Bauhaus-Universität Weimar

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ESTOMAC. 
de fibrine; mais ce qu’il y a de vraiment remarquable, c’est que ce liquide, qui offre 
au plus haut degré les propriétés de la pepsine, ne présente plus un grand nombre de 
réactions, qui sont caractéristiques des principes albuminoïdes. C’est ainsi qu’il n’est 
plus précipitable, ni parle sublimé, ni par le tanin, ni par l’acide nitrique. 
Un autre caractère, qui permet de séparer la pepsine des liquides dans lesquels elle 
se trouve en solution, est sa faible diffusibilité. Cette propriété a permis à quelques 
auteurs de préparer de la pepsine très pure. Maly est arrivé, en soumettant à la dialyse 
a liqueur acidulée de Brücke, à obtenir un liquide, qui, quoique très pauvre en matières 
fixes (0ffr,0005 p. 1000), se montre particulièrement actif. Sündberg aussi emploie la 
dialyse dans ce même but; mais son procédé est un peu différent de celui de Brücke et 
de Maly. 11 broie la muqueuse stomacale avec du sel marin, et, lorsque la trituration 
est complète, il additionne le mélange d’une quantité d’eau suffisante à dissoudre le 
sel. Cette bouillie est ensuite mise à macérer pendant deux ou trois jours, puis jetée sur 
un filtre. La liqueur filtrée est débarrassée du sel qu’elle contient par la dialyse, faite 
en présence de l’eau acidulée. Le liquide qui reste dans le dialyseur est comme celui 
qu’on obtient par le procédé de Maly, d’une grande puissance protéolytique, et exces¬ 
sivement pauvre en albumine. Si on veut le purifier encore, Sündberg conseille de 
l’additionner d’un mélange de phosphate disodique et de chlorure de calcium et de le 
neutraliser par l’ammoniaque étendue. Il se forme alors un précipité qu’on sépare par 
filtration. Ce précipité, lavé d’abord à l’eau, est dissous dans l’acide chlorhydrique 
étendu, puis soumis à la dialyse, jusqu’à la disparition complète des sels qu’il renferme. 
Le liquide ainsi obtenu ne contient pas des traces d’albumine. Tout au moins, Sündberg 
affirme qu’il ne précipite plus par aucun des réactifs des principes albuminoïdes (tanin, 
sublimé, iode, chlorure de platine, acétate et sous-acétate de plomb). Seul l’alcool 
absolu jouit du pouvoir de le troubler en y donnant un précipité louche, composé d’une 
série de flocons, qui, soumis à la calcination, dégagent une odeur de corne brûlée. 
A. Gautier a proposé une autre méthode. Les raclures de la muqueuse stomacale, 
lavées à l’eau fraîche, sont mises à digérer avec 5 fois leur volume d’eau acidulée de 
isr,5 p. 100 d’acide acétique, en présence d’une trace d’acide cyanhydrique, et en agitant 
de temps à autre. Après vingt-quatre heures, on exprime dans un linge, on neutralise 
presque la liqueur, on la filtre et on la concentre au cinquième dans le vide à 40°. On 
a précipite alors par une grande quantité d’alcool à 95°. On redissout le précipité dans 
l’eau, on filtre, et le liquide, neutralisé par de la craie en excès, est, sans filtration 
préalable, additionné de sublimé. Quand il ne se fait plus de flocons sensibles, et que le 
louche ne paraît plus augmenter, on filtre, on élimine l’excès de mercure par 1 hydrogène 
sulfuré, on filtre de nouveau, et, sans se préoccuper de la limpidité plus ou moins parfaite 
du liquide, on l’évapore entre 35° et 40° dans un courant d’acide carbonique; on reprend 
le résidu sec par l’alcool fort qui enlève de l’acide chlorhydrique et diverses impuretés, 
puis.le résidu, dissous dans l’eau, est débarrassé de la chaux à l’aide d’une quantité 
suffisante d’acide oxalique étendu. On filtre, on soumet pendant deux jours à la dia¬ 
lyse, puis on concentre dans le vide, et on précipite par l’alcool absolu qui donne la 
pepsine pure. Toutes ces opérations doivent se faire dans un courant d’acide carbo- 
nique. , 
Le procédé de Kühne et Chittenden, qui est à l’heure actuelle 1 un des plus employes, se 
fonde sur une série de précipitations successives des liquides de digestion de la muqueuse 
stomacale, par le sulfate d’ammoniaque. On hache finement la muqueuse d’un estomac 
de porc et on la met à digérer à l’étuve, dans une solution étendue d’acide chlorhy¬ 
drique. Au bout de plusieurs jours, lorsqu’on constate que le liquide ne contient plus 
d’albumoses, et que la digestion devient traînante, par suite de l’accumulation des 
produits digestifs, on sature le liquide de sulfate d’ammoniaque. Le précipite d albu- 
mose qui se produit et qui entraîne avec lui la pepsine est exprimé et soumis à une 
nouvelle digestion avec de l’acide chlorhydrique étendu. 
Cette opération est renouvelée jusqu’à ce que toutes les albumoses aient été trans¬ 
formées en peptone. A ce moment, le sulfate d’ammoniaque ne précipite plus que la 
pepsine. On reprend le précipité par l’eau, et on le débarrasse des sels qu’il contient par 
une dialyse prolongée. En traitant ensuite.le liquide du dialyseur par quatre ou cinq fois 
son volume d’alcool absolu, on obtient un précipité floconneux qui serait, d’après Kuhne
        

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