Bauhaus-Universität Weimar

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ERGOMETRIE. 
du massage cesse, le muscle est épuisé complètement, et il lui faut deux heures de repos 
pour se restaurer comme dans le cas habituel. 
La suractivité circulatoire lutte donc contre l’épuisement jusqu’à un certain point. Il 
semble qu’il y ait dans l’épuisement du muscle deux périodes. L’une est due à des produits 
de combustion dont une circulation plus active peut diminuer la formation ou empêcher 
dans une certaine mesure l’accumulation nuisible ; l’autre est due à une attaque plus 
profonde de la fibre musculaire. La suractivité circulatoire éloigne le moment où l’effeL 
de ce processus se fait sentir. 
Revenant plus tard $ur la question du massage, Maggiora vit que son action s’exerce 
également quand il est pratiqué avant toute fatigue, et que, dans ces conditions, sa durée 
n’a pas besoin d’être prolongée au delà de cinq minutes. Il eut en effet le résultat suivant : 
CONDITIONS TRAVAIL D’ÉPUISEMENT. 
en kilogrammètres. 
normales................. 6,22 
2' de massage avant le travail....... 7,78 
5' — . — . ...... 10,72 
,10' — — ....... 9,68 
15' — — 10,26 
Il étudia aussi l’action des diverses formes du massage, frottement, percussion, pétris¬ 
sage, et il vit que le frottement et le pétrissage avaient des effets analogues, mais que le 
mieux était de les employer alternativement. 
Le massage agit d’ailleurs sur les muscles épuisés par toutes les causes. Nous verrons 
ci-dessous que bien des causes agissent sur le travail d’épuisement; le massage en atténue 
toujours les effets. 
Fatigue d’autres muscles. — La cause de l’augmentation de résistance par suracti¬ 
vité circulatoire, que nous avons mentionnée ci-dessus, était rendue probable par bien 
des expériences de Kronecker, Pettenkoffer et d’autres. Mosso l’a mise hors de doute 
(mémoire de 1890), en injectant à un chien reposé le sang d’un autre chien fatigué par 
un travail excessif : le chien auquel on a injecté le sang de l’animal fatigué présente 
lui-même tous les phénomènes de la fatigue. 
Les expériences ont été variées de bien des manières. En prenant la courbe de fatigue 
d’hommes soumis auparavant à une marche forcée, dans laquelle les fléchisseurs du 
médius n’avaient joué aucun rôle, Maggiora vit une très notable diminution du travail 
d’épuisement. 
Jeûne. — Le jeûne a une action très notable sur la valeur du travail d’épuisement, 
ainsi que l’a montré M\ggiora. Il est remarquable que l’ingestion d’un repas fasse remon¬ 
ter immédiatement le travail d’épuisement à sa valeur normale. L’auteur attribue ce fait 
avec beaucoup de raison à la diminution de la circulation dans le jeûne, et à sa reprise 
immédiate après l’ingestion d’un repas. Gela revient à dire que la diminution de l’apti¬ 
tude du muscle au travail dans le jeûne est due aux phénomènes nerveux de la faim. 
On sait, d’un autre côté, depuis longtemps, que l’aptitude au travail dans le jeûne peut 
être longtemps maintenue par l’emploi de la coca et de la kola, qui agissent en suppri¬ 
mant les symptômes de la faim. Notre organisme contient des rései'ves suffisantes pour 
bien des jours de travail, la faim nous avertit de les renouveler dès que la consomma¬ 
tion a atteint une faible fraction delà réserve. Dans le même ordre d’idées, Koch a vu que 
l’absorption d’une petite quantité d’eau quand on a soif augmente le travail d’épuisement. 
Si l’on boit trop, ce travail subit au contraire une diminution. Ce fait expérimental cor¬ 
robore l’observation quotidienne de tous ceux qui font des marches ou de la bicyclette. 
Boire un peu donne de l’énergie, boire beaucoup augmente la fatigue. 
Influences psychiques. — La fatigue psychique agit fortement aussi sur l’aptitude 
au travail. Mosso l’a montré en mesurant le travail d’épuisement de Maggiora avant et 
après des séries pénibles d’examens que ce dernier faisait passer. Après le travail intel¬ 
lectuel, le travail d’épuisement subissait une forte diminution. 
Température. — La température du bras a une action sur le travail d’épuisement. 
L’élévation de la température locale par un bain de bras à 45° a une faible action ; au 
contraire l’abaissement de la température en a une grande. Dans un bain de bras à 15°, 
le travail d’épuiseffient devient quatre fois plus faible, et dans la glace fondante après
        

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