Bauhaus-Universität Weimar

DIGITALE, 
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fâcheux de laisser s’accréditer. D’autant que, appliquant déjà le Post hoc ergo propter hoc, 
on a> voulu donner cette différence de toxicité, d’aprèsles travaux de François-Franck* 
comme preuve de la non-identité de la digitaline cristallisée chloroformique française 
avec la digitoxine allemande. 
L’action de la digitaléine est celle de la digitaline, mais atténuée, gagnant en durée 
ce qu’elle perd en intensité, si l’on peut ainsi dire; et permettant, cela me paraît incon¬ 
testable, de mieux suivre et analyser la succession des phénomènes (Voir fig. 3). 
Quoique, ainsi que je l’ai déjà fait observer, l’action toxique de la digitale en nature 
soit plus énergique que celle de la somme des principes actifs, digitaline et digitaléine, 
actuellement isolés et bien étudiés, il n’en est pas moins certain que l’évolution des phé¬ 
nomènes toxiques qu’elle détermine est moins rapide, les diverses phases en sont moins 
subintrantes et précipitées que cela ne s’observe avec la digitaline. 
La tétanisation représente le summum d’action exercée par la digitaline sur le myo¬ 
carde, l’intervention du système nerveux étant, à cette période, complètement suppri¬ 
mée par suite de sa paralysie : on observe en effet, successivement, d’abord l’augmenta- 
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Fig 23. — Type de la mort subite des deux ventricules tués par la digitoxine. 
Les deux ventricules sont pris subitement de tétanisation à secousses 'dissociées après la période de 
tachycardie prémonitoire; puis ils passent par la phase de trémulation ondulatoire avec relâchement 
graduel aboutissant à l’immobilité diastolique. — Par la comparaison de ce graphique avec ceux des 
figures 3 et 17, il est facile de constater que le mécanisme de l’action physiologique est toujours le même, 
qu’il s’agisse de digitaline amorphe, de digitaline cristallisée, ou du produit appelé par les Allemands digi¬ 
toxine : seules, l’intensité et la rapidité d’évolution des phénomènes sont un peu différentes. 
tion de la puissance systolique, puis de la tachycardie simple avec renforcement 
d’énergie, ensuite la tachycardie arythmique avec accès demi-tétanique, enfin la téta¬ 
nisation vraie à secousses dissociées : cet accès final de tétanisation est le signal de la 
mort du cœur; le poison a déjà tué le cœur au moment où apparaît la trémulation 
fibrillaire qui succède à ce tétanos. Le myocarde est tué comme il l’est sous l’influence 
des stimulants physiques; les différences que l’on peut observer sont réductibles à des 
questions de doses, et l’on peut, à l’aide de doses suffisantes de digitaline très pure, fou¬ 
droyer le cœur avec la même instantanéité. Le myocarde tué par la digitaline est 
devenu complètement inexcitable, même par les courants faradiques les plus intenses. 
L’influence directe de la digitaline sur le myocarde rend compte, en outre, des acci¬ 
dents tétaniques observés pendant la période de tachycardie arythmique, accidents que 
l’intervention du système nerveux était insuffisante à expliquer. Il faut remarquer, de 
plus, que cette influence sur le myocarde s’exerce pendant toute la durée de l’action de 
la digitaline et que ce myocarde a dû avoir sa part dans la production des accidents 
toni-arythmiques. 
François-Franck a encore cherché, par sa très ingénieuse expérience de la séparation 
physiologique de la pointe du cœur, à fournir une preuve de cette action musculaire 
directe, indépendante, de la digitaline sur le myocarde Une constriction linéaire éner¬ 
gique, obtenue au moyen d’un fil fort, est appliquée transversalement au niveau du 
quart inférieur du ventricule d’une grenouille : on détermine ainsi la formation d’une 
région basale qui continue à se contracter et à se relâcher rythmiquement tandis que la 
région du sommet, de la pointe,reste distendue parle sang que les systoles de la région 
active ont projeté dans sa cavité; et cette portion ainsi distendue ne pourra plus se con-
        

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