Bauhaus-Universität Weimar

ESTOMAC. 
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dalbumine pure se transforme sous l’influence de la pepsine en albumoses primaires. 
D’autre part, il fait voir que, lorsque la formation de l’acidalbumine est faible, comme 
cela arrive dans les liquides de digestion peu acides, l’acidalbumine formée se trans¬ 
forme en alburnose primaire, au fur et à mesure de sa production. C’est ainsi qu’il 
explique les résultats obtenus par Züntz. 
En résumé, la digestion peptique de la fibrine fournit, en dehors des syntonines et 
des peptones, termes dont la constitution chimique nous est plus ou moins connue, un 
groupe de substances qu’on désigne par le nom générique à.’albumoses, ayant des réac¬ 
tions assez différentes, mais qui ne sont probablement pas des espèces chimiques bien 
définies. Tous les jours on propose de nouveaux réactifs pour séparer les albumoses des 
peptones (chlorure de fer et carbonate de zinc, chlorure de zinc, etc.), mais aucun n’est 
bien satisfaisant. Il est difficile de prévoir où l’on s’arrêtera dans cette voie, mais évi¬ 
demment, tant qu’on n’aura pas des notions exactes sur la constitution moléculaire des 
albumines, on ne sera pas en mesure de connaître les produits dérivés de la digestion 
peptique de ces substances. 
Une des questions les plus difficiles à résoudre, est celle de savoir si les différents 
principes albuminoïdes se dédoublent de la même façon sous l’influence de la pepsine. 
La plupart des auteurs admettent que, quelle que soit la substance protéique qu’on met 
à digérer dans les liqueurs peptiques, on retrouve toujours les termes essentiels que 
nous avons décrits dans la digestion de la fibrine. Ces auteurs désignent par le nom géné¬ 
ral de protéoses les albumoses qui résultent de la digestion de chacune de ces substances, 
et, pour les distinguer les unes des autres, ils leur donnent des noms en rapport avec 
leur origine : fibrinöses, ovalbumoses, vitelloses, globuloses, myosinoses, caséoses, mucinoses, 
gélatoses, ëlastoses, etc. Dans chacun de ces groupes, on trouve, bien entendu, les diverses 
protéoses que nous avons signalées : hétéro, proto et deutéro, avec une quantité plus ou 
moins grande d’anti-protéoses. En ce qui concerne les peptones, il y a aussi une termi¬ 
nologie différente suivant les substances dont elles dérivent. On connaît la fibrine 
peptone, la globuline peptone, Y albumine peptone, la caséine peptone, etc. Tous ces corps 
se ressemblent plus ou moins par leurs propriétés générales, mais il est impossible de 
dire s’ils sont des espèces chimiques semblables. (Voir, pour plus de détails, les articles 
Albuminoïdes, Protéoses et Peptones.) 
Quoi qu’il en soit de la nature chimique de ces corps, ce qu’il nous importe surtout 
desavoir c’est la façon dont ils prennent naissance. Les travaux de Schutzenberger ét 
d’autres auteurs nous ont appris que, sous l’influence des agents hydrolytiques ordi¬ 
naires, les principes albuminoïdes se transforment dans les mêmes produits que sous 
l’influence des solutions acides de pepsine. On sait, en outre, qu’en déshydratant ces der¬ 
niers produits, on arrive à obtenir des corps qui présentent les mêmes caractères que 
les matières protéiques dont ils dérivent. Henninger a démontré, en chauffant la peptone- 
albumine pure avec de l’acide acétique anhydre, qu’on peut obtenir un liquide qui, 
débarrassé de l’excès d’acide par distillation et soumis à la dialyse, coagule par la cha¬ 
leur, et précipite par la plupart des réactifs de l’albumine. De son côté, Hofmeister a 
vu, en maintenant les peptones à 140° et en les reprenant par l’eau, que le .résidu inso¬ 
luble avait quelques-unes des réactions de l’albumine coagulée. Par des expériences du 
même ordre, Contejean a réussi à transformer partiellement la peptone en propep- 
tone. Enfin, Danilewski soutient que, si Ton prend une solution de peptone bien pure et 
si on en sature exactement à 50° une moitié par l’acide chlorhydrique et l’autre par la 
soude, puis qu’on mélange les deux parties, on obtient un liquide qui aurait les pro¬ 
priétés des albumoses. Il semble donc très probable que le processus de la peptonisation 
est, comme les autres processus digestifs, un simple phénomène d’hydrolyse; mais nous 
ne pouvons pas l’assurer d’une façon certaine, car, malgré les affirmations de quelques 
auteurs, nous ne savons pas encore si les peptones véritablement pures contiennent 
plus d’hydrogène et d’oxygène que les substances dont elles dérivent. La plupart des 
analyses que nous connaissons sur ces peptones présentent en effet des écarts tout aussi 
considérables que ceux qu’on trouve entre les diverses espèces d’albumines. 
On a aussi essayé d’expliquer le processus de la peptonisation en disant que les albu¬ 
minoïdes, substances colloïdes et insolubles, seraient les produits de polymérisation 
des peptones solubles ; exactement de même que les hydrates de carbone, colloïdes et
        

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