comporte vis-à-vis des divers excitants Les 
agents physiques et chimiques, qui sont tout à fait impuissants à provoquer la formation 
d’un suc gastrique actif, donnent toujours lieu à une sécrétion très abondante de mucus. 
D’une manière générale, toute irritation de la muqueuse gastrique, de quelque nature 
qu’elle soit, fait augmenter la quantity de mucus sécrété par l’estomac. On sait de longue 
date que l’attouchement ou le pincement de la muqueuse produisent cet effet II en est 
de même si l’on introduit certains corps chimiques irritants dans 1 estomac. Pawlow et 
son élève Sawrieff ont vu que, dans ce dernier cas, la sécrétion muqueuse pouvait 
devenir cent fois plus forte qu’à l’état normal. Ces expériences ont été faites avec 
l’alcool absolu, l’essence de moutarde, une solution de sublime corrosif a - p. 
et une solution de nitrate d’argent à 2 p. 100. 
F) Formation des sels et de l’eau du suc gastrique. — Les recherches sur la-con¬ 
centration moléculaire des liquides de l’organisme, entreprises a 1 aide de la méthode 
cryoscopique de RaouUt, ont donné à Koranyi, Winter et Hamburger des résultats fo 
importants qui montrent le rôle que jouent les phénomènes de 1 osmose dans la corn- 
pofitio,! chimique de ces liquides. WmTSR a constaté que la excentrât,on moleculaare 
du suc gastrique oscille, comme celle de tous les autres liquides de secrétion de 1 o 
garnie autour d’un axe qui est représenté par la concentration du sérum sanguin 
Si l’on examine la concentration moléculaire du suc gastrique aux divers moments du 
cycle digestif, on trouve que cette concentration oscille entre deux limites mathema 
quementdéfinies. L’une, qui est égale à 0,36, est constante, et liée à la resistance des , 
cellules. L’autre, variable avec les individus, ne dépasse jamais la concenU^tlon dlJ 
sérum sanguin, et est égale à 0, 55. Si, au début de la digestion, par la dilution du repas 
ingéré l’une de ces deux limites se trouve dépassée, le premier travail de 1 organisme 
consiste à ramener cette dilution dans les limites obligatoires. Ce retour aux conditions 
physiologiques peut être plus ou moins rapide, mais se produit constamment 11 est le 
résultat des courants osmotiques qui s’établissent entre le sang et le contenu stomacal, 
et représente la lutte de l’organisme contre toute velléité de désordre; lutte non pas intel¬ 
ligente, comme on l’admet communément, mais lutte nécessaire due a 1 intervention 
aveugle des lois osmotiques vérifiables pour l’estomac comme pour la cellule artificielle de 
Pfeffer La seule différence qui existe entre ces deux appareils au point de vue de leur 
fonctionnement osmotique, résiderait dans ce fait que les cellules vivantes se laissen 
traverser par d’autres molécules chimiques (NaCl surtout), que celles de 1 eau, tandis 
que les cellules artificielles ne sont perméables qu à ces dermeres molecules. En 
somme d’après Winter,Ta concentration moléculaire du suc gastrique serait soumise a 
trois ordres9 de forces qui se contrebalancent constamment, pendant toute la duree du 
cycle digestif. L’une de ces forces est représentée par le chlorure de sodium; la seconde 
par le pouvoir dissolvant du sang. Enfin, la troisième se rattache à la résorption des 
produits9 digestifs par l’estomac. Cette dernière est la plus importante. Elle depend 
centres vaso-moteurs et peut être caractérisée par l’ensemble des autres éléments phy- 
S1(1 T^utTécemment, Roth1 et Strauss ont repris l’étude de cette question, en se servant 
aussi de la méthode cryoscopique. Ces auteurs ont introduit dans l’estomac des solutions 
de concentration variable (hypertoniques, isotoniques et par rapport au 
plasma du sang) et de nature différente (solutions de chlorure de sodium, et de sucre eau 
distillée repas d’épreuve). En étudiant les modifications moléculaires que ces liqu 
subissent^ans l’eslmac, ils sont arrivés à la conclusion suivante. Les phénomènes d
        

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